Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

15 décembre 2016

Auc Champs-Élysées du vice électoraliste

Aux Champs-Élysées du vice électoraliste
de la présidentielle 2017 en France

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De la fonte redoublée des glaces au Brexit anglais, des contestés jeux olympiques de Rio à la victoire de Donald Trump aux États-Unis, de Notre-Dame-des-Landes à la chute de Matteo Renzi en Italie, en passant par la révolte des Sioux et l'apostasie de présidence inaugurée en France par l'ectoplasmique François Hollande, tout ou presque tout(1), en 2016, aura échappé à « l'intelligence » du vieux pouvoir politique, et montré un épuisement d'icelui qu'aucun clignement d’œil médiatique ne parviendra plus maintenant à déguiser.
C'est qu'à l'approche du désastre définitif, la catastrophe en cours depuis longtemps devait nécessairement devenir toujours plus visible aux yeux de la plèbe, qui a dès lors commencé de réagir en conséquence, quoique encore très diversement et avec plus ou moins d'efficience. Partout en tout cas là où sévissait il y a peu un certain sommeil de l'être, une émotion renaît qui voit les luttes se multiplier, déplacer les fronts, alterner les intensités du conflit, et ouvrir des interstices où les trajectoires de chacun se traversent et renouent avec l'en-commun. Ici ou là, des faucheuses et faucheurs de chaises aux lanceurs et lanceuses de cocktails molotov, nous commençons de renouer des liens avec des formes-de-vie réelle(s) qu'aucune économie de la survie imposée ne saurait plus enceindre.

En France, toutefois, l'élection présidentielle – dont le spectacle entamé depuis longtemps déjà devrait logiquement culminer en mai prochain dans la plus complète insanité -, semble avoir replongé un assez grand nombre d'habitants dans une expectative qui, sans être une palinodie, a quand même beaucoup d'un retour à la plus absurde dévotion au dispositif électoral, et par là même à la domination impérialo-marchande. Là en effet où le printemps 2016 et « sa loi-travail » nous avaient vu nous révolter jusqu'à en mettre debout la nuit même, l'automne, lui, malgré quantité d'escarmouches, n'a pour l'essentiel été qu'un hiver précoce ; l'augmentation des inscriptions sur les listes électorales semble en témoigner.

Le dispositif dit démocratique du suffrage universel visant à nommer au-dessus de soi un ou plusieurs dirigeants tient bien plus pourtant du plébiscite(2) que de la « fête populaire », et c'est d'ailleurs en quoi d'emblée il contient en lui-même la dictature(3) - comme disait Marcuse, le fait de pouvoir élire librement des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves(4) , il ne faut pas rêver ; que d'aucuns puissent encore espérer un changement positif à l'issue de la prochaine élection présidentielle après tant de déconvenues successives a dès lors de quoi étonner - mais peut-être n'avons-nous affaire là qu'avec une apparence trompeuse.


Il y a fort à parier, en effet, que sentant la fin proche du monde tel qu'il est, chacun entende présentement jouer un dernier coup de dés afin au moins pour certains de sauver les meubles, pour d'autres de renverser la table. L'option François Fillon pour les premiers, la progression de Jean-Luc Mélenchon et la stabilité de Marine Le Pen pour les seconds n'énoncent d'ailleurs rien d'autres, et le résultat de la présidentielle 2017 ne saurait plus guère autrement susciter la surprise qu'en étant sans surprise.

L'état confus de la situation politique française et mondiale ouvre de toutes façons la porte à tous les possibles, et rend bien aussitôt par là même caduc tout effet propre à stupéfier.

Quelle que soit l'issue de l'élection, la stupéfaction viendra d'ailleurs ; c'est pourquoi le pouvoir en place a d'ores et déjà prolonger l’État d'urgence au-delà de son propre mandat, et demande à la police et l'armée de multiplier les exercices contre-insurrectionnels.

L'assemblée nationale et l’Élysée n'étant plus après tout que des centres vides hantés par des âmes vides, l'évidence de leur inflammabilité reparaît à beaucoup, et la commune – c'est entendu, et, outre l'habituelle duplicité de la canaille syndicaliste, l'échéance n'a pu être évité jusqu'ici qu'à grand renfort de spectacle médiatico-politique visant à faire accroire encore que les divergences réelles qui parcourent la « société » seraient solubles dans l’État souverain. Autrement dit, on veut faire passer ce qui a tout d'une guerre civile pour un simple débat sur des détails, et ce qui a tout d'un simple débat sur des détails pour une guerre civile, guerre civile que le dispositif électorale seul permettrait de réaliser telle une Pax Romana.

Chacun une fois encore sans doute fera semblant d'être dupe jusqu'en avril-mai, guère plus longtemps, tant il appert que la présidentielle qui vient ne saura qu'entériner de nouveau le désert de l'avoir contre l'être ; les grecs n'ont-ils pas élu Tsipras et son parti Siriza en 2015(5).

Rien, en 2017, ne viendra plus dissimuler ceci que, de l'extrême-gauche officiel à l'extrême-droite, toutes les politiques étatiques travaillent à sauver ce qui reste du capital, comme au maintien de leur propre domination à sa suite – l’État d'exception permanent n'étant là que la confirmation devenue partout visible(6) qu'un tel constat ne connaît pas d'exception.

L'insurrection, dès lors, devient en France le plus inévitable des possibles, aussi sûrement que le plus impérieusement nécessaire. Souhaitons cependant que nul n'y court par trop naïvement, la commune de Paris jadis et l'exemple syrien à présent ont assez montré déjà combien la domination impérialo-marchande était peu encline à supporter longtemps la présence de révolutionnaires s'organisant en dehors d'elle ; tous les régnants ont toujours été d'impitoyables seigneurs de guerre en puissance.

Mais si la peur est légitime, elle n'arrête pas l'exigence de vivre.
Tous les règnes ont une fin.

Vive la commune !

Le 15 décembre 2016


Note

1 – Il est notable que Bashar Al Assad et Vladimir Poutine, entre autres, en bon seigneur de guerre, ont su quant à eux faire preuve d'un savoir faire tant claustwitzien que machiavélique dans la gestion du conflit syrien, lequel, avant de devenir une « boucherie », avait d'abord été une tentative révolutionnaire.

2 – Lire à cet égard « Lettre à nos cousins d'Amérique », sur Lundimatin (https://lundi.am/LETTRE-A-NOS-COUSINS-D-AMERIQUE)

3 – De Napoléon III à Adolphe Hitler, c'est bien par le dispositif électoral que le pouvoir fut pris. Mais, quelque soit l'élu, nous pouvons toujours déjà parler de dictature, puisqu'il s'agit bien toujours d'une personne qui des électeurs reçoit temporairement les pleins pouvoirs ou au moins la possibilité légale d'en user.

4 – L'Homme unidimensionnel, Herbert Marcuse

5 – Voir l'article « La contre-insurrection qui vient, modestes propos sur la situation grecque » : http://ecoeuretcuisine.canalblog.com/archives/2015/05/04/31999592.html

6 – On nous habitue depuis de nombreuses années, depuis le plan vigipirate en 1995 pour ce qui est de la France, à une présence policière et militaire – sans parler des caméras de surveillance - qui ne laisse pas de confirmer que le contrôle des populations est devenu une priorité pour la plupart des États souverains.

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29 novembre 2016

Lettre à nos cousins d'Amérique

LETTRE A NOS COUSINS D'AMÉRIQUE

 

Aujourd’hui, très rares sont ceux qui savent encore ce que sont ou plutôt ce qu’étaient l’État et le politique (et donc « l’histoire »).

Lettre d’Alexandre Kojève à Carl Schmitt (28 juin 1955)

 

Ainsi donc, le Joker a pris la Maison Blanche. Et ce n’était pas prévu dans le scénario. Il n’a pas eu besoin d’un camion bourré d’explosifs ni d’un compte-à-rebours défilant sur une horloge à cristaux liquides. Il s’est contenté de se présenter aux élections, le plus démocratiquement du monde, et il les a gagnées.

La nouvelle a été universellement accueillie dans l’incrédulité, affligée pour les uns, exultante pour les autres. C’est toujours un événement, en ce monde, qu’une vérité vienne au jour et se manifeste ; il est alors de coutume de l’enterrer aussi vite que possible sous des tombereaux de « commentaires », d’« explications » et autres bavardages. On révoque le fait advenu au motif qu’il n’aurait pas dû arriver, que c’est un accident. Le problème, c’est qu’à mesure que l’accident devient la règle, que le Brexit l’emporte au Royaume-Uni ou le sanglant Duterte aux Philippines, on a de plus en plus de mal à masquer l’irréalité de « ce qui devrait être ». Disqualifier comme « fasciste » le résultat de procédures que l’on répute « démocratiques » par ailleurs ne fait qu’ajouter à la malhonnêteté, et à l’aberration.

L’élection de Donald Trump à la présidence américaine, prenons-la plutôt comme un moment de vérité. Formulons les vérités anciennes ou nouvelles qui y éclatent. Voyons le réel que cela dessine, et comment s’y orienter dès lors.

1 – L’élection n’a rien d’une procédure « démocratique ». Elle a été pratiquée dans toutes sortes de régimes monarchiques. Le Pape lui-même est un élu. Le suffrage universel est une procédure plébiscitaire. Le plébiscite a toujours été plébiscité par les dictateurs. Ainsi, le premier Président de la République « élu démocratiquement » en France fut le dictateur Louis-Napoléon Bonaparte.

2 – La dictature est une institution, et non la négation de toute institution. Elle a été inventée par la république romaine afin de faire face le plus efficacement possible à une situation d’urgence – une sécession de la plèbe, par exemple. Si le dictateur se voit attribué les pleins pouvoirs, c’est afin de sauver la République ou de rétablir la « situation normale ». La dictature est une institution républicaine.

3 – La politique est essentiellement l’art de la manipulation des apparences, du faux-semblant, du stratagème, des jeux à trois bandes, du coup d’État permanent, de la mauvaise foi et de la domination, bref : du mensonge efficace. Quoi de plus logique que d’élire comme président un menteur patenté ? Ceux qui voient dans cette élection le triomphe d’une politique de la « post-vérité » parce que le vainqueur du jour ne s’est jamais soucié de « respecter les faits » tentent lamentablement d’occulter l’évidence que s’il a été élu, c’est précisément parce qu’il incarnait la vérité de la politique, la vérité de son mensonge. Ce qui rend la gauche partout haïssable, c’est de mentir sur le mensonge en faisant de la politique avec des bons sentiments. Chaque fois que la gauche s’en est pris à l’obscénité de Trump, elle n’a donné à entendre que le caractère faux-cul de son propre moralisme. La retenue dont la gauche se prévaut est aussi bien retenue de la vérité, qui éternise le règne du mensonge. C’est ainsi que Trump est devenu, pour certains, le nom de la fin du mensonge. Il leur manque seulement d’avoir lu Gracian, qui disait de l’homme de cour : « Quand son artifice est connu, il raffine sa dissimulation, en se servant de la vérité même pour tromper. Il change de jeu et de batterie pour changer de ruse. Son artifice est de n’en avoir plus. »

4 – Si gouverner se réduit, de nos jours, à l’exercice d’une communication d’urgence ; si les hommes politiques ne font plus que jouer leur propre rôle dans une sorte de spectacle de divertissement accessible à tous ; s’ils ne s’attachent ainsi qu’à repousser jour après jour l’examen de l’ensemble des questions vitales dont l’irrésolution mine nos existences ; si l’exercice du pouvoir d’État ne vise plus qu’à fournir un leurre permettant à tous ceux qui détiennent un réel pouvoir, parce qu’ils ont des intérêts réels dans le monde, de continuer à les servir ; si donc le gouvernement n’est plus dans le gouvernement et si ses palais sont vides ; alors il est hautement rationnel d’élire comme président un bateleur professionnel issu de la télé-réalité. Un guignol est tout simplement le meilleur candidat pour jouer le rôle principal dans un théâtre de guignols.

5 - Depuis le temps que la « démocratie est en crise », les experts se perdent en considérations superflues sur le « vote d’adhésion » et le « vote de protestation ». Ils seraient bien avisés d’ajouter à leurs pauvres catégories un nouveau venu : le « vote de mépris ». On ne peut tenir pour rien le fait que tout un ensemble d’ennemis libertariens de tout gouvernement ait voté pour Donald Trump. Porter un être méprisable à une fonction que l’on méprise, mettre un personnage grotesque à la tête d’une instance que l’on juge superflue, y a-t-il façon plus efficace de manifester son inanité ? Faire du néant le président est une façon comme une autre d’anéantir la fonction présidentielle. Il n’en demeure pas moins loisible à chacun de se croire malin en déplorant le triomphe de l’« idiocratie ».

6 – La rencontre avec l’homme blanc a laissé un souvenir impérissable à un certain nombre de peuples amérindiens, souvenir qui ne s’est pas perdu là même où les peuples en question ont péri exterminés. De l’avis général, l’homme blanc est un être vulgaire, menteur, insensible, narcissique, féroce, hypocrite, avide de gain, ignorant de tout ce qui l’entoure et pour qui rien n’est sacré ; c’est un criminel, un violeur, un nihiliste, un malade, un misérable jusque dans l’opulence. En se donnant un dégénéré de la trempe de Donald Trump pour président de « l’hémisphère occidental », les citoyens des État-Unis ont tenu à faire de cette vérité un fait éclatant, et pour certains aveuglant. [1]

7 – Partout dans le monde l’édifice juridico-formel de l’État est en voie d’être démantelé au nom du critère policier de l’efficacité, qui ne coïncide pas par hasard avec un idéal du management. Là où les fins font défaut, que reste-t-il comme finalité présentable que l’intensification infinie des moyens purs ? Purges d’ampleur soviétique, répression à balles réelles, incarcération de masse, « lutte contre le terrorisme », état d’urgence, « politique d’immigration », propagande éhontée, « lutte contre la drogue », massacres paramilitaires et citoyens, liquidations d’opposants sans élucidation prévue : ce n’est pas que « l’état d’exception devient la norme », c’est qu’une certaine forme de gouvernementalité se propage à vive allure à travers le monde. Le président Duterte, le « Trump philippin », qui propose le nombre d’exécutions extra-judiciaires dans les rues du pays comme mesure de l’efficacité de sa politique, et incite les citoyens à se joindre d’enthousiasme au bain de sang, indique une voie en même temps qu’un nouveau paradigme de l’exercice du pouvoir, tout en « transgression ». Évidemment que le plus inquiétant dans ce paradigme philippin est qu’il y ait encore là des associations de défense des droits de l’homme qui s’interrogent publiquement si l’on ne serait pas en train de « sortir de l’État de droit ».

8 – La civilisation occidentale n’en finit plus de finir. Cela fait partie, depuis plus d’un siècle maintenant, de la torture qu’elle s’inflige à elle-même ; à tel point que même ses plus fanatiques partisans n’y tenaient plus. Ils ont donc voté pour Donald Trump en un immense « Qu’on en finisse ! ». Ils ont littéralement préféré une fin effroyable à un effroi sans fin. Ce qui s’exprime ici, c’est en même temps qu’un certain goût calviniste de l’apocalypse une volonté de catastrophe proprement occidentale. Il y a là une façon de céder au vertige, de cesser de se retenir, un besoin d’affrontement décisif, ou pour dire cela en termes théologiques une rupture du katechon qui sera suivi d’effets, bien au-delà des États-Unis.

9 – Depuis sa naissance grecque, la démocratie travaille essentiellement à conjurer la guerre civile - la guerre civile qui lui a donné naissance non moins que celle qui lui permet de se maintenir, mais surtout la guerre civile en tant que réalité ultime de la coexistence entre les différentes formes-de-vie, humaines et non-humaines. La guerre extérieure est, elle, depuis Athènes, la façon la plus banale de conjurer la guerre intestine. C’est un trait de la démocratie que de traiter ses ennemis en « ennemis de la civilisation », en « barbares », en « monstres », en « criminels » et plus récemment en « terroristes », bref : de les rejeter en dehors de « l’humanité ». C’est cette façon de mener la guerre que Trump a « rapatrié à la maison », a ramené au sein même de la politique classique, en traitant Hillary Clinton non en adversaire avec qui il y aurait à débattre, mais en « criminelle » qu’il jurait d’envoyer en prison. C’est ainsi que la politique démocratique est, une nouvelle fois, devenue la continuation de la guerre par d’autres moyens. Entre gens distingués, longtemps, on a préféré parler de « pacification » plutôt que de contre-insurrection. Ce n’est manifestement plus le cas. Si la démocratie est essentiellement cette forme de la guerre civile qui consiste à nier la guerre civile, un certain nombre de citoyens des États-Unis ont voulu qu’elle soit désormais visiblement ce qu’elle est essentiellement. Voilà l’un des premiers pas que la démocratie en Amérique fait hors des sentiers prévus par Tocqueville, précédée, dans cette voie, par la Russie.

10 – La victoire de Trump se présente si évidemment comme la revanche des vaincus de la Guerre Civile américaine des années 1860 que le risque est grand, tout en percevant enfin le continuum souterrain de la guerre civile, de le voir comme celui d’une malédiction qu’il faut déplorer, et non comme un fait qu’il faut assumer. Cette élection peut fonctionner, par-delà le caractère fantoche de la présidence états-unienne, comme un signal de vengeance, comme un blanc-seing donné à la police pour assassiner autant de Noirs et de gauchistes qu’elle l’entend. Il est toujours difficile de pardonner à ses victimes tout le mal qu’on leur a fait. Et il est vrai que les partisans de Trump ont l’air, dans l’ensemble, bien armés. Mais on peut aussi imaginer que la folie manifeste du nouveau gouvernement le mette face à une nouvelle guerre de sécession à front renversé, que l’illégitimité du nouveau pouvoir nourrisse une fragmentation infinie du territoire national, une fin des États-Unis d’Amérique, où à la multiplication des milices répondrait enfin la multiplication des communes. Ce qu’il y a d’essentiellement inéligible dans le personnage pourrait tuer, par contact, la fonction qu’il devait occuper, et le système dans lequel cette fonction s’inscrivait. L’aberration régnant au centre pourrait amener la fin de toute centralité. Plus d’État, que des territoires à parcourir, ou à éviter. Fin des hégémonies. Puis contagion de discrédit parmi l’ensemble des dirigeants occidentaux par simple contact avec Trump : comment encore prendre au sérieux un chef d’État qui fait semblant de prendre au sérieux ce Donald ? Une dernière question pour la route : qu’adviendra-t-il de l’administration des choses et du gouvernement des hommes, lorsqu’ils ne pourront plus revêtir le masque impersonnel de l’État ?

Nous vous envoyons ces quelques pensées de France, chers cousins, pour vous dire que vous n’êtes pas seuls, quel que soit le sort que le système électoral nous réservera à nous, ici, dans quelques mois, ou pas. (Cf : Lundi matin)

Washington l'esclavagiste

Note

[1Nous nous permettons de leur recommander, pour approfondir cette intuition, la lecture de l’article méconnu de Georges Devereux « La schizophrénie, psychose ethnique ou la schizophrénie sans larmes ».

Posté par PhilibertdePisan à 08:31 - Nos positions - Commentaires [0] - Permalien [#]
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24 octobre 2011

"l'écoeurement" n°02, la revue du désoeuvrement actif

 Couv revue l'écoeurementn°2 copiernet

Vous trouverez le second numéro de la revue "l'écoeurement" en PDF

ICI

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