Le 22 mars dernier au soir, des étudiantes et étudiants en grève de l'université de Montpellier ont été violemment agressés par un groupe de fascistes cagoulés qui cherchaient et parvenaient ainsi à évacuer la fac de ses occupants en lutte contre la loi Vidal, entre autres choses. Trois grévistes ont fini à l'hôpital, pendant que les membres du groupe fasciste, où semblerait-il sévissait au moins un professeur de droit, étaient exfiltrés par la police, sans être inquiétés le moins du monde et après avoir été applaudis par une partie de l'administration universitaire locale.

A quelques temps et encablures de là, dans les universités de Bordeaux, Lille, Strasbourg, Dijon, et nous en passons, c'est la police qui se chargeait elle-même de la sale besogne et évacuait plus ou moins violemment les étudiantes et étudiants grévistes, pendant que l'université de Toulouse, en grève depuis trois mois et finalement jugée « ingouvernable » par la ministre de l'enseignement supérieure, était mise sous la tutelle du ministère – fait sans précédent dans l'histoire de ces 50 dernières années au moins.

Partout ailleurs, dans toutes les luttes actuelles contre la tyrannie impérialo-marchande, de la SNCF à la fonction publique dans son ensemble, comme dans chaque entreprise où des salariés sont en lutte pour de meilleures conditions de travail ou seulement pour sauver leurs emplois, la répression se fait chaque jour plus violente.

C'est pourquoi nous appelons chacune et chacun à se joindre au combat, non seulement en bloquant et occupant son université ou son lieu de travail, mais aussi en l'ouvrant à toutes les rencontres, afin d'achever enfin dans la diversité des actions communes ce que d'autres avaient commencé en Mai 68, voire en 1871. CONTINUONS LE DÉBUT, LA COMMUNE REFLEURIT DÉJÀ !

Comité AEC, le 26/03/2018