Maintenant, comité invisible

Maintenant, du Comité Invisible, 2017.

4ième de couverture : Ne plus attendre. Ne plus espérer. Ne plus se laisser distraire, désarçonner. Faire effraction. Renvoyer le mensonge dans les cordes. Croire à ce que nous sentons. Agir en conséquence. Forcer la porte du présent. Essayer. Rater. Essayer encore. Rater mieux. S'acharner. Attaquer. Bâtir. Vaincre peut-être. En tout cas, surmonter. Aller son chemin. Vivre, donc. Maintenant.

Extrait n°1 : Le cours du langage est tombé à zéro, et pourtant nous écrivons. C'est qu'il y a un autre usage du langage. On peut parler de la vie, et on peut parler depuis la vie. On peut parler des conflits, et on peut parler depuis le conflit.

Extrait n°2 : La nasse est une image dialectique du pouvoir présent. C'est la figure d'un pouvoir méprisé, honni, et qui ne fait plus que retenir la population dans ses filets.

Extrait n°3 : Les Stups - c'est désormais de notoriété publique - sont le plus gros dealer de shit de France.

Extrait n°4 : Contre la possibilité du communisme, contre toute possibilité de bonheur, se dresse une hydre à deux têtes. Sur la scène publique, elles affectent d'être chacune l'ennemie jurée de l'autre. D'un côté, il y a le programme de restauration fascisante de l'unité, de l'autre il y a la puissance mondiale des marchands d'infrastructure - Google autant que Vinci, Amazon que Veolia, etc. Ceux qui croient que c'est ou bien l'une ou bien l'autre, auront les deux. Car les grands bâtisseurs d'infrastructure ont les moyens de ce dont les fascistes n'ont que le discours folklorique.