Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

25 juin 2019

La poétique de la rêverie

Bachelard, la poétique de la rêverie

La poétique de la rêverie, de Gaston Bachelard.

4ième de couverture : "Dans les heures de grandes trouvailles, une image poétique peut être le germe d'un monde, le germe d'un univers imaginé devant la rêverie d'un poète. La conscience d'émerveillement devant ce monde créé par le poète s'ouvre en toute naïveté. [...] L'exigence phénoménologique à l'égard des images poétiques est d'ailleurs simple : elle revient à mettre l'accent sur leur vertu d'origine, à saisir l'être même de leur originalité et à bénéficier ainsi de l'insigne productivité psychique qui est celle de l'imagination." / Gaston Bachelard (1882-1962) : Professeur de philosophie à la Sorbonne après avoir enseigné avec passion la physique et la chimie au lycée, Gaston Bachelard, figure emblématique majeure de l'épistémologie française, s'est affirmé par un pan entier de son oeuvre "poétique" comme un grand "rêveur de mots".

Extrait N°1 : Le rêveur de la nuit ne peut énoncer un cogito. Le rêve de la nuit est un rêve sans rêveur. Au contraire, le rêveur de rêverie garde assez de conscience pour dire : c'est moi qui rêve la rêverie, c'est moi qui suis heureux de rêver ma rêverie, c'est moi qui suis heureux du loisir où je n'ai plus la tâche de penser.

Extrait n°2 : Nous croyons pouvoir montrer aussi que les mots n'ont pas exactement le même "poids" psychique selon qu'ils appartiennent au langage de la rêverie ou au langage de la vie claire - au langage reposé ou au langage surveillé - au langage de la poésie naturelle ou au langage martelé par les prosodies autoritaires. Le rêve nocturne peut bien être une lutte violente ou rusée contre les censures. La rêverie nous fait connaître le langage sans censure.

Extrait n°3 : Les grandes personnes écrivent trop facilement des contes pour les enfants. Elles font ainsi des fables d'enfantillages. Pour entrer dans les temps fabuleux il faut être sérieux comme un enfant rêveur.

Extrait n°4 : Et si nos songes nourrissent un peu nos actes, il y aura toujours un bénéfice à méditer sur nos plus anciens songes dans l'atmosphère de l'enfance.

Extrait n°5 : Et voici pour nous, entre rêve nocturne et rêverie, la différence radicale, une différence relevant de la phénoménologie : alors que le rêveur de rêve nocturne est une ombre qui a perdu son moi, le rêveur de rêverie, s'il est un peu philosophe, peut, au centre de son moi rêveur, formuler un cogito.

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23 juin 2019

L'homme qui rit

Victor Hugo, L'homme qui rit

L'homme qui rit, de Victor Hugo.

4ième de couverture : [...] Lorsqu'il publie L'homme qui rit en 1869, Hugo le présente comme le roman de l'aristocratie, premier volume d'une trilogie consacrée à une histoire de la Révolution que Quatrevingt-Treize achèverait. Dénonciation du despotisme de l'aristocratie, méditation historique et métaphysique, c'est aussi une oeuvre foisonnante et baroque, où Hugo nous donne à réfléchir sur la misère et sur le peuple, sur l'amour et sur le désir, aussi bien que sur le Mal.

Extrait n°1 : C'était une minute d'anxiété préalable où il semble que les éléments vont devenir des personnes, et qu'on va assister à la transfiguration mystérieuse du vent en aquilon. La mer va être Océan, les forces vont se révéler volontés, ce qu'on prend pour une chose est une âme. On va le voir. De là l'horreur. L'âme de l'homme redoute cette confrontation avec l'âme de la nature.

Extrait n°2 : L'antique comparaison de la chair avec le marbre est absolument fausse. La beauté de la chair, c'est de n'être point marbre ; c'est de palpiter, c'est de trembler, c'est de rougir, c'est de saigner ; c'est d'avoir la fermeté sans avoir la dureté ; c'est d'être blanche sans être froide ; c'est d'avoir ses tressaillements et ses infirmités ; c'est d'être la vie, et le marbre est la mort.

Extrait n°3 : Les lords ont des bêtes féroces à eux qu'ils mettent dans leurs armoiries. Comme Dieu n'en a pas fait assez, ils en inventent.

Extrait n°4 : - Oui, murmura Gwynplaine pensif, c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches.

Extrait n°5 : D'instinct le peuple de Southwark évitait, nous l'avons dit, cette rue entre prison et cimetière. Jadis elle avait été barrée la nuit d'une chaîne de fer. Très inutile ; car la meilleur chaîne pour fermer cette rue, c'était la peur qu'elle faisait.

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27 mai 2019

Aimer hier

Anders, Aimer hier

Aimer hier, de Günther Anders.

4ième de couverture : Si l'on connait le penseur de la déréalisation du monde, de la déshumanisation du quotidien, de la marchandisation générale, les lecteurs français n'ont pas eu encore accès aux écrits plus personnels rédigés par le philosophe allemand en exil.
Les textes qui composent ce volume, extraits de ses journaux intimes de New York des années 1947-1949, ont pour objet des seniments, les siens et ceux de ses compagnons de destin. Anders pour autant ne se livre pas en ces pages à l'exploration de sa vie intérieure, ni ne découvre des strates de son moi par goût de la confession. Les réactions émotionnelles qu'il consigne pour lui des exemples caractéristiques traduisant l'existence de fossés tant générationnels qu'intra ou interculturels, qu'il appréhende dans une perspective historique.
Anders a fait valoir, dans le premier volume de L'Obsolescence de l'homme, l'intérêt d'un histoire du sentiment ; les pages qui suivent portent l'esquisse d'un tel projet, et l'amour en constitue le fil rouge.

En 1979, Anders déclarait dans un entretien avec Mathias Greffrath : "[...] j'ai tenu un journal sur le fait amoureux en Amérique. au moment où je l'ai écrit, il s'appelait Lieben heute (Aimer aujourd'hui). Maintenant, je l'ai rebaptisé Lieben gestern (Aimer hier). Et s'il paraît un jour, il faudra sans doute qu'il s'appelle Lieben vorgestern (Aimer avant-hier)..."

Extrait n°1 : Que cette réhabilitation de l'amour, cette confusion entre un bouillonnement et une activité, cet usage d'une notion issue du travail ("la performance") pour désigner un sentiment, fasse l'effet d'une falsification aux yeux de ceux qui travaillent, en particulier de ceux qui, à force de travail, n'ont jamais pu accéder à l'amour, n'est pas seulement compréhensible, mais légitime.

Extrait n°2 : La conscience d'avoir partagé avec l'autre des expériences et des dangers confère un sentiment de proximité que les liens érotiques, si forts soient-ils, peuvent difficilement concurrencer.

Extrait n°4 : Désormais, la situation amoureuse est en contradiction avec la "réalité". Le sentiment d'une "discordance" dans les actes se fait jour.

Extrait n°5 : il est évident que l'amour représente, en soi, une ruse de la nature, une astuce qui permet de fixer sur un objet d'amour précis la pulsion "universelle".

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22 mai 2019

Philosophie

Karl Marx, Philosophie

Philosophie, de Karl Marx.

Avec : Argent, Etat, prolétariat / Economie et philosophie / De l'abolition de l'Etat à la constitution de la société humaine / La Sainte Famille ou critique de la critique / L'idéologie allemande / La manifeste communiste / De la critique de l'économie politique / Du Capital.

Extrait n°1 : On verra alors que, depuis longtemps, le monde possède le rêve d'une chose dont il lui suffirait de prendre conscience pour la posséder réellement. On s'apercevra qu'il ne s'agit pas de tirer un grand trait suspensif entre le passé et l'avenir, mais d'accomplir les idées du passé. On verra enfin que l'humanité ne commence pas une oeuvre nouvelle, mais qu'elle réalise son oeuvre ancienne avec conscience.

Extrait n°2 : Dans l'Etat germano-chrétien, le pouvoir de la religion est la religion du pouvoir.

Extrait n°3 : La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état des choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.

Extrait n°4 : De même que la philosophie trouve dans le prolétariat ses armes matérielles, de même le prolétariat trouve dans la philosophie ses armes spirituelles [...]

Extrait n°5 : Là où il existe des partis politiques, chacun voit la cause de tout mal dans le fait que son adversaire est au gouvernail de l'Etat, et non pas lui. Même les politiciens radicaux et révolutionnaires cherchent la cause du mal non dans la nature de l'Etat, mais dans une forme spécifique de l'Etat, qu'ils veulent remplacer par une autre forme d'Etat.

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04 mai 2019

Du libre arbitre

Fourier, Du libre arbitre

Du libre arbitre, de Charles Fourier.

4ième de couverture : Appellera-t-on préjugé cette erreur collective, ce crétinisme universel ? Le mot de préjugé ne suffit point à le qualifier. On entend par préjugé une opinion sans examen. Il s'agit ici d'une rébellion réfléchie et voulue par tout le genre humain, contre des vérités dont l'examen et l'épreuve tendent à la satisfaction collective et individuelle.

Extrait n°1 : De toutes les bévues de notre siècle, il n'en est pas de plus funeste que l'esprit de liberté, bon et très louable abstractivement mais si mal dirigé, en application, qu'il a rallié aux banières du despotisme ceux même qui avaient penché pour la liberté.

Extrait n°2 : Ce n'est qu'en marchant dans cette voie que nous pourrons nous flatter d'un exercice positif de la raison, qui tendra alors à raffiner continuellement nos plaisirs.

Extrait n°3 : On a voulu nous inspirer pour lui une tendresse filiale, sous prétexte qu'il est le père de la nature. Fausse application ! Car l'autorité paternelle, parmi nous, est nécessairement coercitive et non pas amicale.

Extrait n°4 : Tel devait être le sujet de nos études sur le mouvement social. Il fallait en raisonner comme des sciences, où nous faisons intervenir par moitié l'industrie humaine, mais pour féconder et non pour entraver la nature.

Extrait n°5 : Un siècle qui se vante de chercher la vérité et qui prône le commerce simple ou libre exercice du mensonge, un tel siècle est-il admissible à opiner sur ce qui est bien ou mal, quand par le fait il érige en bien la pratique du mensonge et de toutes les astuces ?

Extrait n°6 : Cherchons hors de nos sociétés quelques notions plus recevables sur le libre arbitre. Un chef sauvage à qui le roi d'Angleterre adressait cette question : "Vos sujets vous obéissent-ils bien ?" répondit : "Pourquoi non ? Je leur obéis bien moi-même."

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L'art de la guerre

Machiavel, L'art de la guerre

L'art de la guerre, de Machiavel.

4ième de couverture : L'art de la guerre, publié en 1521, occupe une place singulière dans l'oeuvre de Machiavel. Présenté sous la forme d'un dialogue, l'ouvrage surprend par son esprit peu machiavélique. Les considérations tactiques y côtoient les propos consacrés aux nécessités matérielles de la guerre (recrutement, armement...), orchestrant avec subtilité une réflexion sur le pouvoir. Quelles limites la politique impose-t-elle à l'art de la guerre ? Comment définir l'autorité ? Ce sont là quelques-unes des questions soulevées par Machiavel qui puise ici ses modèles chez les anciens. En grand stratège, il omet parfois de répondre. Mais la guerre est une affaire si sérieuse qu'il faut peut-être savoir la manier avec ironie.

Extrait n°1 : L'homme qui sait interroger nous découvre des points de vue et nous offre une foule d'idées qui, sans cela, ne se seraient jamais présentées à notre esprit.

Extrait n°2 : Qui sait livrer une bataille se fait pardonner toutes les fautes qu'il peut avoir déjà commises dans sa conduite militaire ; mais celui à qui ce don a été refusé, quelque recommandable qu'il puisse être dans les autres parties, ne terminera jamais une guerre avec honneur. Une victoire détruit l'effet des plus mauvaises opérations, et une défaite fait avorter les plans les plus sagement concertés.

Extrait n°3 : Ce n'est pas le nombre des braves qui s'y trouvent, mais la supériorité de la discipline, qui rend une armée intrépide. Si je suis en effet aux premiers rangs, et que je connaisse bien d'avance où je dois me retirer étant repoussé, et qui est chargé de me remplacer, alors, assuré d'un prompt secours, je combattrai avec beaucoup plus de courage.

Extrait n°4 : Règle générale : il faut toujours laisser passer ce qu'on ne peut arrêter, ainsi que faisaient les Anciens à l'égard des éléphants et des chars armés de faux.

Extrait n°5 : Le riche désarmé est la récompense du soldat pauvre.

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26 avril 2019

Sombre comme la tombe où repose mon ami

Malcolm Lowry, Sombre comme la tombe où repose mon ami

Sombre comme la tombe où repose mon ami, de Malcolm Lowry.

4ième de couverture : "Le 6 juin 1944, après trois ans d'abstinence, il avait absorbé un alcool. Aujourd'hui, après une nouvelle période d'abstinence, il se remettait à boire. Un peu. Pas beaucoup." : Sigbjörn Wilderness retourne au Mexique en compagnie de sa nouvelle femme. Ce voyage ravive le souvenir douloureux de son premier mariage. rongé par les affres de l'écriture et de l'alcool, il va s'éloigner peu à peu de celle qu'il aime....

Né en Angleterre en 1909, Malcolm Lowry est l'auteur d'Au-dessous du volcan, son oeuvre majeure en partie autobiographique. Sa vie est marquée par de nombreux voyages, notamment au Mexique et au Canada où il a vécu. De retour en Angleterre, il meurt en 1957, à quarante-huit ans, d'une overdose de somnifères.

Extrait n°1 : D'ailleurs le plus souvent il ne cherchait pas l'oubli. La vérité fondamentale de son alcoolisme, un fragment de cette vérité fondamentale, William James la formulait : "Il rehausse le sens métaphysique chez l'homme." Que ce fût exact ou non, il avait l'impression que l'alcool lui faisait cet effet en ce moment et il eût voulu le prolonger et l'intensifier.

Extrait n°2 : Et ça répond à quoi, quand on peut choisir n'importe quel lieu du monde, de chercher à fonder son immortalité dans un urinoir public ?

Extrait n°3 : Un peu d'énervement à la douane, cela va de soi, mais pas trop, le douanier en chef, très affable, marqua leurs bagages à la craie sans un mot, alors que d'autres voyageurs, par exemple l'Américain assez téméraire pour transporter une bouteille de whisky, furent moins chanceux.

Extrait n°4 : Or il n'y avait, à la prison d'Oaxaca, aucune tour de guet. Personne de pouvait s'en évader. Ou bien si ? Il pensa à son arrestation par la police, à Covadonga, non pour ivresse, mais pour avoir émis une opinion politique sincère, dans ce qui se révéla être un bouge pro-franquiste.

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04 avril 2019

Dôme

Stephen King, Dôme, Tome 1

Dôme, tome 1/2, de Stephen King.

4ième de couverture : Un matin d'automne, la petite ville de Chester's Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand - ou si - il finira par disparaître. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur se raréfient.
Jim Rennie, premier adjoint de Chester Mill, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran d'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville...

 

(Presque tous) ceux qui se trouvaient à Chester's Mill le Jour du Dôme :

1 - Les élus de la ville : Andy Sanders (premier conseiller), Jim Rennie (deuxième conseiller), Andrea Grinnell (troisième conseiller).

2 - Personnel du Sweetbriar Rose : Rose Twitchell (propriétaire), Dale Barbara (cuisinier), Anson Wheeler (plongeur), Angie McCain (serveuse), Dodee Sanders (serveuse).

3 - Département de police : Howard Perkins dit "Duke" (chef), Peter Randolph (adjoint du chef), Henry Morrison (officier de police), Marty Arsenault (officier de police), Freddy Denton (officier de police), George Frederick (officier de police), Rupert Libby (officier de police), Toby Whelan (officier de police), Jackie Wettington (officier de police), Linda Everett (officier de police), Stacey Moggin (officier de police/dispacher), Junior Rennie (adjoint de police), Georgia Roux (adjointe), Frank DeLesseps (adjoint), Melvin Searles (adjoint), Carter Thibodeau (adjoint).

4 - Pasteurs : Révérend Lester Coggins (église du Christ-Rédempteur), Révérend Piper Libby (première église congrégationaliste).

5 - Equipe médicale : Ron Haskell (médecin), Rusty Everett (assistant médical), Ginny Tomlinson (infirmière), Dougie Twitchell (infirmier), Gina Buffalino (aide-soignante volontaire), Harriet Bigelow (aide-soignante volontaire).

6 - Les gamins et gamines : Joe McClatchey dit "l'Epouvantail", Norrie Calvert, Benny Drake, Judy et Jannelle Everett, Ollie et Rory Dinsmore.

7 - Principaux personnages de la ville : Tommy et Willow Anderson (propriétaire-gérants du Dipper's Roadhouse), Stewart et Fernald Bowie (propriétaires-gérants du salon funéraire Bowie), Joe Boxer (dentiste), Romeo Burpee (propriétaire-gérant du grand magasin Burpee's), Phil Bushey (personnage à la réputation douteuse), Samantha Bushley (son épouse), Jack Cale (gérant du supermarché), Ernie Calvert (ancien gérant - à la retraite - du supermarché), Johnny Carver (patron de la quincaillerie), Alden Dinsmore (éleveur de vaches laitières), Roger Killian (éleveur de poulets), Melissa Jamieson (bibliothécaire de la ville), Claire McClatchey (maman de l'Epouvantail), Alva Drake (maman de Benny), Stubby Norman (brocanteur), Brenda Perkins (épouse du chef Perkins), Julia Shumway (propriétaire et rédactrice en chef du journal local, The democrat), Tony Guay (reporter sportif), Pete Freeman (photographe de presse), Sam Verdeaux dit "le Poivrot" (ivrogne de la ville)

8 - Ne sont pas de la ville : Alice et Aidan Appleton (les orphelins du Dôme, "Dorphelins"), Thurston Marshall (personnage cultivé ayant quelques connaissances médicales), Carolyn Sturges (étudiante).

9 - Chiens remarquables : Horace (le corgi de Julia Shumway), Clover (le berger allemand de Piper Libby), Audrey (le golden retriever des Everett)

 

Stephen King, Dôme, Tome 2

Dôme, tome 2/2, de Stephen King.

Extrait n°1 : Comme la plupart des démagogues de talent, il ne sous-estimait jamais la capacité du public qu'il ciblait à accepter l'absurde.

Extrait n°2 : Le bas de Main Street était bloqué par des voitures de police nez à nez, jetant leurs éclairs de bandits manchots.

Extrait n°3 : Quand elle brûle, la méth dégage une odeur de pisse de trois jours dans un pot de chambre, mais après sa première et hésitante bouffée, Andy fut convaincu que le chef avait raison : en vendre était peu-être l'oeuvre de Satan, mais le truc lui-même ne pouvait être que celle de Dieu.

Extrait n°4 : Nous sommes à présent ce que le gouvernement aime bien taxer de terroristes maison.

Extrait n°5 : Qui recruter, sinon une bibliothécaire, quand on doit combattre une dictature naissante ? Quant à Ernie... j'ai bien l'impression, depuis ce qui est arrivé au supermarché hier, que s'il tombait sur Jim Rennie en flammes dans la rue, il ne lui pisserait pas dessus pour l'éteindre.

Extrait n°6 : La lumière quittait le monde, se retirant comme de l'eau par un trou de vidange, et c'est avec une soudaine clarté qu'il pensa : je vais mourir.

 

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08 mars 2019

La communauté qui vient

Agamben, La communauté qui vient

La communauté qui vient, théorie de la singularité quelconque, de Giorgio Agamben.

Extrait n°1 : Car l'amour ne s'attache jamais à telle ou telle propriété de l'aimé (l'être-blond, petit, tendre, boiteux), mais n'en fait pas non plus abstraction au nom d'une fade générricité (l'amour universel), il veut l'objet avec tous ses prédicats, son être tel qu'il est. Il désire le quel uniquement en tant que tel - et c'est cela son fétichisme particulier.

Extrait n°2 : Le transcendant n'est donc pas un être suprême au-dessus de toute chose, mais plutôt : l'avoir-lieu de toute chose est le transcendant pur.

Extrait n°3 : Décisive est ici l'idée d'une communauté inessentielle, d'une solidarité qui ne concerne en aucun cas une essence. L'avoir-lieu, la communication des singularités dans l'attribut de l'étendue, ne les unit pas dans l'essence, mais les disperse dans l'existence.

Extrait n°4 : Car, s'il est vrai que l'être quelconque a toujours un caractère potentiel, il est également certain qu'il n'est pas puissance de tel ou tel acte spécifique ; il n'est pas non plus, pour autant, simplement incapable, privé de puissance, ni même capable de toute chose indifféremment, tout-puissant : proprement quelconque est l'être qui peut ne pas être, qui peut sa propre impuissance.

Extrait n°5 : S'approprier les transformations historiques de la nature humaine que le capitalisme veut confiner dans le spectacle, faire que l'image et le corps se fondent dans un espace où ils ne puissent plus être séparés et obtenir ainsi forgé en lui ce corps quelconque, dont la physis est la ressemblance - tel est le bien que l'humanité doit savoir arracher à la marchandise sur son déclin.

Extrait n°6 : Cela signifie que l'analyse marxienne doit être intégrée, au sens où le capitalisme (ou quel que soit le nom que l'on veuille donner au processus qui domine aujourd'hui l'histoire mondiale) ne visait pas seulement l'expropriation de l'activité productive, mais aussi et surtout l'aliénation du langage lui-même, de la nature linguistique et communicative de l'homme, de ce logos auquel un fragment d'Héraclite identifie le commun.

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28 février 2019

Mort au capitalisme

Mort au capitalisme

Mort au capitalisme, de Stéphanie Mc Millan.

Ce livre de coloriage est une introduction ludique au capitalisme. A travers une série de vignettes mettant en scène des personnages récurrents (un capitaliste sans scrupule, un lapin résistant…) et d’autres, ponctuels, dans lesquels chacun d’entre nous pourra se reconnaître, Stephanie McMillan décrit, dans un style accessible à tous, cette force qui nous domine et qui est en train de détruire la planète. Les dialogues entre les personnages, drôles et toujours pertinents, exposent avec simplicité l’absurdité et le caractère destructeur du système consumériste devenu planétaire, mais mettent également l’accent sur ses points de vulnérabilité ; car avant de pouvoir combattre efficacement notre ennemi, nous devons l’identifier clairement, comprendre sa structure et déterminer précisément qui le contrôle.

L’auteur

Stephanie McMillan est une dessinatrice politique, auteure et militante du sud de la Floride. Porte-parole des luttes sociales et écologistes, elle compte à son actif sept ouvrages édités aux Etats-Unis, dont un roman co-écrit avec l’auteur et militant écologiste américain Derrick Jensen. Depuis 1992, elle a publié de nombreuses bandes dessinées politiques. Son travail a été récompensé à plusieurs reprises.

On pourra commander ce fabuleux livre du parti de l'enfance directement chez son fabuleux éditeur, en cliquant juste ici après les deux points : Editions LIBRE !

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