Depuis le 15 août 2014, nous, les opposants au barrage du Testet, sommes victimes de violences policières de façon systématique et acharnée. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, Rémi a été tué par des gendarmes.

Cette nuit là, il n’y avait plus de matériel à garder sur la base de chantier. Que défendaient-ils, ces militaires? Les égos de quelques décideurs?

Les profits de certain individus?

Ou était-ce une provocation stratégique?

Nous avons perdu un frère de lutte, nous pensons à lui, à sa famille et à ses amis proches. Ceci n’aurait jamais dû arriver. Les vives émotions suscitées par le décès de Rémi s’expriment par des manifestations de soutien spontanées partout en France. Les promoteurs du projet ont été interpellés à maintes reprises quant à la non-pertinence du barrage d’un point de vue écologique, économique, politique… mais toujours en vain.

Le mépris du peuple, du vivant, des droits fondamentaux engendrent l’indignation puis la colère auprès de celles et ceux qui ne veulent plus subir la domination de l’oligarchie en place. Ces injustices sont des violences sur tout(es) celles et ceux qui sont systématiquement discrédités, criminalisés et dépossédés de leurs moyens d’actions et d’expressions. La colère qui en découle est légitime, chacun ayant sa propre façon de s’indigner face aux forces étonnement démesurées auxquelles nous sommes confrontées. Nous restons tous et toutes solidaires contre ce projet.

Les dernières informations, à l’heure de boucler ce comité de presse, continuent dans le sens de la répression policière. De nombreux barrages et contrôles d’identité finissent au commissariat pour garde à vue. Les mesures d’intimidations se poursuivent une seule réponse commune: Enracinons la résistance, ne les laissons pas nous isoler dans la forêt!

Nous vous invitons à manifester votre indignation et votre soutien où que vous soyez!!!

Des occupants de la ZAD du Testet