Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

10 mai 2017

Maintenant

Maintenant, comité invisible

Maintenant, du Comité Invisible, 2017.

4ième de couverture : Ne plus attendre. Ne plus espérer. Ne plus se laisser distraire, désarçonner. Faire effraction. Renvoyer le mensonge dans les cordes. Croire à ce que nous sentons. Agir en conséquence. Forcer la porte du présent. Essayer. Rater. Essayer encore. Rater mieux. S'acharner. Attaquer. Bâtir. Vaincre peut-être. En tout cas, surmonter. Aller son chemin. Vivre, donc. Maintenant.

Extrait n°1 : Le cours du langage est tombé à zéro, et pourtant nous écrivons. C'est qu'il y a un autre usage du langage. On peut parler de la vie, et on peut parler depuis la vie. On peut parler des conflits, et on peut parler depuis le conflit.

Extrait n°2 : La nasse est une image dialectique du pouvoir présent. C'est la figure d'un pouvoir méprisé, honni, et qui ne fait plus que retenir la population dans ses filets.

Extrait n°3 : Les Stups - c'est désormais de notoriété publique - sont le plus gros dealer de shit de France.

Extrait n°4 : Contre la possibilité du communisme, contre toute possibilité de bonheur, se dresse une hydre à deux têtes. Sur la scène publique, elles affectent d'être chacune l'ennemie jurée de l'autre. D'un côté, il y a le programme de restauration fascisante de l'unité, de l'autre il y a la puissance mondiale des marchands d'infrastructure - Google autant que Vinci, Amazon que Veolia, etc. Ceux qui croient que c'est ou bien l'une ou bien l'autre, auront les deux. Car les grands bâtisseurs d'infrastructure ont les moyens de ce dont les fascistes n'ont que le discours folklorique.

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08 décembre 2016

Athènes est un volcan, Exarcheia est son cratère !

Athènes est un volcan, Exarcheia est son cratère !

Voir ici pour en savoir plus

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30 juillet 2016

Sous la plage de Paris...

Sous la plage de Paris

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02 avril 2014

La liberté ou la mort : "Le paraxylène est un produit important pour vivre heureux"

Des manifestants antipollution auraient été tués par la police en Chine

(31 mars 2014)

VU DE CHINE Des milliers d’habitants de Maoming demandaient l’arrêt de la construction d’un projet pétrochimique. Au moins quatre auraient été abattus. Les autorités ont bouclé la ville.

Manif chine 00

La manifestation contre le projet d’usine de paraxylène, à Maoming, lundi 31 mars, avant l’assaut de la police.


La police chinoise a ouvert le feu lundi soir à Maoming, dans le sud-est du pays, sur une manifestation de quelques milliers d’habitants demandant l’arrêt de la construction d’un projet pétrochimique qu’ils estiment être polluant. Des clichés et des vidéos postées sur Internet montrent des manifestants gisant dans des flaques de sang, et des policiers casqués tirant au jugé.

Quatre personnes auraient été abattues par les forces de l’ordre selon des habitants. Ce bilan ne peut toutefois pas être confirmé de manière indépendante. Des barrages auraient été installés ce mardi soir à toutes les entrées de la ville.


VOIR LES VIDÉOS

Les policiers chargés de la censure d’Internet ont travaillé d’arrache-pied toute la journée de mardi pour effacer les photos et les messages en provenance de Maoming, au fur et à mesure que ces contenus apparaissaient.
Et mardi soir, l’accès à Internet a carrément été coupé aux 5 millions d’habitants de la ville. La municipalité de Maoming – ville située dans la province du Guangdong, à 350 km au sud-ouest de Canton – a accusé les manifestants d’être manipulés par « un groupe de hors-la-loi », et a assuré que « personne n’a été tué ». Les autorités se sont toutefois gardées d’évoquer le nombre de personnes blessées, qui se chiffreraient par dizaines.

« Le paraxylène est un produit important pour vivre heureux »

La mairie avait décrété la manifestation de lundi « illégale », et au préalable sommé la population à « ne pas donner l’opportunité aux criminels de créer le chaos ». Dans le jargon politique chinois, ce genre d’avertissement est une menace. La manifestation avait commencé paisiblement. De nombreux enfants faisaient partie du cortège qui demandait aux autorités d’arrêter un projet de construction d’une usine de paraxylène – un produit qui sert entre autres à la fabrication de textiles et de bouteilles en matière plastique. L’usine, une fois bâtie, doit être gérée par le groupe pétrolier d’État Sinopec. « Le paraxylène est un produit important pour vivre heureux », lisait-on mardi matin en une du journal local – qui est contrôlé par le gouvernement.

C’est loin d’être la première mobilisation populaire contre la pollution, mais c’est la première fois que la police tire sur ce type de manifestants.

Manif chine victime 00

Une victime présumée de l’assaut de la police à Maoming, le 31 mars 2014 (photo tirée du site Weibo).


Leur presse (Philippe Grangereau, correspondant à Pékin, Liberation.fr, 1er avril 2014)

Cf : Jura Libertaire

Cf : Anthropologie du présent

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25 février 2014

Manifestation du 22 février 2014 à Nantes

Manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes

filmée par Rennes TV

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29 octobre 2013

Des émeutes à Sao Paulo

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Suite à la mort d'un "adolescent", tué dimanche 27 octobre 2013 par un policier, des émeutes ont eu lieu à Sao Paulo, lesquelles semblent aussi faire suite à la manifestation du vendredi 25, qui s'était terminé par une forte intervention des "Black Blocs". Il est à noter que le mois de juin 2013 avait déjà été le théâtre d'une "fronde" sociale de très grande ampleur au Brésil, en particulier à Rio de Janeiro et à Sao Paulo.

 

 

 

 

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23 octobre 2013

La rébellion française, 1661-1789

La Rebellion Française (2002)

La rébellion française, 1661-1789, de Jean Nicolas, 2002.

Extrait n°1 : Les foules se rassemblent aux cris de Caroi, Caroi - "qui est, lit-on dans un rapport, le mot excitant sédition dans cette province comme gabeleux et maltôtier dans les autres". La répression, menée à grands moyens militaires, devait expédier aux galères des centaines de condamnés. Cette révolte, blasonnée dans le registre du dérisoire sous le nom de "guerre de Lustucru", est le dernier des grands mouvements collectifs liés à la fiscalité directe.

Extrait n°2 : Un écrit circule dans les campagnes, fort "insolent" pour les seigneurs : sous l'appellation de Code paysan, il revendique "la liberté de la province armorique" et énumère un certain nombre de griefs relatifs au papier timbré mais aussi à la chasse, aux colombiers, aux moulins banaux ; il réclame la suppression des champarts, dîmes et corvées en même temps qu'il dénonce en termes extravagants une "gabelle" personnifiée qu'il faut pourchasser ainsi que ses "enfants", avec ordre de "tirer sur elle comme sur un chien enragé".

Extrait n°3 : Au printemps 1769, l'affrontement débouche sur une sorte de jacquerie anti-industrielle dont Versailles a aussitôt connaissance : le 24 mars, jour du Vendredi saint, lit-on dans la correspondance qui rapporte les faits, "plus de cinq cents paysans armés de fusils, de pistolets, de faux et de bâtons ferrés fondent successivement sur toutes les carrières, mettent le feu à toutes les baraques et aux maisons des directeurs qu'ils ruinent de fond en comble, détruisent tous les ouvrages, comblent tous les puits, pillent et vendent tout ce qui se rencontre sous leurs mains, outils, ferrures, planches, charbon, meubles et effets, partagent entre eux ce qu'ils ne peuvent vendre, se saisissent des chevaux et des bateaux, courent dans tous les villages voisins sommer les habitants de leur déclarer où sont les directeurs qu'ils veulent, disent-ils, avoir vifs ou morts".

Extrait n°4 : L'insistante vision tocquevillienne d'idées critiques venues d'en haut, sorties des cénacles de la pensée, et qui, par étapes, auraient atteint le bas de l'échelle au point d'"enflammer jusqu'à l'imagination des femmes et des paysans", un tel schéma résiste mal à l'examen des faits. C'est à ras de terre que s'élaboraient les aspirations réformistes du plus grand nombre, et toutes les espérances libertaires que la convocation des Etats généraux allait permettre de formuler en mots et en doctrine.

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10 décembre 2012

Je ne hurle pas !

Je ne hurle pas !

Un film-prône de Léolo

(réalisé suite aux luttes du printemps 2006 contre le C.P.E.)

ci-dessous sur Youtube

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15 octobre 2010

Retraites, tract octobre 2010

2010__tract_retraitesblog

En PDF à imprimer ici

La retraite on s'en fout on veut plus bosser du tout !

Plus question pour nous de battre inlassablement en retraite ! Il s'agit bien au contraire une bonne fois pour toutes à nos yeux de n'employer la retraite qu'avec parcimonie, en cas d'extrême nécessité, et seulement à des fins tactiques et stratégiques. Nous n'avons pas plus à nous retirer d'une vie dont l'organisation actuelle du travail et des loisirs nous a d'ores et déjà si pleinement séparé, que du champ de bataille où nous commençons tout juste à renouer avec elle. Aucune réforme ne nous rendra à la poésie dont nous sommes faits ; seule une insurrection au cours de laquelle nous abolirons le travail salarié* l'argent le patronat la police et l’État, entre autres, nous offrira d'entrer à nouveau dans le jeu merveilleux du vivant ! La réalité d'un monde où l'on ne rêve plus guère que du moment de s'en retirer fait par là aussitôt l'aveu de sa propre nullité – c'est une réalité de morts-vivants, un néant consommable qu'il nous faut nécessairement anéantir, sans autre forme de procès. Aussi sûrement que l'urne où l'on dépose son bulletin de vote n'est que l'endroit où l'on enterre les cendres du politique, la retraite salariale n'est que le moment où l'on dépose misérable les cendres d'une misérable existence chômée ou salariée. Peu nous chaut de nous retirer à 60 ou 70 ans d'une vie qui n'était déjà pas là, et qu'aucune vieillesse même oisive ne nous rendra jamais. Cessons morbleu de perdre nos vies à les gagner :

! ABOLISSONS LE TRAVAIL !

! MORT AU PATRONAT ET A L'ETAT !

VIVE LA COMMUNE

* Abolir le travail salarié reste à ce jour le meilleur moyen d'en finir avec le chômage, et aussi bien avec la question des retraites.

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24 mai 2010

Soutien aux quatre de Villiers-le-Bel

Ça ne se passera pas comme ça.
Pourquoi nous devons libérer les incarcérés de Villiers-le-Bel.

Le 21 juin prochain, ce ne sera pas l’été, ce ne sera pas la fête de la Musique ; ce sera l’ouverture du procès de nos amis, de nos frères. Quatre de Villiers-le-Bel devront répondre de l’accusation d’avoir tiré à la chevrotine sur la police durant les émeutes de novembre 2007. Le scénario est déjà écrit : après l’opération de communication de février 2008 – 1500 hommes en armes dans la cité avec journalistes embarqués -, après les « sanctions exemplaires » exigées par Sarkozy, après les condamnations démesurées des émeutiers au printemps dernier – 3 ans ferme pour jet de pierre -, ce sera le procès de la « banlieue-tueuse-de-flics », chargé de réconcilier le pouvoir avec l’électorat du Front National et tous les flippés de France. On négligera que les deux seuls morts dans cette affaire, ce sont Lakhamy et Moushin, deux adolescents tués dans un curieux « accident » avec une voiture de police. On fera semblant d’oublier que les secours à peine arrivés, un porte-parole du ministère de l’Intérieur annonçait déjà aux médias que les policiers n’étaient pour rien dans ces morts. On évitera bien d’évoquer que c’est le déferlement de cars pleins de CRS sur la cité qui a déclenché l’émeute. Puisqu’il faut des « coupables » sur qui déchaîner la vengeance de l’Etat, il faut un procès, un procès pour l’exemple. En l’absence de la moindre preuve, ce sera un procès de témoignages, ce sera parole de flics et de délateurs anonymes rémunérés contre parole de « jeunes », devant un jury d’assises.

Jusqu’à la mort de Lakhamy et Moushin, Villiers-Le-Bel, c’était une petite ville discrète du Val d’Oise - la gare, la Cerisaie, la ZAC, le PLM, les Carreaux, les Burteaux... Depuis les émeutes, Villiers, ce n’est plus une ville, c’est un symbole, un enjeu, un fantasme. Le pouvoir y projette toutes ses angoisses sécuritaires, et d’abord sa crainte qu’à l’occupation policière des quartiers réponde l’émeute organisée, que ceux que l’on braque au flashball depuis dix ans finissent par mettre les flics dans le viseur. Chaque soir de l’année, les boulevards de Villiers ne sont plus qu’un ballet des différents corps de police – UTEQ, gardes mobiles, CRS, BAC, etc. -, en attendant l’inauguration du nouveau commissariat de 360 hommes. C’est une expérimentation où l’on cherche à déterminer le niveau de pression policière, de provocations que peut supporter un quartier sans exploser. La sensation, ici, ce n’est pas de vivre en marge de la société, mais dans le laboratoire de son futur. S’il y a dans l’avenir proche un risque de soulèvement, ce qui est sûr c’est que c’est à Villiers que le pouvoir s’entraîne à le gérer. N’importe qui se promène ici dans la rue après 17 heures comprend : L’Etat et ses patrouilles de Robocops façon Gaza ne cherchent pas à ramener l’ordre là où règnerait le désordre, mais à provoquer le désordre au bon moment pour pouvoir être vu comme ceux qui ramènent l’ordre, quand s’approchent les élections.

En vérité, cette société est devenue si incapable de dire positivement ce qu’elle est ni ce qu’elle veut, qu’elle ne sait plus se définir que contre la banlieue. C’est pourquoi le pouvoir veut faire du procès de Maka et des autres le procès des « tueurs de flics » : pour souder autour de lui une société en perdition. Nos amis n’ont pas à payer pour cette perdition, ni pour le salut des gouvernants. Le procès qui leur est intenté ne vise pas, au fond, à établir la responsabilité d’actes précis, c’est le procès d’un événement dans son entier, et plus que d’un événement encore, celui d’une séquence historique. Une séquence historique qui s’est ouverte avec la mort de Zyed et Bouna et les émeutes de 2005, et que le pouvoir voudrait finir d’étouffer par un procès d’assises à grand spectacle.

Le problème, c’est que la rage et la révolte qui se sont exprimés là ne s’y laisseront pas étouffer. Un autre est que ces explosions-là ont résonné et résonnent encore dans bien d’autres coeurs que celui des dits « jeunes des cités ». Un autre encore est que cette nouvelle opération d’isolement est peut-être en passe d’échouer définitivement. Des cloisons se sont brisées, des mains qui se cherchaient à tâtons se sont trouvées.

Nous en appelons à tous ceux qui ne supportent plus l’occupation de nos vies par la police. Nous ferons tout pour que ce procès ne soit pas une nouvelle occasion de légitimer cette occupation par les désordres qu’elle produit.

Nous refusons que nos frères payent pour les angoisses des gouvernants. Cela fait déjà deux ans qu’on les tient enfermés.

Nous refusons que des dizaines d’années d’emprisonnement soient distribuées sur la base de témoignages anonymes rétribués par la police.

Nous refusons le scénario du gouvernement. Nous avons deux mois pour le chambouler.

Plusieurs dates sont déjà prévues dans cette tournée de soutien qui se déroulera du 20 mai au 15 juin 2010. Une manifestation partira le samedi 19 juin à 14h de la gare de Pontoise. Un programme partiel sera rendu public dans les semaines qui viennent.

Prenez contact avec nous. Organisez des soirées de soutien, des débats, des projections, des actions. Rencontrons-nous.

Comité de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel Collectif Respect-Vérité-Justice de Villiers-le-Bel

Pour nous soutenir financièrement (avocats et campagne de soutien), vous pouvez obtenir les coordonnées bancaires du collectif de soutien de Villiers le Bel en écrivant à : respectveritejustice@gmail.com

Pour toute information concernant la tournée et pour communiquer les différentes initiatives :
http://www.soutien-villierslebel.com/

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