Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

18 août 2009

A bas les gens qui bossent

A bas les gens qui bossent - Didier Super (2008) : Qui c'est qui s'lève tôt le matin et qu'empêche les autres de dormir? Les gens qui bossent. Et qui c'est qui se gêne pas pour gueuler quand j'fais des boums? Les gens qui bossent. Ils s'occuperaient d'leurs enfants y'aurait d'jà moins de délinquants, Les gens qui bossent. Ils exploitent la planète, et puis tant pis si ça pète, Les gens qui bossent. / Hooohooo, à bas les gens qui bossent. Hooohooo, c'est que d'la racaille. Hooohooo, à bas les gens qui bossent. Hooohooo, faut les nettoyer au Karsher. / À cause de qui y'a que l'dimanche qu' y'a des bons trucs à la télé? Les gens qui bossent. Qui c'est qui s'dit vivement la retraite mais qui la touchera sûrement jamais? Les gens qui bossent. Qui c'est qu' y'en a marre de payer des allocs aux immigrés? Les gens qui bossent. Et surtout à cause de qui y'a pas d'boulot aujourd'hui? Les gens qui bossent. / Hooohooo, à bas les gens qui bossent. Hooohooo, ils sont égoïstes. Hooohooo, à bas les gens qui bossent. Hooohooo, heureusement y'en a de moins en moins. / Ils ont plus peur de dire tout haut que les chômeurs ils sont feignants, Mais qu'est-ce qu'ils sont contents de pas être à leur place. Et puis tous les matins, ils prennent tous leur bagnole, Et du coup à cause d'eux, y'a la guerre en Irak. / Hooohooo, à bas les gens qui bossent. Hooohooo, ils ont vraiment rien d'autre à foutre. Hooohooo, à bas les gens qui bossent. Hooohooo, franchement y'a pas d'quoi la ramener. / (Y'a combien là? Oh putain les mecs, eh, on a fait deux minutes quinze, et l'format c'est deux trente deux quarante, eh, faut qu'on y r'tourne là, ok? Allez, trois, quatre! ) / Hooohooo, à bas les gens qui bossent! Hooohooo, ils sont pas épanouis! Hooohooo, eh allez on s'lâche! Hooohooo, ils sont pires que les nazis! Hooohooo, à bas les gens qui bossent! Hooohooo, eh, ils sont pires que les nazis, c'est des Américains! Hooo... / (Stop! Stop! Eh, putain eh, stop! Deux minutes cinquante-deux, les mecs. On s'est amusés deux secondes de trop. Putain eh, ils ont intérêt à nous les payer les fils de...).

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La révolution ne sera pas télévisée

La révolution ne sera pas télévisée - Gil Scott-Eron (1971) / librement traduite et actualisée par Expérience (2005) : Tu ne pourras pas rester à la maison, mon frère, Tu ne pourras pas allumer le poste et regarder les flammes embraser ton quartier, Tu ne pourras pas te faire canal 333, Tu ne pourras pas oublier ta réalité dans celle des autres, parce que  La révolution ne sera pas télévisée, La révolution ne sera pas télévisée La révolution ne sera pas sponsorisée par coca nike ou méga-cola, En quatre parties à suivre en une seule soirée, Tu ne verras pas les principaux chefs d'Etat délivrer des messages rassurants à la population, en souriant, Tu ne verras pas les principaux responsables des partis de gauche appeler au calme et à la raison, parce que La révolution ne sera pas télévisée, La révolution ne sera pas sponsorisée par Universal ou EMI, Le générique ne sera pas interprété par Rage Against The Machine, Featuring Eminem Bono et Beyonce, La révolution ne te rendra pas sexy et attrayante, La révolution ne te donnera pas une belle couleur de cheveux, La révolution ne te fera pas perdre cinq kilos avant l'été, parce que, La révolution ne sera pas, ne sera pas, télévisée, CNN ou LCI ne pourront pas afficher le cours de la bourse pendant que les magasins se font piller en direct, Il n'y aura pas de ralenti sur les flics qui tirent sur ton frère, Il n'y aura pas de ralenti sur les flics qui tirent sur ton frère, Il n'y aura pas de ralenti sur les flics qui tirent sur ton frère, Il n'y aura pas de bonus ni de version DVD, Il n'y aura pas de bétisier à la fin de la retransmission, Tu ne pourras pas pénétrer l'intimité du Che, Ni gagner un week-end en compagnie du sous-commandant Marcos, Tu ne pourras pas recevoir le t-shirt de ton révolutionnaire préféré gratuitement, ni voter pa sms pour ton camp favori, parce que La révolution ne sera pas télévisée, La révolution ne sera pas télévisée, Les cotas de parité raciale ou sexuelle ne seront pas respectés, Ils seront tous ensemble dans les rues sans autorisation préalable de la préfecture, Sans avoir rien préparé, Ils en auront rien à foutre de savoir si l'équipe de france remonte dans le classement, ou n'auront rien à foutre de connaître le résultat des élections américaines, ou n'auront rien à foutre de savoir si ? ou si ? s'en va, Jusque là spectateurs nous deviendrons acteurs, La révolution ne sera pas télévisée, La révolution ne sera pas télévisée, Ne sera pas télévisée, Ne sera pas télévisée, La révolution ne sera pas rediffusée, La révolution sera live, live.

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15 août 2009

On frappera

On frappera - La Rumeur (2002) :  [Hamé] Avec nos fronts en fièvre, avec nos poings en grève et un vacarme d’armes à bâillonner les chiens de garde du palais, avec une étincelle frêle aux coins des lèvres sur une mare noire de kérosène, avec des plages pleines du sang séché de nos veines, avec un incendie au cœur et la mémoire de la sueur, avec le talon fier plein de poussière et la musique éclair du revolver, quand elle rythme la fuite des pitres sous les jupons de l’institution, avec des torches rallumées au lendemain des massacres, et puis, les vapeurs âcres qu’exhalent nos plans d’attaque en bouillant dans le cloaque, avec un goût prononcé pour la poésie du fond des mines et un faible avéré pour la nitroglycérine, avec les plans du bâtiment plus les chiffres-clés des codes d’accès, avec le "rass", avec les dents, avec finesse, avec du temps, avec ou sans l’aide du ciel mais avec toi, lui et elle : On frappera

[Philippe] Sur ma vie, sur ma tête, que les porcs restent à l’abri, je te rassure pour le bain de sang par terre, comme j’ai bien appris mes leçons de guerre, sur ta patrie on frappera, mes soldats en batterie. Stratégiquement sur la SNCF quand, dans mes rangs, la haine s’élève pour effacer le sourire sur ses lèvres, on frappera et on fera pas de prisonniers. Que les volontaires viennent se désigner ! Y’aura plus de secours, plus de ligne de téléphone, sur les postes de police, poste et télécoms. On frappera surtout sur la capitale, sur toutes ses fonctions vitales et on fera pas dans le détail. Et on dansera sur les ruines de ces belles vitrines et, à notre passage, tu pourras compter les victimes. Barricades, barrages partout sur Paris, partout sur la ville que de la barbarie. Reçus 5 sur 5, on tient le siège d’ici au palais de justice et, pour ces briseurs de rêves, y’aura pas d’armistice dans ces zones sinistrées, appelle tes militaires pour aider les "kisdés". On frappera

[Ekoué] Toujours la main sur le cœur pour palper l’acier dans la poche intérieure de mon bombardier, on frappera même au sol pour un regard, une parole, la sanction tombe sans discuter une plombe. Pour ce genre de nègres qui, pour paraître plus intègre, se désintègre - c’est le cas de le dire - pour embrasser le cul de la patronne, plus rien ne m’étonne. Comme des merdes de chien et pour des miettes de pain, on frappera, on fera la misère pour combler soit-disant notre absence de repères, pour qu’on en vienne à des méthodes à l’ancienne, en pleine période de vache maigre pour qu’on nous lâche du blé, pour qu’on nous lèche les pieds, sous la menace d’un ou plusieurs colis suspects. La douce France couche pour de l’oseille, et partout en Afrique je ferai courir le bouche-à-oreille. On frappera, on forcera les serrures des portes blindées et cadenassées de la préfecture pour, qu’enfin, les "zinclars" en galère de papelards s’offrent le plus beau des mariages blancs, pour ne rien laisser au hasard mais tout en bazar, juste pour crever l’écran. On frappera.

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Freedom

(Rage Against The Machine/1992)

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Hexagone

Hexagone - Renaud (1980) : Ils s'embrassent au mois de Janvier, Car une nouvelle année commence, Mais depuis des éternités L'a pas tell'ment changé la France. Passent les jours et les semaines, Y a qu'le décor qui évolue, La mentalité est la même : Tous des tocards, tous des faux culs. / Ils sont pas lourds, en février, A se souvenir de Charonne, Des matraqueurs assermentés Qui fignolèrent leur besogne, La France est un pays de flics, A tous les coins d'rue y'en a 100, Pour faire règner l'ordre public Ils assassinent impunément. / Quand on exécute au mois d'mars, De l'autr' côté des Pyrénées, Un arnachiste du Pays basque, Pour lui apprendre à s'révolter, Ils crient, ils pleurent et ils s'indignent De cette immonde mise à mort, Mais ils oublient qu'la guillotine Chez nous aussi fonctionne encore. / Etre né sous l'signe de l'hexagone, C'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment, Et le roi des cons, sur son trône, J'parierai pas qu'il est all'mand. / On leur a dit, au mois d'avril, A la télé, dans les journaux, De pas se découvrir d'un fil, Que l'printemps c'était pour bientôt, Les vieux principes du seizième siècle, Et les vieilles traditions débiles, Ils les appliquent tous à la lettre, Y m'font pitié ces imbéciles. / Ils se souviennent, au mois de mai, D'un sang qui coula rouge et noir, D'une révolution manquée Qui faillit renverser l'Histoire, J'me souviens surtout d'ces moutons, Effrayés par la Liberté, S'en allant voter par millions Pour l'ordre et la sécurité. / Ils commémorent au mois de juin Un débarquement d'Normandie, Ils pensent au brave soldat ricain Qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui, Ils oublient qu'à l'abri des bombes, Les Francais criaient "Vive Pétain", Qu'ils étaient bien planqués à Londres, Qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin. / Etre né sous l'signe de l'hexagone, C'est pas la gloire, en vérité, Et le roi des cons, sur son trône, Me dites pas qu'il est portugais. / Ils font la fête au mois d'juillet, En souv'nir d'une révolution, Qui n'a jamais éliminé La misère et l'exploitation, Ils s'abreuvent de bals populaires, D'feux d'artifice et de flonflons, Ils pensent oublier dans la bière Qu'ils sont gourvernés comme des pions. / Au mois d'août c'est la liberté, Après une longue année d'usine, Ils crient : "Vive les congés payés", Ils oublient un peu la machine, En Espagne, en Grèce ou en France, Ils vont polluer toutes les plages, Et par leur unique présence, Abîmer tous les paysages. / Lorsqu'en septembre on assassine, Un peuple et une liberté, Au cœur de l'Amérique latine, Ils sont pas nombreux à gueuler, Un ambassadeur se ramène, Bras ouverts il est accueilli, Le fascisme c'est la gangrène A Santiago comme à Paris. / Etre né sous l'signe de l'hexagone, C'est vraiment pas une sinécure, Et le roi des cons, sur son trône, Il est français, ça j'en suis sûr. / Finies les vendanges en octobre, Le raisin fermente en tonneaux, Ils sont très fiers de leurs vignobles, Leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux", Ils exportent le sang de la terre Un peu partout à l'étranger, Leur pinard et leur camenbert C'est leur seule gloire à ces tarrés. / En Novembre, au salon d'l'auto, Ils vont admirer par milliers L'dernier modèle de chez Peugeot, Qu'ils pourront jamais se payer, La bagnole, la télé, l'tiercé, C'est l'opium du peuple de France, Lui supprimer c'est le tuer, C'est une drogue à accoutumance. / En décembre c'est l'apothéose, La grande bouffe et les p'tits cadeaux, Ils sont toujours aussi moroses, Mais y a d'la joie dans les ghettos, La Terre peut s'arrêter d'tourner, Ils rat'ront pas leur réveillon; Moi j'voudrais tous les voir crever, Etouffés de dinde aux marrons. / Etre né sous l'signe de l'hexagone, On peut pas dire qu'ca soit bandant Si l'roi des cons perdait son trône, Y aurait 50 millions de prétendants.

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14 août 2009

La java des bons enfants

La java des bons enfants - sur l'attentat d'Emile Henry à la fin du XIXième siècle / Guy Debord & Francis Lemonier (1973), interprété ci-dessus par Les amis d'ta femme : Dans la rue des Bons-Enfants, On vend tout au plus offrant, Y’avait un commissariat Et maintenant, il n’est plus là. / Une explosion fantastique N’en a pas laissé une brique. On crut qu’c’était Fantômas Mais c’était la lutte des classes. / Un poulet zélé vint vite Y porter une marmite Qu’était à renversement, Et la r’tourne imprudemment. / Le brigadier, l’commissaire, Mêlés au poulet vulgaire, Partent en fragments épars Qu’on ramasse sur un buvard. / Contrairement à c’qu’on croyait, Y’en avait qui en avaient. L’étonnement est profond : On peut les voir jusqu’au plafond ! / Voilà bien ce qu’il fallait Pour faire la guerre au palais. Sache que ta meilleure amie, Prolétaire, c’est la chimie ! / Les socialos n’ont rien fait Pour abréger les forfaits D’l’infamie capitaliste, Mais heureusement vient l’anarchiste. / Il n’a pas de préjugés. Les curés seront mangés. Plus d’patries, plus d’colonies, Et tout le pouvoir, il le nie. / Encore quelques beaux efforts, Et disons qu’on se fait fort De régler radicalement L’problème social en suspens. / Dans la rue des Bons-Enfants, Viande à vendre au plus offrant. L’avenir radieux prend place Et le vieux monde est à la casse.

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La mitraillette

La mitraillette - Yves Montant (?) / Détournement de Jacques Leglou (1969) : Déjà la mère à la maison Nous criait vivez vos passions, Par la fenêtre / Et j'appelais tous les copains, Les petites filles des voisins Pour aller tenir dans nos mains, La mitraillette / C'était celle d'un très vieux cousin Qu'avait rougi du stalinien, Dans l'Espagne en fête / Faut dire que les syndicats bordel, Nous pourchassaient dans les ruelles, Rien qu'à nos têtes / On était déjà les rebelles Qui remplissions toutes les poubelles Des idées anciennes et nouvelles, Sans mitraillettes / Curés, salauds, patrons pêle-mêle Vous n'aurez pas longtemps vie belle, Viendra la fête / Y aura le jeu du plus cruel On empaillera le flic modèle Pour que plus tard on se rappelle, Leur drôle de tête / Faut dire qu'on y mettra du coeur Les pétroleuses étaient nos soeurs, Vienne la tempête / Makhno Villa et Durruti Ont déjà su manier l'outil Qui fait revivre la poésie, La mitraillette / On en refilera même à Bonnot Pour qu'il revienne dans son auto, Trancher des têtes / Et l'on verra cette société Spectaculaire assassinée Par les soviets du monde entier, A coups de mitraillettes.

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Chanson du CMDO

Chanson du CMDO (Conseil pour le Maintien Des Occupations) - Louis Aragon et Jacques Douais (?) / Détournement de Alice Becker-Ho (mai 1968) : Rue Gay-Lussac, les rebelles N'ont qu'les voitures à brûler. Que vouliez vous donc, la belle, Qu'est ce donc que vous vouliez ? / Refrain : Des canons par centaines, Des fusils par milliers, Des canons, des fusils, Par centaines et par milliers / Dites moi comment s'appelle Ce jeu-là que vous jouiez ? La règle en parait nouvelle, Quel jeu, quel jeu singulier ! / Refrain / La révolution, la belle, Est le jeu que vous disiez. Elle se joue dans les ruelles, Elle se joue grâce aux pavés. / Refrain / Le vieux monde et ses séquelles, Nous voulons les balayer. Il s'agit d'être cruel, Mort aux flics et aux curés. / Refrain / Ils nous lancent comme grêle Grenades et gaz chlorés; Nous ne trouvons que des pelles, Des couteaux pour nous armer. / Refrain / Mes pauvres enfants dit-elle, Mes jolis barricadiers, Mon coeur, mon coeur en chancelle Je n'ai rien à vous donner. / Refrain / Si j'ai foi dans ma querelle Je n'crains pas les policiers. Il faut qu'elle devienne celle Des camarades ouvriers. / Refrain / Le Gaullisme est un bordel, Personne n'en peut plus douter. Les bureaucrat's aux poubelles, Sans eux on aurait gagné. / Refrain / Rue Gay-Lussac, les rebelles N'ont qu'les voitures à brûler. Que vouliez vous donc, la belle, Qu'est ce donc que vous vouliez ? / Refrain.

Il est cinq heures

Il est cinq heures - Jacques Lanzmann, Anne Ségalen et Jacques Dutronc (1968) / Détournement de Jacques Leglou (1968) :  Les 403 sont renversées, La grève sauvage est générale, Les Fords finissent de brûler, Les Enragés ouvrent le bal. / Il est cinq heures, Paris s’éveille. (bis) / Les blousons noirs sont à l’affût, Lance-pierres contre lacrymogènes, Les flics tombent morts au coin des rues, Nos petites filles deviennent des reines. / La tour Eiffel a chaud aux pieds, L’Arc de Triomphe est renversé, La place Vendôme n’est que fumée, Le Panthéon s’est dissipé. / Les maquisards sont dans les gares, À Notre-Dame on tranche le lard, Paris retrouve ses fêtards, Ses flambeurs et ses communards. / Toutes les Centrales sont investies, Les bureaucrates exterminés, Les flics sont sans merci pendus À la tripaille des curés. / Le vieux monde va disparaître, Après Paris, le monde entier. Les ouvriers, sans dieu, sans maître, Autogestionnent la cité. / Il est cinq heures, Le nouveau monde s’éveille. Il est cinq heures, Et nous n’aurons jamais sommeil.

07 août 2009

Les nouveaux partisans

Les nouveaux partisans - Dominique Grange (mai 68) : Écoutez les nos voix Qui montent des usines, Nos voix de prolétaires Qui disent y en a marre. Marre de se lever Tous les jours à cinq heures Pour prendre un car, un train Parqués comme du bétail. Marre de la machine, Qui nous saoule la tête. Marre des cheffaillons, Du chrono qui nous crève. Marre de la vie d'esclave, De la vie de misère. Écoutez les nos voix, Elles annoncent la guerre ! Nous sommes les nouveaux partisans, Francs-tireurs de la guerre de classe ! Le camp du peuple est notre camp, Nous sommes les nouveaux partisans ! Regardez l'exploité Quand il rentre le soir Et regardez les femmes Qui triment toute leur vie Vous qui bavez sur nous Qui dites qu'on s'embourgeoise. Descendez dans la mine A six-cent mètres de fond, C'est pas sur vos tapis Qu'on meurt de silicose. Vous comptez vos profits, On compte nos mutilés. Regardez-nous vieillir Au rythme des cadences, Patrons regardez-nous, C'est la guerre qui commence !

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