Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

14 mars 2017

La tension monte en Grèce

Bonjour,

Comme promis, voici une INFO EXPRESSE (occultée dans les médias mainstream francophones), puis quelques autres nouvelles qui concernent notre action en cours.

LA TENSION MONTE DEPUIS CE MATIN EN GRÈCE
Huit mois après, Tsipras vient d'attaquer à nouveau les squats (mouvement social et réfugiés), cette fois à Athènes !
La colère gronde...
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DES NOUVELLES DU CONVOI SOLIDAIRE VERS LA GRÈCE (qui partira le 25 mars)
- un 23ème fourgon… belge ! (quatrième pays de départ)
- nos priorités parmi les formes de soutien
- les événements de la semaine
- le bilan intermédiaire de la collecte
Tous les détails ici

NOUS RECHERCHONS D'URGENCE (en complément de la liste initiale des besoins) :
– 4 machines à laver
– 1 sèche-linge
– 1 lave-vaisselle (pour les expériences de l'usine autogérée VIO.ME à Thessalonique)
– 3 frigos
– 2 congélateurs
– 1 frigo à bière transparent (c'est pour le bar autogéré K*VOX, place Exarcheia, dont la recette va entièrement aux prisonniers politiques)
– 1 four classique
– 4 fours micro-ondes
– des bouilloires pour le thé
– du thé noir
– du café (sous toutes les formes)
– 2 mixers (pour bébé de type Babycook)
– 2 fers à repasser
– des chevillères et des genouillères (sportives, médicales ou de conforts)
– de la crème hydratante Bepanthol
– des bas de contention femme et homme et des mi-bas de contention homme (problèmes de circulation sanguine)
– des baskets en bon état, du 30 au 47
– quelques lits pliables pour les bébés (lits parapluie)
– des poussettes et des landaus faciles à plier (pas d'encombrants)
– du papier et des cahiers pour écrire
– des livres en français de niveau A2
– des stylos, crayons, feutres de couleur, marqueurs.
– pour les couches, on recherche particulièrement les tailles 3, 4 et 5.
Tout ça, en plus de la liste déjà annoncée qui est là (merci de partager)

CARTE DES POINTS DE COLLECTE EN FRANCE, SUISSE ET BELGIQUE
Cliquez ici pour voir la carte

AU SUJET DES TENTATIVES DE RÉCUP'
Réponse de notre collectif aux sollicitations des autorités françaises en Grèce et des médias mainstream à lire ici

Encore merci de votre soutien, quelle que soit la forme, ne serait-ce qu'en partageant l'info. De leur côté, nos camarades grecs et réfugiés attendent avec impatience l'arrivée du convoi pour fêter ensemble cette nouvelle jonction entre nos mouvements de lutte, par-delà les frontières, d'un bout à l'autre de l'Europe, et au-delà avec nos camarades réfugiés… Surtout après ce qui vient d'avoir lieu ce matin !

Bien à vous,

Yannis Youlountas po/ collectif artistique et solidaire Anepos

Une chanson de circonstance

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23 novembre 2016

Appel de la CGA à un rassemblement populaire le samedi 26 novembre 2016

Suite au rassemblement des catholiques intégristes Place Colbert samedi dernier, qui a donné lieu à l’attaque de la librairie la Plume Noire, la Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon appelle à un rassemblement populaire ce samedi 26 novembre à 15h sur cette même place Colbert.

Appel à rassemblement samedi 15h - Place Colbert - contre le fascisme !

Ni à la Croix Rousse, ni ailleurs, les fascistes n’ont leur place

Ce samedi 19 novembre des catholiques intégristes et des militants d’extrême droite ont tenu un rassemblement place Colbert avec casques et armes à la main alors que celui-ci était interdit par la préfecture.

Les habitantes et habitants du quartier ainsi que les personnes de passage se sont vus alors interdire l’accès à cette place populaire de la Croix Rousse.

Plus tard dans l’après midi, c’est un groupe de fascistes armés présent à ce rassemblement qui est venu sans aucune réaction policière attaquer la librairie la Plume Noire qui a été fortement endommagée et des personnes présentes blessées.
Cette attaque n’est pas un fait isolé, elle s’inscrit dans la montée en puissance actuelle de l’extrême droite et la multiplication des agressions contre les minorités, les militant-e-s...

A Lyon il n’ y a pas moins de 4 locaux fascistes. De partout en France des groupes néo-nazis ouvrent des locaux et ont pignon sur rue avec la complaisance des pouvoirs publics qui les laissent faire.

La Coordination des Groupes Anarchiste de Lyon appelle les habitant-e-s, les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes à se mobiliser et être solidaire contre ses attaques.

Rassemblement populaire samedi 26 novembre à 15h - Place Colbert

 

Cathos fachos hors de vies (lyon)

 

Posté par isabeaudeloere à 10:29 - Manifestations - Commentaires [0] - Permalien [#]
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09 mai 2016

Appel à occuper les places publiques le 15 mai 2016 partout dans le monde pour un Global Debout !

APPEL A OCCUPER LES PLACES PUBLIQUES LE 15 MAI 2016 PARTOUT DANS LE MONDE POUR UN #GLOBALDEBOUT

Depuis le 31 mars 2016, les participants aux Nuits Debout occupent les places publiques et les transforment en lieu d'échange, d'apprentissage et de création citoyenne. Né des vagues de protestation contre la réforme du travail en France, cette ré-appropriation de l’espace public a permis de créer un lieu de réflexion collective où chacun a droit à la parole et peut se ré-approprier la politique.

Nous sommes conscients d’appartenir à une mobilisation qui devient Globale. Des liens qui existaient déjà entre les mouvements, qui s'activent aujourd'hui, s'intensifient dans le monde entier. Toutes les luttes qui convergent vers les places répondent à une même logique de défense des droits les plus fondamentaux : droit du travail, droit au logement, droits de l'environnement, liberté d'expression, droit de rassemblement…

Nuit Debout s'est fixé comme but premier la création d'un espace de convergence des luttes privilégiant le débat citoyen où tout un chacun peut venir partager ses expériences, ses réflexions et ses alternatives.

Si le 15 mai prochain, des dizaines, des centaines, des milliers de citoyens et citoyennes s'emparent des places publiques dans le monde entier, ce sera le jour qui marquera le passage du processus de convergence à un niveau international.

Face à l'évasion fiscale, à la destruction de notre environnement ou encore aux creusements des inégalités à l'échelle mondiale, notre réponse doit être globale et doit défendre les droits fondamentaux.

Pour mettre fin à toutes leurs guerres !
Pour mettre fin à l'exploitation des travailleurs, partout !
Pour mettre fin à la corruption, à l'évasion fiscale, aux mesures d’austérité et aux dettes !
Pour stopper la destruction de notre environnement !

Le 15 mai, agissons ! Dans nos quartiers, nos villes, nos villages.
Le moment de se connecter, de se mettre Debout toutes et tous ensemble est arrivé.
Le 15 mai, occupons les places partout dans le monde pour un GlobalDebout

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16 mars 2009

Appel du printemps 2009 : Grève générale pour de vrai, à partir du 19 mars on ne travaille plus, on arrête tout...

Bonjour à tous les insoumis et les révoltés,

Contre le mépris de ceux qui nous gouvernent,

Contre l'Etat et les banques qui nous font payer leur crise,

Contre les réformes du gouvernement qui privatisent les services publics,

Contre l’ennui qui nous rend impuissant,

Contre la misère qui se répend partout,

Contre la peur du flic et de l’avenir qui paralyse nos contestations,

Contre le système capitaliste qui nous isole, qui privatise nos corps et nos vies et qui achève de détruire les derniers réseaux de solidarités,

Contre le travail salarié qui nous brise et nous asservit,

Contre le pouvoir de l’argent qui nous sépare,

Il faudra bien un jour que le monde change…

A partir du 19 mars on arrête tout, grève générale pour de vrai.

Un mois et demis après le 29 janvier, les syndicats appellent à une nouvelle journée de manifestation le 19 mars. Ils l’appellent « Grève générale » et c’est encore un mensonge de plus.

Alors diffusons partout cet appel :

Appel du printemps 2009 : Grève générale pour de vrai, à partir du 19 mars on ne travaille plus, on arrête tout…

Parlons-en avec nos amis, nos familles, nos collègues de travail, dans les bistrots, dans la rue et les jardins publics. Fabriquons des banderoles pour suspendre cet appel à nos fenêtres, sur les ponts, les passerelles, en haut des tours, des arbres et des collines. Taguons-le directement sur les murs de nos villes, sur les trains, les trams et les métros. Envoyons ce message sur Internet, par SMS et jetons des bouteilles à la mer…

Rendez-vous le lendemain du 19 mars avec rage et courage.

Amicalement,

Des étudiant.e.s grévistes de Saint-Etienne (en grève depuis 2 mois contre la casse de l'université et de la recherche)

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Sur les facs, créons des comités de lutte

Texte en circulation sur la fac du Mirail à Toulouse

    Nous ne souhaitons pas lutter contre une énième réforme mais bien contre le marché qui étend son emprise sur nos facs et sur nos vies. Nous combattons une logique -- celle du capitalisme et non son image médiatique, la réforme gouvernementale -- considérant qu'une lutte particulière contre un gouvernement particulier constitue une impasse. Nous ne voulons pas plus "sauver notre éducation", celle-ci est morte et enterrée. Nous ne perdrons pas notre cohérence, notre temps et notre énergie à vouloir sauver le cadavre de l'université bourgeoise.

    En analysant les différentes expériences de luttes passées, nous tirons un bilan clair. En premier lieu nous constatons l'impuissance des Assemblées Générales à être de véritables lieux de débats : elles ont le don de fatiguer et d'irriter les personnes désirant lutter, quant aux réactionnaires elles leur fournissent sans cesse de la matière à casser le mouvement. Ces assemblées monstres tendent à confisquer au lieu de "libérer la parole" au profit des seuls professionnels de la luttes, syndiqués ou non.

    Il est clair que ces assemblées doivent rester le lieu des décisions collectives, néanmoins il apparaît essentiel que les décisions se prennent au terme des débats. Pour permettre une conscientisation collective favorable à la lutte, nous pensons qu'il faut rassembler les individus dans des comités à taille humaine.

    Ces structures ce sont les comités de base : par département ou simplement par affinité. Chacun peut ensuite se rendre à l'AG en faisant remonter les idées, propositions, décisions prises à la base.

    L'avenir des luttes est dans l'auto-organisation de telles structures. Des expériences similaires ont déjà vu le jour, il ne tient qu'à nous d'amplifier le mouvement.

    Constituons dès maintenant des groupes affinitaires et des groupes de résistance populaire autonome afin de ne pas se perdre dans l'anonymat des ces assemblées monstres où seuls les syndicats de tout bord monopolisent le micro !

    Pour une autogestion de la fac, de nos luttes et de nos vies !

Des étudiants de l'Université de Toulouse - Le Mirail

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10 janvier 2009

Appel des insurgés grecs

PLUS RIEN NE SERA JAMAIS COMME AVANT ...

PLUS RIEN ...

    Le 6 décembre, à 21 heures, un membre des forces spéciales de la police a arrêté son véhicule, visé un gamin de quinze ans et l'a abattu dans le quartier d'Exarchia, à Athènes. Ce meurtre n'est pas un cas exceptionnel ou isolé de violence policière. Le matin du même jour, des travailleurs immigrés qui faisaient la queue pour déposer une demande d'asile au poste de police situé sur l'avenue Petrou Ralli ont été attaqués par des flics anti-émeute. Suite à cette agression, un Pakistanais a été victime d'un grave traumatisme crânien et lutte depuis pour sa vie dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital Evangelismos. Ce ne sont là que deux cas pris parmi des dizaines d'autres similaires au cours des dernières années. La balle qui a transpercé le cour d'Alexis n'est pas une balle perdue tirée par un flic et qui aurait atteint le corps d'un adolescent «indocile». Elle résulte d'un choix : celui de l'État qui, par la violence, veut imposer la soumission et l'ordre aux milieux et aux mouvements qui résistent à ses décisions. Un choix qui vise à menacer tous ceux qui veulent résister aux nouvelles dispositions prises par les patrons dans le domaine du travail, de la sécurité sociale, de la santé publique, de l'éducation, etc. Ceux et celles qui travaillent doivent s'épuiser pour gagner une misérable paye mensuelle de 600 euros. Ils doivent bosser jusqu'à épuisement chaque fois que le patron a besoin d'eux, accepter d'effectuer des heures supplémentaires non rémunérées et d'être mis à pied chaque fois que les entreprises sont « en crise ». Et enfin, ils doivent se tuer au boulot chaque fois que l'intensification de la production l'exige, tout comme ces cinq dockers qui sont morts dans les chantiers de Perama, il y a cinq mois. Si ce sont des travailleurs immigrés, et qu'ils osent demander quelques euros de plus, ils seront tabassés et vivront sous un régime de terreur, tout comme les travailleurs et travailleuses agricoles employés dans les serres de fraises de Nea Manolada, dans l'ouest du Péloponnèse.

...NE SERA JAMAIS...

    Ceux et celles qui étudient doivent passer leur temps dans des salles de classe minables et payer des cours particuliers pour se « préparer » de façon intensive aux examens annuels. Les enfants et les ados doivent oublier de jouer avec les autres dans la rue et de se sentir insouciants, afin de se gaver d'émissions de télé-réalité et de jeux électroniques, depuis que les espaces publics gratuits ont été transformés en galeries marchandes, ou parce que les enfants ne disposent plus d'assez de temps libre pour s'amuser. Quant aux étudiants des universités, celles et ceux qui suivent ce processus naturel d' « évolution » vers la réussite, ils découvrent que les prétendues «connaissances scientifiques» sont en fait orientées vers la satisfaction des besoins des patrons. Un étudiant doit continuellement s'adapter à de nouveaux cursus et récolter le plus grand nombre de « certificats » possible afin d'être finalement récompensé par l'attribution d'un diplôme qui ne vaut guère plus qu'un rouleau de papier-toilette, mais a encore moins d'utilité que celui-ci. Un diplôme qui ne garantit rien de plus qu'un salaire mensuel de 700 euros, souvent sans droit aux assurances sociales ou à la couverture maladie. Tout cela se déroule alors que des millions d'euros atterrissent dans les poches d'entreprises religieuses et d'athlètes olympiques dopés et payés des sommes extravagantes pour « glorifier la patrie». Un argent qui finit dans les poches des riches et des puissants. Des pots-de-vin sont versés aux « copains » et des journalistes corrompus se livrent à de sordides marchandages afin de couvrir des scandales impliquant le gouvernement. Alors que des dizaines de personnes périssent dans des incendies de forêts pour permettre au grand capital de transformer ces zones en sites touristiques et que des travailleurs crèvent dans les chantiers de construction et dans les rues et que leurs décès sont classés comme de simples « accidents du travail». Alors que l'Etat distribue de l'argent aux banques pour les aider, qu'il nous enfonce dans un océan de dettes et de prêts et qu'il augmente la fiscalité directe pour tous les travailleurs. Alors que la stupidité des stars de télévision richissimes devient parole d'évangile pour un nombre croissant d'exploités. La balle qui a transpercé le cour d'Alexis a frappé le cour de l'exploitation et de la répression pour une partie importante de cette société qui sait qu'elle n'a rien à perdre en dehors de l'illusion que les choses pourraient s'améliorer. Les événements qui ont suivi l'assassinat d'Alexis ont prouvé qu'une grande partie des exploités et des opprimés ont sombré dans ce marécage jusqu'au cou. Ce marais a débordé et menace de noyer les patrons et les politiciens, les partis et les institutions étatiques. Il est temps de nettoyer ce monde répugnant fondé sur l'exploitation de l'homme par l'homme et le pouvoir de quelques-uns sur la majorité. Nos cours débordent de confiance alors que les patrons tremblent de peur. La destruction des temples de la consommation, la réappropriation des biens, le «pillage» de toutes les choses qui nous sont dérobées alors qu'on nous bombarde de publicités correspondent à la prise de conscience que toute cette richesse est nôtre, parce que nous la produisons. «Nous», dans ce cas, désigne toutes les personnes qui travaillent. Cette richesse n'appartient pas aux propriétaires des magasins, ni aux banquiers, cette richesse est notre sueur et notre sang. C'est notre temps que les patrons nous volent tous les jours. Nous tombons malades quand nous prenons notre retraite. Nous nous disputons avec nos partenaires et nous n'avons même plus la force de rencontrer un couple d'amis, un soir de week-end. Nous sombrons dans la solitude et l'ennui chaque dimanche après-midi, et nous avons le sentiment d'étouffer tous les lundis matin. Exploités et opprimés, immigrants ou Grecs, travailleurs, chômeurs, étudiants ou lycéens, on nous somme aujourd'hui de prendre position face au faux dilemme posé par les médias et par l'Etat: sommes-nous du côté des porteurs de capuche ou du côté des propriétaires de boutiques ? Ce dilemme n'est qu'un leurre. Parce que le véritable dilemme que les médias ne veulent pas vous exposer est le suivant: êtes-vous pour les patrons ou les travailleurs? Pour l'État ou la révolte? Et c'est une des raisons pour lesquelles les journalistes s'appliquent à diffamer le mouvement, à dénoncer les « porteurs de capuche », les « pillards », etc. Ils veulent semer la peur parmi les opprimés pour une raison simple: la révolte rend leur position - et celle de leurs patrons - très précaire. La révolte prend pour cible la réalité qu'ils créent, elle lutte contre le sentiment que «tout va bien», elle combat toute séparation entre une «révolte sentimentale et juste» et de prétendus «éléments extrémistes» et elle s'oppose finalement à toute distinction entre des «hors-la-loi» et des manifestants pacifiques. Face à ce dilemme, nous avons une réponse: nous sommes du côté des « porteurs de capuche ». Nous sommes les « encapuchonnés ». Non pas parce que nous voulons cacher notre visage, mais parce que nous voulons nous rendre visibles. Nous existons. Nous ne portons pas des capuches par amour de la destruction, mais parce que nous sommes motivés par le désir de prendre notre vie en mains. Nous voulons construire une société différente sur la tombe des marchandises et des pouvoirs . Une société où tout le monde prendra des décisions collectives dans les assemblées générales des écoles, des universités, des lieux de travail et des quartiers, sur tout ce qui nous concerne, sans que nous ayons besoin de représentants politiques, de dirigeants ou comissaires politiques. Une société où tous ensemble nous guiderons notre destin. Une société où nos besoins et nos désirs dépendront seulement de nous, et non d'un député, d'un maire, d'un patron, d'un prêtre ou d'un flic. Notre espoir d'une telle vie est né une nouvelle fois sur les barricades érigées partout en Grèce et dans la solidarité dont le mouvement a bénéficié à l'étranger. Il nous reste à faire de cet espoir une réalité. La possibilité d'une telle vie est maintenant mise à l'épreuve par les assemblées qui se tiennent dans les bâtiments municipaux, les sièges des syndicats et les bâtiments des universités occupés à Athènes et ailleurs en Grèce, assemblées où chacun peut exprimer librement ses opinions et discuter des formes d'action collective, sur la base de ses désirs et besoins. Le rêve de cette nouvelle vie a commencé à prendre forme.

... COMME AVANT.

    Que nous reste-t-il à faire pour voir ce rêve réalisé? Nous devons nous organiser là où nous étudions, travaillons ou habitons. Sur nos lieux de travail nous pouvons discuter de nos problèmes quotidiens et créer des noyaux de résistance contre la terreur des patrons. Dans nos écoles nous pouvons participer aux occupations et les soutenir, animer des groupes de contre-information, organiser des conférences et des ateliers de discussion, nous interroger sur la suprématie du savoir, produire de nouvelles connaissances pour satisfaire nos besoins et non ceux du Capital. Dans les quartiers et les immeubles, nous pouvons parler à nos voisins, organiser des rencontres et créer des comités, partager des connaissances et des compétences, décider collectivement d'actions. Nous pouvons participer à des marches et des manifestations, nous tenir les coudes, briser la peur que propage l'État, aider les lycéens qui sont aujourd'hui les premières victimes des attaques de l'État. Nous sommes solidaires de tous ceux qui ont été arrêtés durant la révolte, qu'ils soient grecs ou immigrés, qu'ils se trouvent en Grèce ou à l'étranger. La plupart sont maintenant poursuivis grâce à toutes les astuces juridiques qui font partie de l'arsenal de la lutte contre le terrorisme parce qu'ils s'opposent aux diktats de l'État.

Tout commence maintenant.

Tout est possible.

Mouvements pour la généralisation de la révolte

Posté par isabeaudeloere à 08:23 - Monde en lutte - Commentaires [0] - Permalien [#]
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