Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

28 décembre 2016

Contre l'Empire-marchand, toi aussi, rejoins la rébellion !

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Contre l'Empire-marchand, toi aussi, rejoins la rébellion

(détournement de "La Guerre des étoiles / Star Wars" - Princesse Leïa)

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20 décembre 2016

Daniel Guérin (1904-1988) - Combats dans le siècle

Daniel Guérin

(1904-1988)

Combats dans le siècle

(de Lauent Muhleisen et Patrice Spadoni)

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15 décembre 2016

Auc Champs-Élysées du vice électoraliste

Aux Champs-Élysées du vice électoraliste
de la présidentielle 2017 en France

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De la fonte redoublée des glaces au Brexit anglais, des contestés jeux olympiques de Rio à la victoire de Donald Trump aux États-Unis, de Notre-Dame-des-Landes à la chute de Matteo Renzi en Italie, en passant par la révolte des Sioux et l'apostasie de présidence inaugurée en France par l'ectoplasmique François Hollande, tout ou presque tout(1), en 2016, aura échappé à « l'intelligence » du vieux pouvoir politique, et montré un épuisement d'icelui qu'aucun clignement d’œil médiatique ne parviendra plus maintenant à déguiser.
C'est qu'à l'approche du désastre définitif, la catastrophe en cours depuis longtemps devait nécessairement devenir toujours plus visible aux yeux de la plèbe, qui a dès lors commencé de réagir en conséquence, quoique encore très diversement et avec plus ou moins d'efficience. Partout en tout cas là où sévissait il y a peu un certain sommeil de l'être, une émotion renaît qui voit les luttes se multiplier, déplacer les fronts, alterner les intensités du conflit, et ouvrir des interstices où les trajectoires de chacun se traversent et renouent avec l'en-commun. Ici ou là, des faucheuses et faucheurs de chaises aux lanceurs et lanceuses de cocktails molotov, nous commençons de renouer des liens avec des formes-de-vie réelle(s) qu'aucune économie de la survie imposée ne saurait plus enceindre.

En France, toutefois, l'élection présidentielle – dont le spectacle entamé depuis longtemps déjà devrait logiquement culminer en mai prochain dans la plus complète insanité -, semble avoir replongé un assez grand nombre d'habitants dans une expectative qui, sans être une palinodie, a quand même beaucoup d'un retour à la plus absurde dévotion au dispositif électoral, et par là même à la domination impérialo-marchande. Là en effet où le printemps 2016 et « sa loi-travail » nous avaient vu nous révolter jusqu'à en mettre debout la nuit même, l'automne, lui, malgré quantité d'escarmouches, n'a pour l'essentiel été qu'un hiver précoce ; l'augmentation des inscriptions sur les listes électorales semble en témoigner.

Le dispositif dit démocratique du suffrage universel visant à nommer au-dessus de soi un ou plusieurs dirigeants tient bien plus pourtant du plébiscite(2) que de la « fête populaire », et c'est d'ailleurs en quoi d'emblée il contient en lui-même la dictature(3) - comme disait Marcuse, le fait de pouvoir élire librement des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves(4) , il ne faut pas rêver ; que d'aucuns puissent encore espérer un changement positif à l'issue de la prochaine élection présidentielle après tant de déconvenues successives a dès lors de quoi étonner - mais peut-être n'avons-nous affaire là qu'avec une apparence trompeuse.


Il y a fort à parier, en effet, que sentant la fin proche du monde tel qu'il est, chacun entende présentement jouer un dernier coup de dés afin au moins pour certains de sauver les meubles, pour d'autres de renverser la table. L'option François Fillon pour les premiers, la progression de Jean-Luc Mélenchon et la stabilité de Marine Le Pen pour les seconds n'énoncent d'ailleurs rien d'autres, et le résultat de la présidentielle 2017 ne saurait plus guère autrement susciter la surprise qu'en étant sans surprise.

L'état confus de la situation politique française et mondiale ouvre de toutes façons la porte à tous les possibles, et rend bien aussitôt par là même caduc tout effet propre à stupéfier.

Quelle que soit l'issue de l'élection, la stupéfaction viendra d'ailleurs ; c'est pourquoi le pouvoir en place a d'ores et déjà prolonger l’État d'urgence au-delà de son propre mandat, et demande à la police et l'armée de multiplier les exercices contre-insurrectionnels.

L'assemblée nationale et l’Élysée n'étant plus après tout que des centres vides hantés par des âmes vides, l'évidence de leur inflammabilité reparaît à beaucoup, et la commune – c'est entendu, et, outre l'habituelle duplicité de la canaille syndicaliste, l'échéance n'a pu être évité jusqu'ici qu'à grand renfort de spectacle médiatico-politique visant à faire accroire encore que les divergences réelles qui parcourent la « société » seraient solubles dans l’État souverain. Autrement dit, on veut faire passer ce qui a tout d'une guerre civile pour un simple débat sur des détails, et ce qui a tout d'un simple débat sur des détails pour une guerre civile, guerre civile que le dispositif électorale seul permettrait de réaliser telle une Pax Romana.

Chacun une fois encore sans doute fera semblant d'être dupe jusqu'en avril-mai, guère plus longtemps, tant il appert que la présidentielle qui vient ne saura qu'entériner de nouveau le désert de l'avoir contre l'être ; les grecs n'ont-ils pas élu Tsipras et son parti Siriza en 2015(5).

Rien, en 2017, ne viendra plus dissimuler ceci que, de l'extrême-gauche officiel à l'extrême-droite, toutes les politiques étatiques travaillent à sauver ce qui reste du capital, comme au maintien de leur propre domination à sa suite – l’État d'exception permanent n'étant là que la confirmation devenue partout visible(6) qu'un tel constat ne connaît pas d'exception.

L'insurrection, dès lors, devient en France le plus inévitable des possibles, aussi sûrement que le plus impérieusement nécessaire. Souhaitons cependant que nul n'y court par trop naïvement, la commune de Paris jadis et l'exemple syrien à présent ont assez montré déjà combien la domination impérialo-marchande était peu encline à supporter longtemps la présence de révolutionnaires s'organisant en dehors d'elle ; tous les régnants ont toujours été d'impitoyables seigneurs de guerre en puissance.

Mais si la peur est légitime, elle n'arrête pas l'exigence de vivre.
Tous les règnes ont une fin.

Vive la commune !

Le 15 décembre 2016


Note

1 – Il est notable que Bashar Al Assad et Vladimir Poutine, entre autres, en bon seigneur de guerre, ont su quant à eux faire preuve d'un savoir faire tant claustwitzien que machiavélique dans la gestion du conflit syrien, lequel, avant de devenir une « boucherie », avait d'abord été une tentative révolutionnaire.

2 – Lire à cet égard « Lettre à nos cousins d'Amérique », sur Lundimatin (https://lundi.am/LETTRE-A-NOS-COUSINS-D-AMERIQUE)

3 – De Napoléon III à Adolphe Hitler, c'est bien par le dispositif électoral que le pouvoir fut pris. Mais, quelque soit l'élu, nous pouvons toujours déjà parler de dictature, puisqu'il s'agit bien toujours d'une personne qui des électeurs reçoit temporairement les pleins pouvoirs ou au moins la possibilité légale d'en user.

4 – L'Homme unidimensionnel, Herbert Marcuse

5 – Voir l'article « La contre-insurrection qui vient, modestes propos sur la situation grecque » : http://ecoeuretcuisine.canalblog.com/archives/2015/05/04/31999592.html

6 – On nous habitue depuis de nombreuses années, depuis le plan vigipirate en 1995 pour ce qui est de la France, à une présence policière et militaire – sans parler des caméras de surveillance - qui ne laisse pas de confirmer que le contrôle des populations est devenu une priorité pour la plupart des États souverains.

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14 décembre 2016

Nos pavés ne rentrent pas dans vos urnes

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Nos pavés ne rentrent pas dans vos urnes !

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13 décembre 2016

Les inculpés de Tarnac écrivent au président de la cour de cassation

Paris, le 7 décembre 2016

Monsieur le Président,

Le Parquet antiterroriste qui, dans cette affaire, a fait montre d’une remarquable constance dans l’aveuglement, s’est donc pourvu en cassation contre l’arrêt de la Chambre, après avoir perdu son appel contre l’ordonnance des juges d’instruction. On peut y voir une marque de cohérence ou d’entêtement ; les observateurs les plus détachés y ont vu une folie furieuse. Nul n’ignore en France, du moins parmi ceux qui se sont un peu renseignés, que l’affaire de Tarnac est un montage politique. Des livres entiers, des centaines d’articles, des enquêtes-fleuves en ont mis à nu une bonne partie des dessous ; et ils sont tous scandaleux. Alain Bauer, l’un des initiateurs de l’affaire, en est réduit depuis des années maintenant à ironiser sur le sujet, et à railler sa qualification terroriste. La 17e chambre du TGI de Paris a relaxé notre conseil, Jérémie Assous, sur le fondement de l’offre de preuve, conformément aux réquisitions de la chef même de la section concernée du Parquet. Jérémie Assous était donc bel et bien fondé à qualifier l’OPJ Bruno Mancheron, l’auteur du faux PV D104 et de tant d’autres faux dans cette procédure, de « faussaire ». Il n’y a que du côté de la section C1 du Parquet que l’on refuse de se rendre à l’évidence : tout cela n’est qu’un immense et flagrant fiasco. À peine a-t-on réussi à sauver les meubles en faisant obstacle, au cours de l’instruction de Paris et de Nanterre, à toutes nos demandes d’actes comme, au reste, à tout ce qui aurait pu contribuer à la manifestation de la vérité. Et pour cause, cela aurait amené, tôt ou tard, à la mise en cause de parties entières des services de renseignement, de l’appareil antiterroriste et bientôt de l’appareil d’Etat. C’était en un sens eux ou nous. On a fait en sorte que ce soit nous, même si cela n’est pas allé sans quelques victimes collatérales. Un juge d’instruction, pris en flagrant délit de partialité et de manipulation, a dû déguerpir. Un agent de la SDAT, censé avoir suivi Yildune et Julien, a prétendu être à la même heure en deux points distants d’une centaine de kilomètres tandis qu’il apparaissait finalement que les présumés saboteurs étaient en fait déjà rentrés à Paris à l’heure supposée du sabotage. Et ainsi de suite. Chaque nouveau rebondissement de l’affaire a marqué aux yeux de tous un nouvelle chute de la Justice dans le ridicule. Et pour nous, nous avons quand même pu accumuler les preuves des faux successifs – ceux qu’il a fallu faire pour couvrir les faux initiaux. Mais de toute évidence, dans ce genre de procédures et sur ce terrain-là, il n’y a pas de lutte à armes égales.

Le non-lieu agrémenté d’excuses publiques de la part de l’État nous a toujours semblé être le minimum qui nous était dû. Cette affaire a suffisamment dévasté nos vies – d’une sorte de dévastation pour laquelle il n’est pas de contrepartie. Il est donc inconcevable que nous venions quémander devant vous le respect d’un arrêt de la chambre de l’instruction qui, tout en revenant sur la qualification terroriste, valide les mille autres aberrations de ce dossier. C’est un non-lieu total que nous revendiquons ; et chacun sait que nous l’aurions obtenu de longue date s’il n’avait pas fallu ici protéger des services et des intérêts auxquels on ne peut rien refuser, à commencer par la dispense d’une humiliation publique. Nous laissons donc la Cour démêler la façon dont la Justice va pouvoir se sortir du pétrin où elle s’est mise par sa propre faute.

Avec le temps, et parce que les mécanismes judiciaires sont manifestement faits pour vous exproprier de votre propre destin, nous sommes en quelque sorte devenus les observateurs de notre sort dans une affaire qui, au bout de dix ans, ne nous concerne plus vraiment. Et comme tout observateur, nous avons pris l’habitude de faire des observations. Nous vous les livrons ici.

Il n’a pas manqué, dans ce dossier, de juges d’instruction farouchement partisans, d’experts mandatés pour dire ce que l’on attend, d’auditions arrangées, de contradictions qui crèvent les yeux et sur lesquelles on se garde bien d’enquêter, de subterfuges procéduraux et autres « reconstitutions » scandaleuses. Mais, avouons-le, nous ne nous attendions pas à ce que le rapporteur, supposément « neutre », « objectif », pour l’examen de ce pourvoi devant la cour de Cassation soit le juge Jean-François Ricard en personne. On a donc confié la synthèse « impartiale » du dossier de Tarnac à un homme qui fut le bras droit du cowboy Bruguière dont la postérité retiendra autant le soin à ensabler les procédures gênantes que le rôle dans le procès Chalabi. À un homme qui, aux dires de Marc Trévidic lui-même, dans son livre Au coeur de l’antiterrorisme, voit son rôle de juge d’instruction comme un « combat » contre un « adversaire » contre lequel il faut déployer des « stratégies », avec tout ce que cela suppose d’accommodements avec le droit - « Juger un terroriste, assume-t-il, c’est certes juger un acte terroriste, mais c’est aussi juger une conviction ». Un homme qui fut le conseiller informel à l’antiterrorisme de Michèle Alliot-Marie quand elle était ministre de la Défense avant que celle-ci ne tente de se propulser au poste de Premier Ministre grâce à nos arrestations. Le juge Ricard dont les câbles américains, révélés par WikiLeaks et jamais démentis par personne, ont exposé les singulières conceptions en matière de lutte antiterroriste. Pour rappel : « Le 9 mai 2005, l’ambassade [américaine] narre une rencontre avec le juge Jean-François Ricard. Celui-ci explique que les magistrats tel que lui, spécialisés dans l’antiterrorisme, bénéficient du "bénéfice du doute". Il prend comme exemple le dossier Djamel Beghal, arrêté en 2001 et soupçonné d’un projet d’attentat contre l’ambassade américaine à Paris. "Ricard dit que les preuves [contre lui et ses complices] ne seraient pas suffisantes normalement pour les condamner, mais il estime que ses services ont réussi grâce à leur réputation." » (Le Monde, 29 novembre 2010) Le juge Ricard, donc, qui non content de goûter le flou opportun de l’incrimination d’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » (AMT), se vantait à l’ambassade américaine d’avoir acquis une si rare intimité avec les RG, la DST et la DGSE que ces services lui laissaient consulter toutes sortes d’informations non judiciarisables du fait des moyens peu scrupuleux employés pour les obtenir. Un homme, enfin, qui a livré aux autorités américaines quantités d’informations sur des dossiers en cours. On a donc confié la synthèse, pour la cour de Cassation, du dossier de Tarnac, une affaire d’État, à un homme de la raison d’État. C’est à cet apôtre de l’antiterrorisme que l’on a délégué la tâche d’établir les bases du débat quant à la qualification des faits. Quelqu’un a dû juger qu’il devait manquer une pointe de scandale au scandale que n’a cessé d’être, depuis son premier jour, le traitement judiciaire de ce dossier.

Sans surprise, le parti pris du rapport du juge Ricard crève les yeux. Ce qui importe dans ce rapport de part en part hostile, est l’argumentation portant sur l’AMT. Il n’y a en effet, en droit français, besoin d’aucune infraction caractérisée pour être condamné pour terrorisme ; le fait de « participer à un groupement » ayant vocation à « troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » est en soi déjà un « acte terroriste ». Et il suffit à cela d’un « élément matériel » qui peut-être un tract, un simple propos voire un silence. Et d’année en année, on voit ainsi s’étendre la liste des « actes terroristes » - consultation de site, fréquentation, train de vie « injustifié », « soutien », « apologie du terrorisme », etc. L’incrimination de terrorisme ne cesse de s’étendre, en amont, dans le potentiel, le « préventif », et en aval, dans l’infime, le quotidien. Il ne manque pas d’éléments de doctrine pour dénoncer comme une dérive voire comme un naufrage cette évolution du droit pénal, qui ne cesse de se rapprocher de ce que Günther Jakobs a théorisé comme « droit pénal de l’ennemi ». On se reportera ainsi avec profit au numéro 1 de la Revue de Science Criminelle et de droit comparé paru en 2009. On lira avec un égal intérêt le dernier numéro de la Revue de politique criminelle, et notamment l’article d’Olivier Cahn, « Cet ennemi intérieur, nous devons le combattre », ou celui de Virginie Sansico, qui rappelle que la première occurrence, dans le code pénal français, de la notion de « terrorisme » est bien évidemment le fait de Vichy. Curieusement, ce ne sont pas de tels éléments de doctrine, ni même les observations critiques de Julie Alix sur les évolutions de l’antiterrorisme, qui sont cités dans le rapport du juge Ricard. Ce dernier mentionne bien certains passages de sa thèse, mais omet, par exemple, celui-ci : « L’analyse de la criminalité terroriste met en lumière qu’en la matière, seule préside à la décision d’incrimination l’existence d’un besoin répressif. Le constat est donc celui d’une totale instrumentalisation de l’incrimination pénale au service de la politique criminelle antiterroriste ». On ne s’étonnera pas non plus que le juge Ricard ait préféré citer, pour seul philosophe, Raymond Aron plutôt que Michel Foucault, Gilles Deleuze ou Giorgio Agamben. Mais le juge Ricard ne répugne pas non plus aux falsifications mesquines, comme de mentir sur la distance entre deux villes afin de mettre en cause un non-lieu deux fois prononcé en notre faveur – non, monsieur Ricard, la distance entre Baccarat et Vigny est de 90 km par la route la plus courte et de 104 km par la route la plus rapide, et non de 70 km ! Décidément, ce monsieur a de beaux restes de ce talent inquisitorial qui fit sa fuyante gloire.

Nul doute que nous n’oeuvrions, dans la mesure de nos maigres moyens et parmi tant d’autres, à l’advenue d’une insurrection, ou du moins à la mise à l’arrêt d’une société qui va si manifestement dans le mur. Nul doute que cela puisse représenter, aux yeux de certains, un « grave trouble à l’ordre public ». Nul doute que la législation antiterroriste française soit au fond assez brumeuse pour permettre de couronner d’une cassation le monument de forfaitures qu’est ce dossier. Mais si vous deviez arguer de l’Insurrection qui vient pour nous renvoyer devant un tribunal antiterroriste, alors faites-le devant une cour d’assise, et non en catimini devant un tribunal correctionnel. Il vous est loisible de casser tous les jugements précédents, mais n’ayez pas la mesquinerie de priver notre défense d’un authentique procès où l’on peut enfin entendre juges d’instruction, policiers et politiques, que soit mis sur la place publique ce que tout le monde sait ou devine : les mensonges et les faux d’agents assermentés, les manipulations de l’instruction et toutes les intrigues politiciennes qui ont fait cette affaire. Or cela, seule la cour d’assise nous le garantit. Il est crucial que, si un écrit tel que l’Insurrection qui vient devait désormais constituer un « élément matériel » suffisant à caractériser une « entreprise terroriste », ses centaines de milliers de lecteurs à travers le monde en soient avisés. Il faut toute la publicité à une décision à ce point politique. Vous n’oublierez pas, alors, d’incriminer conjointement les lecteurs de Rimbaud :

Industriels, princes, sénats,
Périssez ! puissance, justice, histoire, à bas !
Ça nous est dû. Le sang ! le sang ! la flamme d’or !
Tout à la guerre, à la vengeance, à la terreur,
Mon Esprit ! Tournons dans la Morsure : Ah ! passez,
Républiques de ce monde ! »
En vous priant d’agréer…,

Christophe Becker Mathieu Burnel Julien Coupat Bertrand Deveaud Manon Glibert Elsa Hauck Benjamin Rosoux Aria Thomas

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Gaïa Akbar

Gaïa Akbar

Brava (2016)

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12 décembre 2016

Nouvelles mobilisations contre la construction de l'autoroute A45, du 15 au 21 décembre 2016

Mobilisations contre l'A45 à venir :

1- Les opposants à l'A45 appellent à la mobilisation , CE  JEUDI 15 DÉCEMBRE, devant le siège de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont les conseillers devront accepter ou refuser le budget primitif qui comporte la subvention de 131 M€ à verser à Vinci.


*** À 9H30, À LYON, DEVANT L’HÔTEL DE RÉGION MONTROCHET, ESPLANADE FRANÇOIS MITTERRAND, POUR UNE DÉGUSTATION DES PRODUITS LOCAUX MENACÉS.

2- Les opposants à l'A45 appellent aussi à la mobilisation , CE VENDREDI 16 DÉCEMBRE, devant le siège du Conseil Départemental de la Loire, dont les élus devront eux aussi voter la première ligne du budget de 11 M€, en premier versement de la subvention pour Vinci.

*** À 10H, À SAINT-ÉTIENNE, PLACE JEAN JAURÈS, CÔTÉ MARENGO, POUR UNE DÉGUSTATION DES PRODUITS LOCAUX MENACÉS..

3- Plusieurs événements auront lieu du 18 au 21 décembre en soirée sur Saint-Étienne : "Semaine des convergences : contre l'A45" (Infos à suivre)

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Rassemblement pour Adama Traoré et sa famille

Rassemblement pour Adama Traoré et sa famille

Mercredi 14 décembre 2016

15h

à Beaubrun, devant la comédie

(42000 Saint-Etienne)

Les frères Youssi et Bagui Traoré son jugés ce mercredi même, alors que leur seul tort est d'avoir réclamé justice et vérité concernant la mort de leur frère, Adama, tué par les gendarmes le 19 juillet dernier

Ils ont besoin de notre solidarité.

Soyons nombreux !

A la mémoire de Adama Traoré

A coller dans les rues de nos villes et villages

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11 décembre 2016

Le village du père Noël

Noël

Le village du père Noël, ses elfes, son traineau

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09 décembre 2016

A la mémoire d'Adama Traoré

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A la mémoire d'Adama Traoré

(à coller sur les murs de nos villes et villages)

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