Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

10 janvier 2017

Bonne nouvelle dans l'affaire dite de Tarnac ?

Huit ans après les sabotages, la Cour de cassation a tranché ce mardi : pour la justice, l’affaire de Tarnac n’est plus du terrorisme.

Ce qui pourrait passer pour une bonne nouvelle tient bien plus sûrement, en vérité, de la stratégie judiciaire la plus nauséabonde, puisqu'il y a fort à parier qu'en retirant la classification "terroriste" à l'affaire dite de Tarnac, la justice retire simultanément aux accusés la chance d'être jugé par une cour d'assise qui, au vu de la faiblesse et du ridicule du dossier, n'aurait pu que les relaxer pleinement. La cour correctionnelle, qui devrait à présent se voir chargée du dossier, pourra tout au contraire, elle, condamner assez lourdement les camarades corréziens. Etant sans jurés, la sentence d'une telle cour n'est en effet soumise pour l'essentiel qu'à l'avis et au bon vouloir d'un seul juge, lequel va le plus souvent dans le sens du parquet et du procureur, en particulier quand il peut s'agir pour lui de se mettre l'Etat à dos au cas où lui prendrait le bon goût de procéder autrement.

C'est donc à n'en pas douter parce que la domination ne veut pas se voir entièrement battue et moquée qu'elle a préféré aux assises le compromis de la correctionnelle, où la peine maximale encourue est beaucoup moins lourde, mais aussi beaucoup plus probablement prononcée.

A bas l'Etat, à bas la justice, à bas la police !

Posté par isabeaudeloere à 14:44 - anti-terrorisme - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

13 décembre 2016

Les inculpés de Tarnac écrivent au président de la cour de cassation

Paris, le 7 décembre 2016

Monsieur le Président,

Le Parquet antiterroriste qui, dans cette affaire, a fait montre d’une remarquable constance dans l’aveuglement, s’est donc pourvu en cassation contre l’arrêt de la Chambre, après avoir perdu son appel contre l’ordonnance des juges d’instruction. On peut y voir une marque de cohérence ou d’entêtement ; les observateurs les plus détachés y ont vu une folie furieuse. Nul n’ignore en France, du moins parmi ceux qui se sont un peu renseignés, que l’affaire de Tarnac est un montage politique. Des livres entiers, des centaines d’articles, des enquêtes-fleuves en ont mis à nu une bonne partie des dessous ; et ils sont tous scandaleux. Alain Bauer, l’un des initiateurs de l’affaire, en est réduit depuis des années maintenant à ironiser sur le sujet, et à railler sa qualification terroriste. La 17e chambre du TGI de Paris a relaxé notre conseil, Jérémie Assous, sur le fondement de l’offre de preuve, conformément aux réquisitions de la chef même de la section concernée du Parquet. Jérémie Assous était donc bel et bien fondé à qualifier l’OPJ Bruno Mancheron, l’auteur du faux PV D104 et de tant d’autres faux dans cette procédure, de « faussaire ». Il n’y a que du côté de la section C1 du Parquet que l’on refuse de se rendre à l’évidence : tout cela n’est qu’un immense et flagrant fiasco. À peine a-t-on réussi à sauver les meubles en faisant obstacle, au cours de l’instruction de Paris et de Nanterre, à toutes nos demandes d’actes comme, au reste, à tout ce qui aurait pu contribuer à la manifestation de la vérité. Et pour cause, cela aurait amené, tôt ou tard, à la mise en cause de parties entières des services de renseignement, de l’appareil antiterroriste et bientôt de l’appareil d’Etat. C’était en un sens eux ou nous. On a fait en sorte que ce soit nous, même si cela n’est pas allé sans quelques victimes collatérales. Un juge d’instruction, pris en flagrant délit de partialité et de manipulation, a dû déguerpir. Un agent de la SDAT, censé avoir suivi Yildune et Julien, a prétendu être à la même heure en deux points distants d’une centaine de kilomètres tandis qu’il apparaissait finalement que les présumés saboteurs étaient en fait déjà rentrés à Paris à l’heure supposée du sabotage. Et ainsi de suite. Chaque nouveau rebondissement de l’affaire a marqué aux yeux de tous un nouvelle chute de la Justice dans le ridicule. Et pour nous, nous avons quand même pu accumuler les preuves des faux successifs – ceux qu’il a fallu faire pour couvrir les faux initiaux. Mais de toute évidence, dans ce genre de procédures et sur ce terrain-là, il n’y a pas de lutte à armes égales.

Le non-lieu agrémenté d’excuses publiques de la part de l’État nous a toujours semblé être le minimum qui nous était dû. Cette affaire a suffisamment dévasté nos vies – d’une sorte de dévastation pour laquelle il n’est pas de contrepartie. Il est donc inconcevable que nous venions quémander devant vous le respect d’un arrêt de la chambre de l’instruction qui, tout en revenant sur la qualification terroriste, valide les mille autres aberrations de ce dossier. C’est un non-lieu total que nous revendiquons ; et chacun sait que nous l’aurions obtenu de longue date s’il n’avait pas fallu ici protéger des services et des intérêts auxquels on ne peut rien refuser, à commencer par la dispense d’une humiliation publique. Nous laissons donc la Cour démêler la façon dont la Justice va pouvoir se sortir du pétrin où elle s’est mise par sa propre faute.

Avec le temps, et parce que les mécanismes judiciaires sont manifestement faits pour vous exproprier de votre propre destin, nous sommes en quelque sorte devenus les observateurs de notre sort dans une affaire qui, au bout de dix ans, ne nous concerne plus vraiment. Et comme tout observateur, nous avons pris l’habitude de faire des observations. Nous vous les livrons ici.

Il n’a pas manqué, dans ce dossier, de juges d’instruction farouchement partisans, d’experts mandatés pour dire ce que l’on attend, d’auditions arrangées, de contradictions qui crèvent les yeux et sur lesquelles on se garde bien d’enquêter, de subterfuges procéduraux et autres « reconstitutions » scandaleuses. Mais, avouons-le, nous ne nous attendions pas à ce que le rapporteur, supposément « neutre », « objectif », pour l’examen de ce pourvoi devant la cour de Cassation soit le juge Jean-François Ricard en personne. On a donc confié la synthèse « impartiale » du dossier de Tarnac à un homme qui fut le bras droit du cowboy Bruguière dont la postérité retiendra autant le soin à ensabler les procédures gênantes que le rôle dans le procès Chalabi. À un homme qui, aux dires de Marc Trévidic lui-même, dans son livre Au coeur de l’antiterrorisme, voit son rôle de juge d’instruction comme un « combat » contre un « adversaire » contre lequel il faut déployer des « stratégies », avec tout ce que cela suppose d’accommodements avec le droit - « Juger un terroriste, assume-t-il, c’est certes juger un acte terroriste, mais c’est aussi juger une conviction ». Un homme qui fut le conseiller informel à l’antiterrorisme de Michèle Alliot-Marie quand elle était ministre de la Défense avant que celle-ci ne tente de se propulser au poste de Premier Ministre grâce à nos arrestations. Le juge Ricard dont les câbles américains, révélés par WikiLeaks et jamais démentis par personne, ont exposé les singulières conceptions en matière de lutte antiterroriste. Pour rappel : « Le 9 mai 2005, l’ambassade [américaine] narre une rencontre avec le juge Jean-François Ricard. Celui-ci explique que les magistrats tel que lui, spécialisés dans l’antiterrorisme, bénéficient du "bénéfice du doute". Il prend comme exemple le dossier Djamel Beghal, arrêté en 2001 et soupçonné d’un projet d’attentat contre l’ambassade américaine à Paris. "Ricard dit que les preuves [contre lui et ses complices] ne seraient pas suffisantes normalement pour les condamner, mais il estime que ses services ont réussi grâce à leur réputation." » (Le Monde, 29 novembre 2010) Le juge Ricard, donc, qui non content de goûter le flou opportun de l’incrimination d’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » (AMT), se vantait à l’ambassade américaine d’avoir acquis une si rare intimité avec les RG, la DST et la DGSE que ces services lui laissaient consulter toutes sortes d’informations non judiciarisables du fait des moyens peu scrupuleux employés pour les obtenir. Un homme, enfin, qui a livré aux autorités américaines quantités d’informations sur des dossiers en cours. On a donc confié la synthèse, pour la cour de Cassation, du dossier de Tarnac, une affaire d’État, à un homme de la raison d’État. C’est à cet apôtre de l’antiterrorisme que l’on a délégué la tâche d’établir les bases du débat quant à la qualification des faits. Quelqu’un a dû juger qu’il devait manquer une pointe de scandale au scandale que n’a cessé d’être, depuis son premier jour, le traitement judiciaire de ce dossier.

Sans surprise, le parti pris du rapport du juge Ricard crève les yeux. Ce qui importe dans ce rapport de part en part hostile, est l’argumentation portant sur l’AMT. Il n’y a en effet, en droit français, besoin d’aucune infraction caractérisée pour être condamné pour terrorisme ; le fait de « participer à un groupement » ayant vocation à « troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » est en soi déjà un « acte terroriste ». Et il suffit à cela d’un « élément matériel » qui peut-être un tract, un simple propos voire un silence. Et d’année en année, on voit ainsi s’étendre la liste des « actes terroristes » - consultation de site, fréquentation, train de vie « injustifié », « soutien », « apologie du terrorisme », etc. L’incrimination de terrorisme ne cesse de s’étendre, en amont, dans le potentiel, le « préventif », et en aval, dans l’infime, le quotidien. Il ne manque pas d’éléments de doctrine pour dénoncer comme une dérive voire comme un naufrage cette évolution du droit pénal, qui ne cesse de se rapprocher de ce que Günther Jakobs a théorisé comme « droit pénal de l’ennemi ». On se reportera ainsi avec profit au numéro 1 de la Revue de Science Criminelle et de droit comparé paru en 2009. On lira avec un égal intérêt le dernier numéro de la Revue de politique criminelle, et notamment l’article d’Olivier Cahn, « Cet ennemi intérieur, nous devons le combattre », ou celui de Virginie Sansico, qui rappelle que la première occurrence, dans le code pénal français, de la notion de « terrorisme » est bien évidemment le fait de Vichy. Curieusement, ce ne sont pas de tels éléments de doctrine, ni même les observations critiques de Julie Alix sur les évolutions de l’antiterrorisme, qui sont cités dans le rapport du juge Ricard. Ce dernier mentionne bien certains passages de sa thèse, mais omet, par exemple, celui-ci : « L’analyse de la criminalité terroriste met en lumière qu’en la matière, seule préside à la décision d’incrimination l’existence d’un besoin répressif. Le constat est donc celui d’une totale instrumentalisation de l’incrimination pénale au service de la politique criminelle antiterroriste ». On ne s’étonnera pas non plus que le juge Ricard ait préféré citer, pour seul philosophe, Raymond Aron plutôt que Michel Foucault, Gilles Deleuze ou Giorgio Agamben. Mais le juge Ricard ne répugne pas non plus aux falsifications mesquines, comme de mentir sur la distance entre deux villes afin de mettre en cause un non-lieu deux fois prononcé en notre faveur – non, monsieur Ricard, la distance entre Baccarat et Vigny est de 90 km par la route la plus courte et de 104 km par la route la plus rapide, et non de 70 km ! Décidément, ce monsieur a de beaux restes de ce talent inquisitorial qui fit sa fuyante gloire.

Nul doute que nous n’oeuvrions, dans la mesure de nos maigres moyens et parmi tant d’autres, à l’advenue d’une insurrection, ou du moins à la mise à l’arrêt d’une société qui va si manifestement dans le mur. Nul doute que cela puisse représenter, aux yeux de certains, un « grave trouble à l’ordre public ». Nul doute que la législation antiterroriste française soit au fond assez brumeuse pour permettre de couronner d’une cassation le monument de forfaitures qu’est ce dossier. Mais si vous deviez arguer de l’Insurrection qui vient pour nous renvoyer devant un tribunal antiterroriste, alors faites-le devant une cour d’assise, et non en catimini devant un tribunal correctionnel. Il vous est loisible de casser tous les jugements précédents, mais n’ayez pas la mesquinerie de priver notre défense d’un authentique procès où l’on peut enfin entendre juges d’instruction, policiers et politiques, que soit mis sur la place publique ce que tout le monde sait ou devine : les mensonges et les faux d’agents assermentés, les manipulations de l’instruction et toutes les intrigues politiciennes qui ont fait cette affaire. Or cela, seule la cour d’assise nous le garantit. Il est crucial que, si un écrit tel que l’Insurrection qui vient devait désormais constituer un « élément matériel » suffisant à caractériser une « entreprise terroriste », ses centaines de milliers de lecteurs à travers le monde en soient avisés. Il faut toute la publicité à une décision à ce point politique. Vous n’oublierez pas, alors, d’incriminer conjointement les lecteurs de Rimbaud :

Industriels, princes, sénats,
Périssez ! puissance, justice, histoire, à bas !
Ça nous est dû. Le sang ! le sang ! la flamme d’or !
Tout à la guerre, à la vengeance, à la terreur,
Mon Esprit ! Tournons dans la Morsure : Ah ! passez,
Républiques de ce monde ! »
En vous priant d’agréer…,

Christophe Becker Mathieu Burnel Julien Coupat Bertrand Deveaud Manon Glibert Elsa Hauck Benjamin Rosoux Aria Thomas

Posté par Leolonico à 16:52 - anti-terrorisme - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

10 décembre 2012

Français ! Le terroriste anarcho-autonome rôde ! Prenez garde !

terreurnet

Posté par Leolonico à 16:07 - Affiches - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

27 novembre 2012

Banalités de base n°35, 36 & 48

Van Gogh banalité de base 35 & 36 Ben Laden banalité de base 48

Posté par isabeaudeloere à 10:31 - Tracts - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 novembre 2012

Mauvaises Intentions

Revue mauvaises intentions n°03

Mauvaises Intentions N°03 : Il nous importe de partager des expériences et de construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est difficile d’échapper.

SOMMAIRE

1/ Introduction

2/ Rappel des faits

    - chronologie rapide - révoltes du "CPE". La solidarité continue ! - extraits de la procédure antiterroriste

3/ Antirépression & luttes sociales

    - un pavé dans les rouages - travail, prison, travail - solidarité ! - danse avec l’état - contribution aux discussions sur la répression antiterroriste - briser ses liens...

4/ Temps judiciaire et techniques policières

    - garde à vue : manuel de survie en garde à vue - taule : texte d’un prisonnier du mitard de Bois d’Arcy - taule : lettre de Frank depuis la prison de La Santé - contrôle judiciaire : la prison à la maison - contrôle judiciaire : depuis notre chez nous carcéral - expertise psy : lettre à un expert psychiatre - adn : sur l’ADN – du sang, de la chique et du mollard - enquête : analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste - antiterrorisme : face à l’outil antiterroriste

5/ Solidarité

    - actions de solidarité - caisses et collectifs de solidarité - émissions de radio anticarcérales

 

Revue mauvaises intentions n°02

Mauvaises Intentions N°02 : « Troubler gravement l’ordre public » Inutile de nous étendre ici sur les raisons d’un regain de tension : révoltes plus ou moins diffuses, grèves spontanées, mouvements sociaux qui débordent le cadre légal imposé... et pas seulement en France. Tout un chacun sent bien l’oppression quotidienne au travail, pour se nourrir, se loger. Aussi, maintenir le capitalisme nécessite pour ses gestionnaires d’exercer une pression de chaque instant sur ceux qu’ils exploitent : la Loi, le contrôle et la peur restent leurs meilleurs outils. Séparer. Isoler. Catégoriser. « Diviser pour mieux régner » sera toujours l’une des pratiques les plus efficaces du pouvoir. Son instrument de propagande, la presse, mène régulièrement des campagnes ciblées : révoltes, débordements, fait-divers, passent successivement sous le feux des projecteurs, sous la hargne du procureur, et, soi-disant avec le consentement populaire, doivent finir derrière les barreaux. Depuis quelques années, la figure du terroriste reprend du poil de la bête et, mondialement, cela fonctionne à merveille. En France, l’état place dans le « fourre-tout terroriste » tous ceux qui le menacent politiquement, que ce soit ceux qui souhaitent se substituer à lui (intégristes religieux, nationalistes...) ou ceux qui veulent l’abattre définitivement. L’irrationnel prend alors, dans l’imaginaire collectif, le dessus sur toute analyse politique. Un vieil épouvantail est agité depuis les élections présidentielles de 2007 : les « autonomes ». Police et médias accolent l’étiquette « mouvance anarcho-autonome », réduisant ainsi à un réseau organisé tout un ensemble diffus d’idées et de pratiques libératrices. Assumer la critique de l’état et du Capital en paroles et en actes impose, de fait, une confrontation physique et matérielle avec ces derniers. Chose qui paraît impossible à la plupart des gens et qui, si elle existe, ne peut être que le fruit d’une manipulation de la police, d’une théorie du complot, de petits écervelés ou encore de pratiques d’extrême droite... Autant d’explications repoussoirs et annihilantes pour affirmer que la critique en actes ne serait pas à la portée du commun des mortels. Ce qui renforce le sentiment d’impuissance généralisé. Rien d’étonnant à ce que l’état veuille fusionner ces deux peurs : peur du « terrorisme », peur des « anarchistes ». C’est à nouveau chose faite depuis quelques mois. Si l’idée de constituer ce dossier de presse nous est chère, c’est qu’il s’agit de démonter, une bonne fois pour toute, ce mécanisme qui incarcère directement un petit nombre et qui souhaite museler le plus grand nombre. Nous avons voulu compiler quelques articles de la presse bourgeoise largement inspirée des dires de la police et de la justice, ainsi que de plus nombreux textes, analyses, affiches... en réponse à la peur terroriste. Solidarité avec les camarades incarcérés ! Pas de peur qui tienne ! Rage et détermination !

 

SOMMAIRE

Retour sur les différentes arrestations et procédures

Lettres de l’intérieur

• Antiterrorisme : lettre d’Isa et Farid, les 2 de Vierzon. [p. 10] • Vues du délire antiterroriste, par Farid. [p. 11] • Pourquoi je me suis fait la malle – Lettre ouverte n°1 de Bruno. [p. 12] • Lettre d’Isa depuis la prison de Lille-Séquedin (mai 2008). [p. 13] • Lettre de Damien en prison à Villepinte. [p. 15] • Lettre de Juan depuis la prison de Rouen (octobre 2008). [p. 16] • Récit d’un mouvement à la maison d’arrêt des femmes de Rouen (juillet 2008), par Isa. [p. 17]

Luttes & Révoltes

• Briser les prismes de l’État. [p. 20] • Temps de chien. [p. 22] • Anarcho-autonome. [p. 24]

Adn

• Existe-t-il un gène de flic ? [p. 25] • Affiche “Crachez ici c’est pour nos fichiers”. [p. 26] • Expertise génétique, laboratoires & tribunaux. [p. 26]

Prisons pour étrangers

• Affiche “Rassemblement contre la machine à expulser à La Chapelle”. [p. 30] • Comme une prison qui brûle. [p. 30] • Affiche “Beau comme des centres de rétention qui flambent”. [p. 32] • Quand Vincennes a brûlé. [p. 33] • Liberté pour les inculpés de feu Vincennes ! [p. 35] • L’état isole, renforçons les liens ! [p. 35]

Sabotages

• Sur les sabotages de voies de chemin de fer. [p. 36] • Du sabotage considéré comme un des beaux arts. [p. 37] • La Caténaire qui cachait la forêt. [p. 38] • Antiterrorisme : la dépanneuse raconte ! [p. 42] • Un pavé dans les rouages. [p. 43]

Tactiques policières & judiciaires

• « Tactiques d’interrogatoires policiers ». [p. 46] • Directive de la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces (ministère de la Justice). [p. 49] • Le « cadeau » de la juge antiterroriste. [p. 50]

Solidarité

• Quelques réactions sur les comités de soutien de novembre. [p. 52] • Qu’est-ce que la solidarité ? [p. 54] • Chronologie des actions de solidarité [avril-décembre 2008]. [p. 55]

 

Revue mauvaises intentions n°01

Mauvaises Intentions n°01 : Marcuse : « L’ennemi est là en permanence, aussi menaçant en temps de paix qu’en temps de guerre [...] Il a sa place dans le système. C’est l’un de ses éléments de cohésion. »

sommaire

introduction

« Troubler gravement l’ordre public »

articles tirés de la presse bourgeoise

• L’extrême gauche radicale tentée par la violence. Le Figaro, 8 juin 2007. • Une jeune fille arrêtée pour l’attentat raté de la dépanneuse. Le Parisien, 30 janvier 2008. • Les RG s’inquiètent d’une résurgence de la mouvance autonome. Le Monde, 1er février 2008. • Entretien de Alliot-Marie : « Je veux mettre fin à la propagande terroriste ». Le Figaro, 1er février 2008. • Alliot-Marie voit Action Directe partout. Bakchich.info, 20 février 2008.

 textes, analyses, affiches...

• Fontenay-sous-Bois : 3 camarades mis en examen pour un fumigène dans le 94. Indymedia Nantes, 24 janvier 2008. • A propos des dernières arrestations... Indymedia Lille, 3 février 2008. • Arrestations dans le 94 pour un fumigène : quelques précisions... L’Envolée, février 2008. • Solidarité ! Indymedia Paris, 26 février 2008. Communiqué du collectif Kalimero Paris. • Appel du Front de Libération des Fumigènes. Indymedia Paris, 22 mars 2008. • « Noël en rétention, Pâques en prison ». Tract difusé lors de la manifestation du 5 avril 2008. • Paris : Récit du 5 avril, journée de solidarité avec les sans-papiers. Indymedia Paris, 7 avril 2008. • Chlorate entre autres choses. Indymedia Paris, 12 avril 2008. • Compte-rendu du rassemblement de soutien à Ivan et Bruno. Brassicanigra.org, 18 avril 2008. • Etat et terrorisme. Léon de Mattis, Indymedia Paris, 18 avril 2008. • Affiche « Qui sont les terroristes ? » Avril 2008. • Il n’y a pas que les clous qui soient tordus. Cnt-ait.info, 20 avril 2008. • Quelques propos sur l’outil anti-terroriste. Indymedia Grenoble, 20 avril 2008. • Lettre d’Ivan et Bruno. Indymedia Paris, 21 avril 2008. • Vive les mutineries dans les prisons pour mineurs, à Porcheville et ailleurs ! Indymedia Nantes, 10 mai 2008. • Prise d’antenne sur France Culture à l’Odéon. Indymedia Paris, 10 mai 2008. • Des nouvelles de l’instruction anti-terroriste de Vierzon. Indymedia Grenoble, 11 mai 2008.

annexes...

• Le terrorisme. Quelques éléments juridiques. • La chasse à l’autonome est ouverte ! Tract diffusé par Des prolétaires de Basse-Loire, mi-1979. • L’ennemi intérieur. Août 2004, Traduction d’une affiche turinoise publiée le 10 août 2004 sur le site italien anarcotico.net. • Compile classe… contre classe ! A-infos, mars 2008.

 

Posté par isabeaudeloere à 10:14 - Revues - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
 
Anti-Terrorisme
Manifestations Monde en lutte Nos positions Soutien Tags cuisine TEFMORB Chants révolutionnaires Liens
« novembre 2017 
dimlunmarmerjeuvensam
   12 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 1314 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30   
Flux RSS des messages
Flux RSS des commentaires