Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

17 octobre 2018

Dans le patio universitaire des lieux communs

Banalités de base

Dans le patio universitaire des lieux communs, de la Cellule H1N1 :

Extrait : Rien, pour l'étudiant - comme pour beaucoup d'autres - n'est pratiquement habitable, pas même son logement, dont la taille est assez ordinairement proportionnelle au respect qu'on lui porte : insignifiante, et néanmoins coûteuse.

6€50 soit 5€ + 1€50 de frais de port

Pour acheter ce livre par carte bancaire, cliquez sur le bouton paypal ci-dessous :

 

En tant qu'association de loi 1901, les éditions A.E.C ont besoin de votre soutien pour pouvoir publier livres et autres oeuvres à venir en toute indépendance, aussi pouvez-vous nous soutenir en faisant un don à votre convenance en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Le livre est également en vente dans les librairies suivantes :

- Quartier Latin, 6 rue Georges Teissier, 42000 Saint-Etienne

- L'Une et L'Autre, 19 rue Pierre Bérard, 42000 Saint-Etienne

04 octobre 2018

Fête des éditions A.E.C

Affiche tract soirée dans le patio copier

A l'occasion de la sortie de leur premier ouvrage, les éditions A.E.C organisent petite sauterie le vendredi 12 octobre 2018, de 18h à minuit et plus si affinité, au 3 rue Jules Romain, derrière la bibliothèque universitaire de Tréfilerie à Saint-Etienne.

On peut d'ores et déjà commander ledit livre ici.

Ou le trouver en vente à la librairie Quartier Latin, 6 rue Georges Teissier à Saint-Etienne.

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01 août 2018

Editions libre

Logo éditions libreEditions libre

 

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22 juillet 2018

Ce qui n'a pas de prix

Annie Le Brun, Ce qui n'a pas de prix 02

Ce qui n'a pas de prix, de Annie Le Brun

4ième de couverture : C'est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir.

Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recourt à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d'un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.

Jusqu'à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l'argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l'essentiel, la quête éperdue de ce qui n'a pas de prix ?

 

Mini-biographie : Annie Le Brun a participé aux dernières années du mouvement surréaliste. Parallèlement à des poèmes réunis dans Ombre pour ombre, elle a publié des essais, dont Les Châteaux de la subversion (1982) et Soudain un bloc d'abîme, Sade (1986) en introduction à l'oeuvre de celui-ci, avant de concevoir l'exposition "Sade, Attaquer le soleil" au musée d'Orsay (2014). Menant une réflexion sur la poésie à travers Appel d'air (1988) ou Si rien avait une forme, ce serait cela (2010), elle s'est livrée à une analyse critique de ce temps dans Du trop de réalité (2000). Ce qui n'a pas de prix peut en être considéré comme la suite.

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04 juin 2017

Banalités de base n°1, version revue et corrigée par la Comité

Banalité de base, couv

Banalités de base, 1/3, de Léolo, revu et corrigé par l'ensemble du Comité A.E.C.

Pour télécharger le PDF, cliquez sur l'image de la couverture.

Ne pas hésiter à faire tourner

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13 mai 2017

Nous étions toujours encore quand même plus vifs que les limaces, et nous aurions pu, bien sûr, ravager la Chine

Nous étions toujours encore (La Chine)Nous étions toujours encore quand même plus vifs que les limaces, et nous aurions pu, bien sûr, ravager la Chine, de Philibert de Pisan, membre du Comité A.E.C., 2017.

4ième de couverture : Le ramdam quasi boucanier de notre agitation trancha avec la tension silencieuse en cours entre les murs du Godet au moment que nous y entrâmes. Doutant de l'état de notre amitié je saluai Agnès d'un caressant baisé ; et quoiqu'elle n'eût jamais éprouvé le moindre amour pour moi, elle en partagea la tendresse d'une accolade sans fard, comme en souvenir d'une semaine fugitive où j'avais été l'amant fortuné de ses nuits. La vipérine inondait nos verres - inoubliable Vinyle - et nous trinquâmes tous ensemble à "l'effondrement" !

Biographie de l'auteur : Fœtus encore, Philibert de Pisan hésite sur le lieu de son éclosion, puis choisit de naître chez Lorette, parce que c'était bien, c'était chouette chez Lorette. À 3 ans à peine il a lu toute l'œuvre de Guy Debord, puis de 4 à 5 ans celles de Nietzsche et de Kant, mais c'est à 6 ans, en lisant Pif Gadget, qu'il trouve sa véritable vocation de penseur, vocation qui le poussera un peu plus tard à sauter lui-même en auteur. Philibert de Pisan vit aujourd'hui à Saint-Étienne, dans la Loère, où verre après verre il se voit bien souvent contraint de lutter contre le mot dentier.

Où trouver cet ouvrage : Encore dans l'attente de l'achèvement de son dépôt à la BNF, le livre ne sera commandable dans toutes les bonnes librairies qu'à partir du 26 juin 2017. Il est toutefois d'ores et déjà  commandable en avant première ici !

Affiche La Chine Presse copier

Affiche nous étions copier

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25 novembre 2014

A nos amis

a-nos-amis

A nos amis, du Comite Invisible, 2014.

4ième de couverture : A ceux pour qui la fin d'une civilisation n'est pas la fin dumonde; A ceux qui voient l'insurrection comme une brèche, d'abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion; A ceux qui devinent, derrière l'épais brouillard de "la crise", un théâtre d'opérations, des manoeuvres, des stratégies - et donc la possibilité d'une contre-attaque; A ceux qui portent des coups; A ceux qui guettent le moment propice; A ceux qui cherchent des complices; A ceux qui désertent; A ceux qui tiennent bon; A ceux qui s'organisent; A ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible; Cette modeste contribution à l'intelligence de ce temps.

Extrait n°1 : Nous ne sommes pas contemporains de révoltes éparses, mais d'une unique vague mondiale de soulèvements qui communiquent entre eux imperceptiblement. D'une universelle soif de se retrouver que seule explique l'universelle séparation. D'une haine générale de la police qui dit le refus lucide de l'atomisation générale que celle-ci supervise. Partout se lit la même inquiétude, la même panique de fond, à quoi répondent les mêmes sursauts de dignité, et non d'indignation.

Extrait n°2 : L'horizon de la catastrophe est ce à partir de quoi nous sommes présentement gouvernés. Or s'il y a bien une chose vouée à rester inaccomplie, c'est la prophétie apocalyptique, qu'elle soit économique, climatique, terroriste ou nucléaire. Elle n'est énoncée que pour appeler les moyens de la conjurer, c'est-à-dire, le plus souvent, la nécessité du gouvernement. Aucune organisation, ni politique ni religieuse, ne s'est jamais avouée vaincue parce que les faits démentaient ses prophéties. Car le but de la prophétie n'est jamais d'avoir raison sur le futur, mais d'opérer sur le présent : imposer ici et maintenant l'attente, la passivité, la soumission. Non seulement il n'y a pas d'autre catastrophe à venir que celle qui est déjà là, mais il est patent que la plupart des désastres effectifs offrent une issue à notre désastre quotidien.

Extrait N°3 : Le pouvoir contemporain est de nature architecturale et impersonnelle, et non représentative et personnelle. Le pouvoir traditionnel était de nature représentative : le pape était la représentation du Christ sur terre, le roi, de Dieu, le Président, du peuple, et le Secrétaire Général du Parti, du prolétariat. Toute cette politique personnelle est morte, et c'est pourquoi les quelques tribuns qui survivent à la surface du globe amusent plus qu'ils ne gouvernent. Le personnel politique est effectivement composé de clowns de plus ou moins grand talent ; d'où la réussite foudroyante du misérable Beppe Grillo en Italie ou du sinistre Dieudonné en France. A tout prendre, eux au moins savent vous divertir. Aussi, reprocher aux politiciens de "ne pas nous représenter" ne fait qu'entretenir une nostalgie, en plus d'enfoncer une porte ouverte. Les politiciens ne sont pas là pour ça, ils sont là pour nous distraire, puisque le pouvoir est ailleurs. [...] Le pouvoir, c'est l'organisation même de ce monde, ce monde ingénié, configuré, designé. Là est le secret, et c'est qu'il n'y en a pas.

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09 janvier 2014

Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary

Lettre ouverte

Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, de Guy Hocquenghem, 1986.

Extrait n°1 : Cher ex-contestataires, Le retour de la droite ne vous rendra pas votre jeunesse. Mais c'est bien la gauche au pouvoir qui vous l'a fait perdre. Définitivement. Ce fut sous Mitterrand que vous vous êtes "normalisés" ; et sous Fabius que vous avez viré votre cuti. Pour devenir les néo-bourgeois des années 1980, les maos-gauchos-contestos crachant sur leur passé ont profité de l'hypocrisie nationale que fut le pouvoir socialiste. Sous lui, ils s'installèrent dans tous les fromages. Plus que personne, ils s'en goinfrèrent. Deux reniements ainsi se sont alliés : celui des "ex" de Mai 68 devenus conseillers ministériels, patrons de choc ou nouveaux guerriers en chambre, et celui du socialisme passé plus à droite que la droite. Votre apostasie servit d'aiguillon à celle de la gauche officielle. Mai 1968-mai 1986 : vos carrières ont atteint leur majorité. Le moment est venu d'en faire le bilan.

Extrait n°2 : Bref, vous vous reconvertirez sans peine, je vous fais confiance. Libération, cette Pravda des nouveaux bourgeois, saura aussi bien câliner les nouveaux gouvernements que l'ancien ; l'important, pour vous, n'est pas d'être de droite ou de gauche, mais d'être du côté du manche. D'où votre goût, à présent, pour le consensus des réactions, PS, RPR ou UDF. On ne tire pas sur une ambulance, mais on autopsie un cadavre. Pour disséquer la dictature défunte des opportunismes conjugués, entre Fabius et ex-maos, qui nous a gouvernés depuis cinq ans, j'ai patienté jusqu'à la fin de la comédie. Pour éviter de participer à la redistribution des cartes, évidente depuis des mois, j'ai préféré attendre qu'elle soit accomplie. Je ne voulais entrer en aucune querelle politicienne, ni aider, si peu que ce fût, à un retour des droitistes. Les alternances politiques m'indiffèrent. Ce qui est en question ici ne s'y ramène pas. Ce serait plutôt une question de génération. "Une génération [... qui] inaugure la rencontre entre la gauche et le capitalisme, [...] entre la technologie et le rêve, [...] entre le business et la création", comme l'écrivait un de vos journaux subventionnés (Globe). "Individualisme et réussite [...], responsabilité de génération", fanfaronne de son côté Actuel.

Extrait n°3 : Si je ne fais pas de procès politique, c'est parce que j'ai trop bien connu, à mes dépens, les procès politiques menés au nom du Prolétariat et de la Cause du peuple. Je n'ai jamais cru à la ligne juste ; toujours trop à gauche, ou trop à droite, toujours suspect d'esthétisme fascisant, j'étais, cher enfant, trotsko-surréaliste quand eux étaient stalino-althussériens, anarchiste spontanéiste quand ils étaient maoïstes d'acier. Je sais, c'est du passé, et peu importent ces vieilles étiquettes. Elles veulent tout de même dire ceci : mon arme, c'est le style libertaire dans l'action et la réflexion, qui s'éloigne nécessairement, pour moi, de la politicaille renégate comme de l'esthétisme rétro (voir L'Âme atomique, en collaboration avec René Schérer, pour ceux qui veulent vraiment savoir "d'où je parle" philosophiquement). Les procès, les exclusions, je connais, je me les suis tous tapés. Exclu de chez les trotskistes, les maos me cassaient la gueule ; des procès, tiens, en 1978 on m'en fit encore un, très officiel, à Libé, pour avoir écrit un papier dans Le Figaro-Magazine (où je racontais l'extermination des homosexuels en camps nazis). Alain Finkielkraut et Julien Brunn, dans des livres que tu n'as pas lus et qu'on a déjà oubliés, m'ont traité longuement d'antisémite agent de la nouvelle droite. L'inévitable Angelo Rinaldi m'a comparé à Lucien Rebatet pour un livre... écrit contre le racisme (La Beauté du métis).

Extrait n°4 : En France, les gens de culture ne sont jamais loin du merdier politicien, du pot de chambre de leurs maîtres. Littérature et culture paranoïaques, rêves de pouvoir mégalomaniaques, ces caractéristiques bien françaises, notre génération les a portées au point d'incandescence. Minuscules coups d'Etat qui ont la méchanceté des grands, le ridicule en plus, les révolutions culturelles françaises font se succéder, en littérature, en théâtre, en philosophie et même dans le monde des "variétés", des baudruches autoritaires. Finalement, camarades artistes, un ruban rouge à la boutonnière paiera cette agitation permanente au service du pouvoir. Vos frustrations d'ex-gauchistes sevrés de révolution ne pouvaient connaître qu'un exutoire : le partage des postes, l'intégration aux cercles de la puissance publique, l'entrée des artistes renégats de l'art dans le club très fermé des gouvernants et des manipulateurs despotiques. Tout comme, dit-on, on ne croit pas en Dieu au Vatican, l'endroit de France où on croit le moins à l'art est ce monde des artistes stipendiés, politiciens longtemps refoulés, issus de Mai 68, qui ne croient qu'au Pouvoir, jamais à l'imagination.

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06 janvier 2014

Pour en finir avec l'espèce humaine

Pour en finir avec l'espèce humaine (2013)1

Pour en finir avec l'espèce humaine, Et les Français en particulier, de Pierre Drachline, 2013.

Extrait n°1 : Les peuples privés de guerre sur leur sol se consolent avec les compétitions sportives. Je méprise ces foires à la sueur et ne distingue pas entre compétiteurs amateurs et professionnels. Le pire étant les spectateurs. Populace si avide de spectacles qu'on la régalerait aisément avec des jeux du cirque où tous les paris seraient possibles. de surcroît qui n'a pas rêvé en secret de baisser le pouce tel un empereur romain pour commander une mise à mort ? Le jet de bobos dans une fosse aux lions aurait ma préférence. Pauvres fauves contraints de manger bio!

Extrait n°2 : La parole doit être terroriste. Entre le cri et le silence, il n'y a rien. Juste des haleines fétides qui, à force de rots et de pets, établissent la dictature de la normalité.

Extrait n°3 : Les enfants ont pour la plupart des gueules de fatalité génétique. Dès leur plus jeune âge, ils ressemblent à ce que sera leur héritage. Ils naissent vieux et rares seront ceux qui deviendront jeunes.

Extrait n°4 : Il est étrange, voire choquant, qu'aucune femme ne se préoccupe de la malfaisance éventuelle de l'enfant qu'elle porte et dont elle accouchera à la satisfaction générale.

Extrait n°5 : Il n'existe aucune association pour le droit à vivre dans la dignité. En revanche, celle pour le droit à mourir dans la dignité est bien installée dans le paysage. Mais une mort peut-elle être digne ? Difficile de faire passer le relâchement des sphincters pour un sursaut d'orgueil.

4ième de couverture : "On ne peut rien pour un peuple épris de sa servitude", écrivait Georges Darien dans La Belle France au début du siècle dernier, quelques années avant que les peuples européens jouissent de la grande boucherie patriotique de 14-18.
L'homme est le seul animal avide d'être dressé, d'où une sourde nostalgie de l'esclavage. Aujourd'hui, l'économie cannibale prospère sur les crises qu'elle crée et entretient. Les hommes, et singulièrement les Français, ne se révoltent pas. Au contraire, ils réclament à cor et à cri toujours plus de servitudes, d'Etat, de règlementations. Chaque nouvelle interdiction limitant le libre arbitre de l'individu suscite un orgasme citoyen. Le troupeau, nourri au principe de précaution, a le goût de l'abattoir. Chacun, barricadé derrière son nombril, réduit l'Histoire à sa misérable personne. Dans les villes, le "bobo", sorte de termite, incarne le triomphe de l'abjecte idéologie de la dérision et son racisme anti-pauvres.
L'époque est celle des impostures médiatiques. Les "indignés", ravis de la crèche découvrant la nocivité du capitalisme, les organisations caritatives enseignant aux défavorisés la passivité, les insoumis certifiés conformes de toutes les fausses révolutions, les écologistes vendant des peurs collectives après les religions, les ouvriers se battant pour préserver les outils de l'oppression au lieu de les détruire, etc.
L'auteur prône le retour à la primauté de l'individu, au choix de la vie contre la marchandise. Un rappel au désordre.

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15 novembre 2013

Banalités de base 1

Couverture bdb I révisé (orange) copier

Banalités de base 1/3, de Léolo, 2008.

"Banalités de base 1/3" est le premier tome du second ouvrage de la trilogie "théorique" (encore inachevée) "l'écoeurement". Composée d'une suite d'aphorismes rédigés entre 2005 et 2008, il s'agit là de la version originale de l'ouvrage, à peine retouchée en 2013. (Cliquez sur l'image à gauche pour obtenir le livre entier en PDF).

4ième de couverture : Je n'ai pas pour autant la naïveté de croire que le passé fût toujours plus "glorieux" et vivable que ne l'est le présent. Il s'agit d'observer toutefois qu'il a rarement été plus mauvais, et souvent sur de meilleures bases, où les rapports sociaux entre les hommes trouvaient de quoi s'épanouir plus humainement que ne le permet même la meilleure des situations dans notre époque de disgrâce. Nous subissons en effet une telle déshumanisation des rapports qu'il devient même incertain que nous puissions encore d'ici quelques années parler d'humanité sans y mettre au moins quelques guillemets.

Extrait n°1 : Que les médiatiques de tous bords puissent parler d'une plus ou moins grande "inquiétude du marché" montre assez bien déjà quelle magie noire s'exerce dans toutes les bourses du monde.

Extrait n°2 : L'économie capitaliste a ceci de particulier qu'elle est la première, parmi les fausses sciences dont l'histoire nous a tant abreuvées jusqu'ici, à traîner avec elle dans la tombe l'univers tout entier. Son agonie sans contrôle et fatale n'a lieu qu'au prix de la destruction de tout.

Extrait n°3 : Un coup de marteau donné sur une cuvette de chiotte faussement duchampienne n'a plus rien d'un acte DADA. Mais qu'un tel "événement" n'ait réellement bouleversé personne, voilà justement qui est encore DADA.

Extrait n°4 : La table rase est le propre du capitalisme. Partout où il passe, une "tempête" monétaire néantise à son profit tout ce qui l'avait heureusement précédé jusqu'ici. L’écoeuré révolutionnaire, au contraire, n'ignore jamais combien son inscription sur la surface sociale est une vague déferlante sur le fleuve de l'Histoire.

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