Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

22 avril 2014

L'Université Solidaire propose une discussion/débat sur "l'Italie des années de plomb", le mardi 6 mai 2014, 18h à l'ExcuZe Bar

Affiche années de plomb 6 mai 2014 01

"A partir d'un bref retour sur l'attentat de la piazza Fontana à Milan, le 12 décembre 1969, qui marqua le début en Italie de ce qu'il est convenu d'appeler "la stratégie de la tension", l'Université Solidaire propose une discussion autour des "années de plomb" qui s'ensuivirent presque jusqu'au milieu des années 1980. Il pourra s'agir, entre autres choses, de questionner à la fois les luttes populaires de cette époque, leurs "errements", et les stratégies contre-révolutionnaires qui furent mises en place pour y répondre. Nous pourrons, dans un second temps et si ce dernier nous y autorise, interroger l'actualité de ces années d'exception, lesquelles ont notamment vu naître un certain nombre de dispositifs répressifs semble-t-il aujourd'hui employés un peu partout dans le monde."

L'ExcuZe Bar : 38 rue de la résistance, 42000 saint-étienne

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12 avril 2014

La ténébreuse affaire de la Piazza Fontana

La Piazza Fontana (2005)

La ténébreuse affaire de la Piazza Fontana, de Luciano Lanza, 2005.

4ième de couverture : Milan, 12 décembre 1969. Une bombe éclate devant la Banque nationale de l'agriculture, piazza Fontana à Milan, causant 16 morts et une centaine de blessés. L'anarchiste Pietro Valpreda est presque aussitôt accusé d'être l'auteur du massacre. Pris dans la grande rafle menée par la police milanaise dans les milieux d'extrême-gauche, le cheminot libertaire Giuseppe Pinelli meurt dans la nuit du 15 au 16 décembre, au cours d'un interrogatoire mené dans les locaux de la préfecture de police de Milan.

Les organisations libertaires, rejointes bientôt par la gauche extraparlementaire, mettent en évidence les faiblesses des preuves à charge contre les leurs, et parlent pour leur part de "strage di stato" (massacre d'Etat). La suite des événements va démontrer l'exactitude de ce qui parut à beaucoup d'observateurs un slogan sans fondement. Derrière les groupes nazis-fascistes italiens, les vrais responsables des attentats du 12 décembre et de tous ceux qui suivront, il y a des services secrets, italiens et étrangers, qui leur prêtent la main. Il y a des policiers et des juges qui créent de fausses pistes, et des ministres qui donnent le feu vert à la campagne d'intoxication. En vérité, c'est toute une part de l'appareil d'Etat italien, qu'on ne peut absolument pas regarder comme "dévoyée", qui est impliquée dans ce qu'on connaît sous le nom de "stratégie de la tension".

Si on a beaucoup écrit sur les "années de plomb" italiennes et sur le terrorisme de "gauche", on n'a pratiquement rien publié en France sur la période antérieure, bien que ce terrorisme-là soit impossible à comprendre hors de la référence au terrorisme de droite qui le précéda. C'est dire l'intérêt du livre de Luciano Lanza - qui, en tant que militant du groupe milanais du Ponte della Ghisolfa, fut un témoin privilégié des faits - dont les éditions de la CNT-Région parisienne proposent aujourd'hui une version française. Il aidera à coup sûr à mieux faire connaître aux lecteurs français les événements qui ont marqué l'histoire toute récente d'un pays si proche du nôtre.

 

Léolo AEC copier01

Précisons toutefois que le quatrième de couverture de l'ouvrage présenté ci-dessus nous semble un peu trop élogieux quant à son contenu, étant données les évidentes limites de ce dernier : où sont les documents ? les preuves ? et les références précises ?, qui pourraient offrir au lecteur de vérifier plus avant à la fois les faits et l'implication des personnes ayant participé de près ou de loin à ces faits. L'auteur, d'ailleurs, laisse tout particulièrement entendre cette invérifiabilité à chaque fois qu'il s'attaque aux agissements des services secrets, en ne parvenant lui-même à ne les évoquer que très brièvement, alors même qu'iceux services - la CIA en particulier - semblent bien s'être tenus tout en haut, ou presque, de toute la chaîne des diverses manipulations qui ont eu cours durant ces difficiles années italiennes. Nous ne pouvons pas ignorer cependant qu'une "enquête" sur de tels "événements" n'aura pu que s'avérer fort difficile et pleine d'entraves ; c'est pourquoi ce livre a d'ores et déjà le mérite immense, comme témoignage au moins, d'oser un décryptage relativement approfondi du mode par lequel on a pu mettre en application une "stratégie de la tension" - que nous pouvons sans doute voir appliquée aujourd'hui sous une forme plus ou moins identique dans de nombreux pays : Ukraine, Egypte, Bosnie, Tunisie etc - qui mènera rapidement à "l'état d'exception permanent" si bien analysé depuis par Giogio Agamben.

Léolo

04 janvier 2014

Zabriskie Point

Zabriskie Point

de Michelangelo Antonioni (1970)

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01 janvier 2014

No-Tav : quelques nouvelles des incarcérés du 9 décembre 2013

Des nouvelles des arrêté-e-s No Tav du 9 décembre 2013
Posted on 23 décembre 2013 by juralib

Claudio et Niccolò sont en cellule ensemble. Mattia est en face, désormais en cellule avec une personne arrêtée pendant les émeutes à piazza Castello pendant les journées de blocage de la ville (Turin). Ils sont dans le bloc D, première section. Une section spéciale, protégée. Leur régime prévoit la cellule fermée 24h/24, deux heures de promenade et aucun rapport avec les autres détenus. De 18h à 20h ils ont la « socialisation » tous les trois ensemble (c’est-à-dire qu’ils sont tous les trois enfermés dans une même cellule, ndt).

Chiara est à l’isolement. Cellule fermée. Promenade toute seule. Pas de socialisation.

Le courrier est censuré, retard de cinq ou six jours.

Les parloirs ont été autorisés à tou-te-s ceux/celles qui l’ont demandé, famille et compagnon-ne-s.

N’ENVOYEZ PAS DE TIMBRES, ILS NE LEUR SONT PAS REMIS.

Ils vont bien. Ils ont entendu les saluts et le rassemblement. Ils sont particulièrement enthousiastes par le bruit et le nombre de voix et de cris lors du rassemblement de samedi.

Pour leur écrire :

Chiara Zenobi
Niccolò Blasi
Claudio Alberto
Mattia Zanotti

c.c. via Maria Adelaide Aglietta 35
10151 Torino
ITALIA


Quelques actions de solidarité :

Giulianova (Teramo), 11 décembre 2013 : dans la nuit, le siège du parti démocrate recouvert de tags en solidarité avec les No Tav arrêtés. Sur les murs et les vitrines du local on pouvait lire : « Les terroristes c’est vous », « No Tav » et « Mattia, Claudio, Nicco et Chiara Libres ». De la peinture a également été répandue sur les serrures du local.

Piacenza, 13 décembre 2013 : dans la nuit, le siège des chasseurs alpins (militaires) a été recouvert de tags en solidarité avec les incarcérés.

Trento, 13 décembre 2013 : une trentaine de compagnons a bloqué pendant vingt minutes le Frecciargento (train à grande vitesse italien). La banderole déployée sur les rails disait « La lutte No Tav ne s’arrête pas. Liberté pour Chiara, Mattia, Nicco et Claudio ». Pendant le blocage interventions et distribution de tracts.

Turin, 14 décembre 2013 : grand rassemblement devant la prison. Environ 300 personnes sont venues exprimer pendant plusieurs heures leur solidarité à Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio, à grand renfort de slogans, pétards et feux d’artifice. Les 25 camionnettes de flics présentes les ont empêchées de s’approcher et le rassemblement s’est terminé par une manifestation aux alentours de la prison que les compagnon-ne-s emprisonné-e-s ont tout de même entendu.

Val Susa, 15 décembre 2013 : rassemblement puis manifestation d’environ 300 personnes dans la petite ville de Bussoleno. De nombreuses personnes sont intervenues au micro pour exprimer leur solidarité à Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio.

Toulouse (France), 17 décembre 2013 : blocage du péage de l’autoroute Toulouse/Paris (A620) en solidarité avec les arrêtés du 9 décembre. Mort à l’État qui affame, qui détruit, qui tue. Chiara, Claudio, Mattia, Niccolò, libre tout de suite, de nouveau à nos côtés dans la rue, sur les sentiers de la vallée et ailleurs. À eux va tout notre soutien.

Padoue, 18 décembre 2013 : dans la nuit, le siège du parti démocrate de Padoue a été recouvert de tags : « les terroristes c’est vous, liberté pour les No Tav ».

Reçu le 20 décembre 2013

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16 décembre 2013

Manifestations en Italie !

Turin, 9 décembre 2013

Voir l'article de Flora Zanichelli ici.

 

Venise le 14 décembre 2013

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04 février 2013

[Turin - Procès aux No TAV] Les inculpés abandonnent la salle d’audience. La police charge les manifestants…

Posted on 1 février 2013 by notavfrance

Ce matin, à Turin, dans la salle-bunker de la prison de Valette, a commencé la nouvelle audience du procès aux 52 No TAV accusés d’avoir participé aux journées de lutte du 27 juin et du 3 juillet 2011. Quelques minutes avant le commencement du procès les inculpés ont abandonné la salle après avoir lu un communiqué, malgré les protestations du juge.


Voici le communiqué indiquant les raisons de la résistance :

“La décision de faire déplacer le procès dans cette salle-bunker étant sur la droite ligne de la dernière vague de répression, soutenue et légitimée par une campagne médiatique qui vise à diaboliser le mouvement NO TAV, en essayant de l’affaiblir et de l’isoler des luttes qui traversent le pays.

En déménageant le siège du procès vous essayez de renfermer la lutte NO TAV dans le piège de la « dangerosité sociale » et de l’urgence.

Nous, au contraire, revendiquons les pratiques de notre lutte en réaffirmant les raisons qui nous poussent à résister et à nous opposer à ceux qui veulent imposer le TAV [TGV, N.D.T.] en militarisant le Val de Suse, avec une dévastation humaine, sociale et environnementale.

Nos raisons de lutter restent encore très vivantes, et votre choix de nous amener dans cette salle-bunker ne nous empêchera pas de les mener jusqu’au bout.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous avons tou(te)s choisi d’abandonner cette salle, en vous laissant seuls dans votre bunker.

Bas les pattes du Val de Suse ! Ora e sempre resistenza!”

Alors que les inculpés et le public dans la salle étaient en train de sortir du tribunal la police a fermé les portes, en empêchant ainsi à des dizaines de No TAV d’atteindre la sortie (la raison semble être que le juge a demandé à la police d’identifier ceux qui ont lu le communiqué).

Face aux protestations, la police n’a pas hésité à charger le rassemblement à l’extérieur du tribunal. Ci-dessous la vidéo:

Nous avions déjà souligné que la décision de déplacer ce procès dans une salle-bunker (réouverte après vingt ans de fermeture) a comme unique intention celle d’intimider et de criminaliser le mouvement No TAV aux yeux de l’opinion publique. Alors que la presse continue à produire quotidiennement des articles qui dénigrent ce mouvement et font l’éloge des avancements des travaux (ce qui n’est pas le cas), la réponse des inculpés et de tout le mouvement No Tav aujourd’hui est, une fois de plus, le rejet de toutes les accusations, en transformant une journée de triste répression en une journée de lutte. Nous rappelons également que, il y a deux jours, deux autres personnes ont été ajoutées à la liste des gens accusés d’avoir participé en août 2012 à l’occupation d’un bâtiment de la Geomont, une des entreprises responsable de la dévastation du Val de Suse!

Voir aussi : [Lyon-Turin] LTF compte commencer le percement du tunnel côté France

[Turin - Procès aux No TAV] Chronique de l’audience du 21 janvier

Dernière nouvelle : le Lyon-Turin passera finalement par Grenoble

Lyon-Turin : comment Hollande s’apprête à dépenser 11 milliards pour que les businessmen prennent le train

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06 novembre 2009

Italie, contre la réforme Gelmini de l'université, étudiants et précaires relancent la vague de contestation

Comme en Autriche [1] ou en Hongrie [2], un grand mouvement de protestation gagne le monde de l’éducation en Italie.

    La ministre Gelmini du gouvernement Berlusconi, après avoir dû rebrousser chemin l’an dernier face à l’Onda - la vague, comme s’était auto-défini le mouvement étudiant contre le projet de réforme de l’université - remet le couvert. Mais la réponse étudiante ne s’est pas fait attendre. Hier, mercredi 3 novembre, à Rome, des étudiants et des précaires ont réussi à occuper momentanément le ministère de l’Instruction Publique d’où ils ont pu tenir une conférence de presse pour dénoncer ce nouveau projet de réforme. A Venise, au même moment, des étudiants et des précaires interrompaient la cérémonie de la prise de fonction du nouveau recteur de l’université de Ca’ Foscari. Aujourd’hui, une critical mass contre la réforme Gelmini est organisée à Padoue alors que jeudi 5 novembre la vague palermitaine saura accueillir la ministre en visite dans la capitale sicilienne.

    La réforme berlusconienne, si elle passait, signerait la mort définitive de l’université publique. En voici les principaux points :

    Restructuration de la gouvernance : un conseil d’administration à la place du Sénat Académique, pour gérer chaque université où 40% des membres seraient issus d’entreprises, de banques et d’élus politiques. Un Directeur Général remplacerait l’actuel directeur administratif pour devenir un véritable manager de l’entreprise université.

    Compétition entre les universités : une agence nationale évaluerait les différentes facultés, instituts et laboratoires de recherche et assignerait les fonds publics en fonction de leur classement.

    Méritocratie : institution d’un « Fonds pour le mérite », géré par le ministère de l’économie et des finances, à destination des étudiants passant un test payant élaboré par une société de gestion des fons publics de « garantie et solidarité ».

    Endettement individuel : seule réponse à la précarité des étudiants, la création d’un « prêt d’honneur ».

    Recrutement des chercheurs : la figure du « chercheur à vie » remplacée par celle du « chercheur à contrat ».

    Force est de constater que cette réforme puise sa source dans le néo-libéral processus de Bologne comme le démontrent nombre de similitudes entre les projets de réforme universitaire mis en oeuvre aujourd’hui dans la (quasi) totalité des pays européens.

    Mi-mars 2010, le sommet des chefs d’Etat discutera d’un "Lisbonne 2" et de l’avenir des secteurs enseignement supérieur et recherche en Europe mais d’ici là un grand mouvement européen pour une université réellement publique pourrait remettre en cause la mise en place de ce grand marché de la connaissance.

Ludo, HNS-info

Sources (en italien) : Global Project / Uniriot / padova in movimento

Notes
[1] La vague de protestation dans les universités autrichiennes de plus en plus importante - Journée d’actions le 5 novembre

[2] Hongrie : mouvement dans l’éducation - Manif le 7 novembre à Budapest

Posté par isabeaudeloere à 08:57 - Monde en lutte - Commentaires [0] - Permalien [#]
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