Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

28 novembre 2012

Gênes G8 2001 : C'est l'Etat qui saccage. C'est le capital qui dévaste.

Brochure, Gênes, G8 2001Le 13 juillet 2012 le procès contre les manifestants inculpés lors des manifs du G8 à Gênes en 2001 s'est conclu par une sentence d'un siècle de taule.

Ce dossier à pour but de donner des informations sur ce procès et sur le climat dans lequel il s'est déroulé. Un procès où tout s'est joué autour du nouvel usage arbitraire et politique du délit de "dévastation et saccage" qui dorénavant accroît lourdement les possibilités de répression judiciaire "démocratique".

Ce dossier veut faire circuler la traduction d'extraits de différents textes et réflexions du mouvement après une condamnation qui oblige à se confronter, sans indulgence, à la répression étatique et à l'emprisonnement de camarades.

 

Cliquez sur l'image ou ci-après pour avoir le PDF de cette brochure.

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27 août 2012

Soirée d'info et de discussion autour de la prison, Samedi 8 septembre 2012, à 19h, en présence de Jean-Marc Rouillan

Soirée prison sept 2012

12 octobre 2009

Communiqué sur la manifestation du 10 octobre à poitiers

    Nous , collectif contre la prison de vivonne, tenons à revenir sur les événements qui se sont déroulés lors de cette journée anti-carcérale du 10 octobre lancée à notre initiative. Avant toutes choses, il nous paraît important de rappeler à tous nos détracteurs que la manifestation n'était pas le centre de la journée. Nous invitons ainsi tout le monde à relire le programme de cette journée qui appelait outre la manifestation festive à des débats avec intervenants extérieurs sur des thèmes tels que le sécuritaire ou les luttes anticarcérales... ainsi qu'à des concerts le soir même. Par ailleurs les débats qui ont eu lieu avant la manifestation, contrairement au reste de la soirée qui a été annulé par les forces de l'ordre, montrera peut être par les apports qui en sortiront que la réflexion sur le sujet n'était pas exempt de la journée. Les déclarations de tous les "citoyens" et "journaleux" qui ont pris hâte de faire passer ce collectif comme un prétexte pour organiser une "émeute" et étant "une cellule d'ultra gauche" nous paraît donc d'une stupidité sans nom, d'un mensonge et d'une volonté politique des plus réactionnaires. Encore une fois nous assistons à l'utilisation d'outils médiatico-politique récurants ces derniers temps au même titre que les étiquettes "d'anarcho autonome" et "d'ultra gauche organisée".

    Bien que solidaire de tous les interpellés et n'ayant aucun interêt à juger en bien ou en mal les actes commis, nous pouvons toutefois dire que les pratiques utilisées ne correspondaient pas à nos attentes et qu'un bilan de la stratégie politique emmanera de ces evenements. Nous rappelons que, bien qu'ayant appelé à cette manifestation, nous ne sommes en aucun cas responsable des actes qui y ont été commis. Mais parler d'une violence à sens unique nous paraît inexact en vue de la gestion policière qui a suivi la manifestation : occupation policière massive de tout le centre ville (mise en place d'un quasi "couvre-feu"), arrestations arbitraires, opération policière au numéro 23 de la porte de Paris (local culturel), où devait se dérouler la suite de la journée, digne d'une ère ancienne ... Le numéro 23, qui n'avait aucun lien avec les événements de la manifestation a ainsi vu une perquisition des plus violentes. Les personnes présentes ont ainsi subit diverses violences (coups de tonfas), humiliations (face contre terre les mains sur la tête) et contrôle abusif des identités (photos et question...) pendant près de 4h! De plus les policiers présents ont volontairement dégradé le matériel sono loué ou prété pour l'occasion (estimation à plusieurs miliers d'euros)!!!

    Ainsi il nous semble que le moment n'est pas à la dénonciation mais bel et bien à la solidarité avec les militants inculpés!
Libération des manifestants en garde à vue!

Le collectif contre la prison de vivonne : http://anticarceral.poitiers.over-blog.fr/

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06 octobre 2009

Travail, prison, travail

    A l’heure où les suicides au travail s’affichent à la une des journaux et où se tient un comptage régulier et morbide des décès en détention, toutes les réactions à ces événements ont en commun de nous mener sur de fausses pistes. On nous rabat les oreilles à coups de « drames personnels », « d’erreurs de management », de « surveillance préventive », de « nécessaire solution individuelle », de « formation sur la gestion du stress », etc. Mais on ne parle jamais du cœur du problème : l’exploitation salariale et l’enfermement, piliers du système capitaliste.

    Or, on ne peut s’attaquer à l’enfermement sans s’attaquer à la société qui le produit. La prison n’est pas un monde à part, elle ne concerne pas que les prisonniers et leurs proches. Elle assure une fonction de contrôle et de gestion de la misère nécessaire au maintien de la paix sociale. La prison fonctionne comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête de chaque exploité afin qu’il continue à jouer le jeu du salariat et de la vie qui va avec. D’ailleurs, chacun sait bien que l’incarcération joue le rôle d’un stigmate supplémentaire : en plus d’être un exploité, on devient un ex-taulard. La prison marque les gens bien au-delà de la période de leur enfermement (le casier judiciaire en est le meilleur exemple) et a pour vocation de séparer les exploités entre eux, entre ceux qui marchent droit et ceux qu’on étiquette comme « déviants ». Pourtant tous les pauvres sont des prisonniers potentiels car la justice qui les condamne est une justice de classe. Le Droit n’est pas neutre, il n’est pas la manifestation naturelle de l’intérêt général mais l’expression d’un rapport de force à un moment donné de l’histoire. Le Droit ne fait rien d’autre que garantir la propriété et la sécurité de la classe dominante. D’ailleurs souvent, ce ne sont même pas des actes qui sont pénalisés mais le fait d’appartenir à la « classe dangereuse » (sans-papiers, membre d’une « bande », mineur d’un quartier sous couvre-feu...).

    Se battre contre la prison, c’est se battre contre l’Etat et sa justice. C’est pourquoi le discours humanitaire qui a comme seul horizon l’amélioration des conditions de détention et un meilleur respect des droits des prisonniers contribue de fait au perfectionnement de l’enfermement et à la conservation de l’institution carcérale. Par exemple, dans les nouvelles prisons, avoir des douches à l’intérieur des cellules est une manière pour l’administration pénitentiaire de réduire les mouvements, de séparer et d’isoler davantage les détenus. L’architecture de ces nouveaux établissements (fonctionnement en petites unités, vidéosurveillance, limitation des déplacements) permet d’optimiser le contrôle et la surveillance des prisonniers dans le but de prévenir et contenir les révoltes.

    De même, ce qui nous est présenté comme des alternatives à la prison (bracelets électroniques et autres contrôles judiciaires) ne sont en réalité qu’un moyen de plus pour l’Etat d’étendre son contrôle sur certaines populations. Ces dispositifs s’accompagnent d’un suivi social qui ressemble bien souvent à une mise au travail forcé, selon des logiques similaires au contrôle des chômeurs, où le moindre faux pas peut être suivi d’une sanction. A l’instar de bien d’autres aspects de notre société au premier rang desquels le travail salarié, ces soi-disant alternatives participent de l’autodiscipline qui doit faire accepter à chacun de rester à sa place. Ces mesures, présentées comme une manière de « désengorger » les prisons, permettent au contraire d’enfermer toujours plus : le nombre de prisonniers ne cesse d’augmenter.

    La prison étant à l’image de la société, la faiblesse actuelle des luttes dans et autour des prisons est le reflet de l’affaiblissement de la tension de classe qui traverse l’ensemble de notre société. Pourtant il existe aujourd’hui en Europe des luttes contre l’enfermement, par exemple contre les centres de rétention en Italie et en France ou contre les prisons en Belgique, qui ont permis de faire le lien entre l’intérieur et l’extérieur et ont tenté de replacer ces révoltes dans une perspective plus large de lutte contre le système capitaliste. Parce que la liberté n’est pas un état individuel mais un rapport social à construire.

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07 août 2009

Cayenne, ou, Mort aux vaches

Cayenne, ou, Mort aux vaches - Parabellum (?) / Interprétée et quelque peu modifiée par Les Amis d'ta Femme : Je me souviens encore, de ma première femme, elle s'appelait nina, une vraie putain dans l'âme, la reine des morues, de la plaine saint denis, elle faisait le tapin près d'la rue rivoli / refrain : MORT AUX VACHES, MORT AUX CONDES, vive les enfants d'cayenne à bat ceux d'la sureté,/ elle aguichait l'client, quand mon destin d'bagnard, vint frapper à sa porte, sous forme d'un richard, il lui cracha dessus, rempli de son dedain, lui mit la main au cul et la traita d'putain / refrain / moi qui étais son homme, et pas une peau de vaches, aquis dans ma jeunesse, les principes d'un apache, sortis mon 6-35 et d'une balle en plein coeur, je l'étendis raide mort, et fus serré sur l'heure, / refrain / (UNE SEULE SOLUTION...LA REVOLUTION ca fait 1 2 1 2 3 4) aussitôt arreté, j'fus mené à cayenne, c'est là que j'ai purgé, la force de ma peine, jeunesse d'aujourd'hui, ne faites plus les cons, car pour une seule connerie, on vous jette en zonzon wwwwwwaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!! / refrain / si je viens à mourir, je veux que l'on m'enterre, dans un tout p'tit cimetière, près d'la porte saint martin, 400 putains à poils, viendront crier très haut, c'est le roi des julots, qu'on le mène au tombeau, (wwwwaaaaaaaaaahhhhhhhhh!!!!) / refrain / sur mon tombeau y aura, cette glorieuse phrase, écrit par les truants, d'une très haute classe, honneur à la putain, qui m'a donné sa main, si je n'étais pas mort, je te baiserais encore / refrain2: pas de grâce, pas de pitié, pour toutes ces bandes de laches et ces band' d'enculers / refrain / refrain2 / refrain / refrain2 / refrain).

Une autre version ci-dessous, un peu plus surprenante

 

Posté par Leolonico à 17:52 - Chants - Commentaires [0] - Permalien [#]
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13 mars 2009

Le coup de bâton de la juge anti-terroriste : Farid à la santé (11 mars 2009)

Mercredi 11 mars, Ivan et Farid ont été convoqué devant les juges d’instruction pour une audition sur l’instruction en cours. Mais surtout, il s’agissait pour le parquet et aux juges de demander leur réincarcération sous prétexte qu’ils seraient en récidive de violation de contrôle judiciaire ( voir "le "cadeau" de la juge anti-terroriste : durcissement du contrôle judiciaire d’Ivan et Farid" sur http://nantes.indymedia.org/article/14975... . Les flics les auraient vu ensemble à certains rassemblements en solidarité avec Isa (incarcérée à ce moment-là). Leur contrôle judiciaire leur interdisait « d’entrer en contact de quelque manière que ce soit ». Le Juge des Libertés et de la Détention M. Maton a donc suivi les réquisitions du procureur. Et, Farid a été amené à la prison de la Santé dans la soirée. Ivan, quant à lui, ne s’est pas présenté à sa convocation. (lire la suite sur indy grenoble) Voir en ligne : http://grenoble.indymedia.org/2009-03-12-Le-coup-de-baton-de-la-juge-anti-...

Source : http://www.soutien11novembre.org/

 
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