Amour, émeute et cuisine

Quelques pensées sur la civilisation, considérée dans ses aspects politiques, philosophiques, et culinaires, entre autres. Il y sera donc question de capitalisme, d'Empire, de révolte, et d'antiterrorisme, mais aussi autant que faire se peut de cuisine.

04 avril 2019

Dôme

Stephen King, Dôme, Tome 1

Dôme, tome 1/2, de Stephen King.

4ième de couverture : Un matin d'automne, la petite ville de Chester's Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand - ou si - il finira par disparaître. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur se raréfient.
Jim Rennie, premier adjoint de Chester Mill, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran d'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville...

 

(Presque tous) ceux qui se trouvaient à Chester's Mill le Jour du Dôme :

1 - Les élus de la ville : Andy Sanders (premier conseiller), Jim Rennie (deuxième conseiller), Andrea Grinnell (troisième conseiller).

2 - Personnel du Sweetbriar Rose : Rose Twitchell (propriétaire), Dale Barbara (cuisinier), Anson Wheeler (plongeur), Angie McCain (serveuse), Dodee Sanders (serveuse).

3 - Département de police : Howard Perkins dit "Duke" (chef), Peter Randolph (adjoint du chef), Henry Morrison (officier de police), Marty Arsenault (officier de police), Freddy Denton (officier de police), George Frederick (officier de police), Rupert Libby (officier de police), Toby Whelan (officier de police), Jackie Wettington (officier de police), Linda Everett (officier de police), Stacey Moggin (officier de police/dispacher), Junior Rennie (adjoint de police), Georgia Roux (adjointe), Frank DeLesseps (adjoint), Melvin Searles (adjoint), Carter Thibodeau (adjoint).

4 - Pasteurs : Révérend Lester Coggins (église du Christ-Rédempteur), Révérend Piper Libby (première église congrégationaliste).

5 - Equipe médicale : Ron Haskell (médecin), Rusty Everett (assistant médical), Ginny Tomlinson (infirmière), Dougie Twitchell (infirmier), Gina Buffalino (aide-soignante volontaire), Harriet Bigelow (aide-soignante volontaire).

6 - Les gamins et gamines : Joe McClatchey dit "l'Epouvantail", Norrie Calvert, Benny Drake, Judy et Jannelle Everett, Ollie et Rory Dinsmore.

7 - Principaux personnages de la ville : Tommy et Willow Anderson (propriétaire-gérants du Dipper's Roadhouse), Stewart et Fernald Bowie (propriétaires-gérants du salon funéraire Bowie), Joe Boxer (dentiste), Romeo Burpee (propriétaire-gérant du grand magasin Burpee's), Phil Bushey (personnage à la réputation douteuse), Samantha Bushley (son épouse), Jack Cale (gérant du supermarché), Ernie Calvert (ancien gérant - à la retraite - du supermarché), Johnny Carver (patron de la quincaillerie), Alden Dinsmore (éleveur de vaches laitières), Roger Killian (éleveur de poulets), Melissa Jamieson (bibliothécaire de la ville), Claire McClatchey (maman de l'Epouvantail), Alva Drake (maman de Benny), Stubby Norman (brocanteur), Brenda Perkins (épouse du chef Perkins), Julia Shumway (propriétaire et rédactrice en chef du journal local, The democrat), Tony Guay (reporter sportif), Pete Freeman (photographe de presse), Sam Verdeaux dit "le Poivrot" (ivrogne de la ville)

8 - Ne sont pas de la ville : Alice et Aidan Appleton (les orphelins du Dôme, "Dorphelins"), Thurston Marshall (personnage cultivé ayant quelques connaissances médicales), Carolyn Sturges (étudiante).

9 - Chiens remarquables : Horace (le corgi de Julia Shumway), Clover (le berger allemand de Piper Libby), Audrey (le golden retriever des Everett)

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08 mars 2019

La communauté qui vient

Agamben, La communauté qui vient

La communauté qui vient, théorie de la singularité quelconque, de Giorgio Agamben.

Extrait n°1 : Car l'amour ne s'attache jamais à telle ou telle propriété de l'aimé (l'être-blond, petit, tendre, boiteux), mais n'en fait pas non plus abstraction au nom d'une fade générricité (l'amour universel), il veut l'objet avec tous ses prédicats, son être tel qu'il est. Il désire le quel uniquement en tant que tel - et c'est cela son fétichisme particulier.

Extrait n°2 : Le transcendant n'est donc pas un être suprême au-dessus de toute chose, mais plutôt : l'avoir-lieu de toute chose est le transcendant pur.

Extrait n°3 : Décisive est ici l'idée d'une communauté inessentielle, d'une solidarité qui ne concerne en aucun cas une essence. L'avoir-lieu, la communication des singularités dans l'attribut de l'étendue, ne les unit pas dans l'essence, mais les disperse dans l'existence.

Extrait n°4 : Car, s'il est vrai que l'être quelconque a toujours un caractère potentiel, il est également certain qu'il n'est pas puissance de tel ou tel acte spécifique ; il n'est pas non plus, pour autant, simplement incapable, privé de puissance, ni même capable de toute chose indifféremment, tout-puissant : proprement quelconque est l'être qui peut ne pas être, qui peut sa propre impuissance.

Extrait n°5 : S'approprier les transformations historiques de la nature humaine que le capitalisme veut confiner dans le spectacle, faire que l'image et le corps se fondent dans un espace où ils ne puissent plus être séparés et obtenir ainsi forgé en lui ce corps quelconque, dont la physis est la ressemblance - tel est le bien que l'humanité doit savoir arracher à la marchandise sur son déclin.

Extrait n°6 : Cela signifie que l'analyse marxienne doit être intégrée, au sens où le capitalisme (ou quel que soit le nom que l'on veuille donner au processus qui domine aujourd'hui l'histoire mondiale) ne visait pas seulement l'expropriation de l'activité productive, mais aussi et surtout l'aliénation du langage lui-même, de la nature linguistique et communicative de l'homme, de ce logos auquel un fragment d'Héraclite identifie le commun.

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28 février 2019

Mort au capitalisme

Mort au capitalisme

Mort au capitalisme, de Stéphanie Mc Millan.

Ce livre de coloriage est une introduction ludique au capitalisme. A travers une série de vignettes mettant en scène des personnages récurrents (un capitaliste sans scrupule, un lapin résistant…) et d’autres, ponctuels, dans lesquels chacun d’entre nous pourra se reconnaître, Stephanie McMillan décrit, dans un style accessible à tous, cette force qui nous domine et qui est en train de détruire la planète. Les dialogues entre les personnages, drôles et toujours pertinents, exposent avec simplicité l’absurdité et le caractère destructeur du système consumériste devenu planétaire, mais mettent également l’accent sur ses points de vulnérabilité ; car avant de pouvoir combattre efficacement notre ennemi, nous devons l’identifier clairement, comprendre sa structure et déterminer précisément qui le contrôle.

L’auteur

Stephanie McMillan est une dessinatrice politique, auteure et militante du sud de la Floride. Porte-parole des luttes sociales et écologistes, elle compte à son actif sept ouvrages édités aux Etats-Unis, dont un roman co-écrit avec l’auteur et militant écologiste américain Derrick Jensen. Depuis 1992, elle a publié de nombreuses bandes dessinées politiques. Son travail a été récompensé à plusieurs reprises.

On pourra commander ce fabuleux livre du parti de l'enfance directement chez son fabuleux éditeur, en cliquant juste ici après les deux points : Editions LIBRE !

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27 février 2019

Traité politique. Lettres

Spinoza, Traité politique, lettres

Traité politique. Lettres, de Baruch Spinoza, 1677.

4ième de couverture : "Je suis aise d'apprendre que les philosophes dans le cercle desquels vous vivez, restent fidèles à eux-mêmes en même temps qu'à leur pays. Il me faut attendre, pour connaître leurs travaux récents, le moment où, rassasiés de sang humain, les États en guerre s'accorderont quelque repos pour réparer leurs forces. Si ce personnage fameux qui riait de tout, vivait dans notre siècle, il mourrait de rire assurément. Pour moi, ces troubles ne m'incitent ni au rire ni aux pleurs ; plutôt développent-ils en moi le désir de philosopher et de mieux observer la nature humaine. Je ne crois pas qu'il me convienne en effet de tourner la nature en dérision, encore bien moins de me lamenter à son sujet, quand je considère que les hommes, comme les autres êtres, ne sont qu'une partie de la nature et que j'ignore comment chacune de ces parties s'accorde avec le tout, comment elle se rattache aux autres. Et c'est ce défaut seul de connaissance qui est cause que certaines choses, existant dans la nature et dont je n'ai qu'une perception incomplète et mutilée parce qu'elles s'accordent mal avec les désirs d'une âme philosophique, m'ont paru jadis vaines, sans ordre, absurdes. Maintenant je laisse chacun vivre selon sa complexion et je consens que ceux qui le veulent, meurent pour ce qu'ils croient être leur bien, pourvu qu'il me soit permis à moi de vivre pour la vérité."

Lettre de Spinoza à Oldenburg, 1665

Extrait n°1 : J'ai aussi considéré les affections humaines telles que l'amour, la haine, la colère, l'envie, la superbe, la pitié et les autres mouvements de l'âme, non comme des vices mais comme des propriétés de la nature humaine : des manières d'être qui lui appartiennent comme le chaud et le froid, la tempête, le tonnerre et tous les météores appartiennent à la nature de l'air.

Extrait n°2 : La liberté en effet est une vertu, c'est-à-dire une perfection. Rien en conséquence de ce qui atteste dans l'homme de l'impuissance, ne peut se rapporter à sa liberté.

Extrait n°3 : Je commencerai par dire brièvement que je définis Dieu un être constitué par une affinité d'attributs dont chacun est infini en son genre. Il faut noter que j'entends par attribut tout ce qui se conçoit par soi et en soi, de façon que le concept n'en enveloppe pas le concept de quelque autre chose.

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22 juillet 2018

Ce qui n'a pas de prix

Annie Le Brun, Ce qui n'a pas de prix 02

Ce qui n'a pas de prix, de Annie Le Brun

4ième de couverture : C'est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir.

Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recourt à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d'un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.

Jusqu'à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l'argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l'essentiel, la quête éperdue de ce qui n'a pas de prix ?

 

Mini-biographie : Annie Le Brun a participé aux dernières années du mouvement surréaliste. Parallèlement à des poèmes réunis dans Ombre pour ombre, elle a publié des essais, dont Les Châteaux de la subversion (1982) et Soudain un bloc d'abîme, Sade (1986) en introduction à l'oeuvre de celui-ci, avant de concevoir l'exposition "Sade, Attaquer le soleil" au musée d'Orsay (2014). Menant une réflexion sur la poésie à travers Appel d'air (1988) ou Si rien avait une forme, ce serait cela (2010), elle s'est livrée à une analyse critique de ce temps dans Du trop de réalité (2000). Ce qui n'a pas de prix peut en être considéré comme la suite.

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04 juin 2017

Banalités de base n°1, version revue et corrigée par la Comité

Banalité de base, couv

Banalités de base, 1/3, de Léolo, revu et corrigé par l'ensemble du Comité A.E.C.

Pour télécharger le PDF, cliquez sur l'image de la couverture.

Ne pas hésiter à faire tourner

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02 juin 2017

Bel-Ami

Bel-ami 2

On lira ou relira avec bonheur "Bel-Ami" de Maupassant qui dresse un portrait presque parfait d'Emmanuel Macron, notre nouveau manager de la république, ici dénommé Georges Duroy.

C'est au point que la couverture du livre aurait pu en être celle-ci :

Bel-ami Macron copier

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13 mai 2017

Nous étions toujours encore quand même plus vifs que les limaces, et nous aurions pu, bien sûr, ravager la Chine

Nous étions toujours encore (La Chine)Nous étions toujours encore quand même plus vifs que les limaces, et nous aurions pu, bien sûr, ravager la Chine, de Philibert de Pisan, membre du Comité A.E.C., 2017.

4ième de couverture : Le ramdam quasi boucanier de notre agitation trancha avec la tension silencieuse en cours entre les murs du Godet au moment que nous y entrâmes. Doutant de l'état de notre amitié je saluai Agnès d'un caressant baisé ; et quoiqu'elle n'eût jamais éprouvé le moindre amour pour moi, elle en partagea la tendresse d'une accolade sans fard, comme en souvenir d'une semaine fugitive où j'avais été l'amant fortuné de ses nuits. La vipérine inondait nos verres - inoubliable Vinyle - et nous trinquâmes tous ensemble à "l'effondrement" !

Biographie de l'auteur : Fœtus encore, Philibert de Pisan hésite sur le lieu de son éclosion, puis choisit de naître chez Lorette, parce que c'était bien, c'était chouette chez Lorette. À 3 ans à peine il a lu toute l'œuvre de Guy Debord, puis de 4 à 5 ans celles de Nietzsche et de Kant, mais c'est à 6 ans, en lisant Pif Gadget, qu'il trouve sa véritable vocation de penseur, vocation qui le poussera un peu plus tard à sauter lui-même en auteur. Philibert de Pisan vit aujourd'hui à Saint-Étienne, dans la Loère, où verre après verre il se voit bien souvent contraint de lutter contre le mot dentier.

Où trouver cet ouvrage : Encore dans l'attente de l'achèvement de son dépôt à la BNF, le livre ne sera commandable dans toutes les bonnes librairies qu'à partir du 26 juin 2017. Il est toutefois d'ores et déjà  commandable en avant première ici !

Affiche La Chine Presse copier

Affiche nous étions copier

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10 mai 2017

Maintenant

Maintenant, comité invisible

Maintenant, du Comité Invisible, 2017.

4ième de couverture : Ne plus attendre. Ne plus espérer. Ne plus se laisser distraire, désarçonner. Faire effraction. Renvoyer le mensonge dans les cordes. Croire à ce que nous sentons. Agir en conséquence. Forcer la porte du présent. Essayer. Rater. Essayer encore. Rater mieux. S'acharner. Attaquer. Bâtir. Vaincre peut-être. En tout cas, surmonter. Aller son chemin. Vivre, donc. Maintenant.

Extrait n°1 : Le cours du langage est tombé à zéro, et pourtant nous écrivons. C'est qu'il y a un autre usage du langage. On peut parler de la vie, et on peut parler depuis la vie. On peut parler des conflits, et on peut parler depuis le conflit.

Extrait n°2 : La nasse est une image dialectique du pouvoir présent. C'est la figure d'un pouvoir méprisé, honni, et qui ne fait plus que retenir la population dans ses filets.

Extrait n°3 : Les Stups - c'est désormais de notoriété publique - sont le plus gros dealer de shit de France.

Extrait n°4 : Contre la possibilité du communisme, contre toute possibilité de bonheur, se dresse une hydre à deux têtes. Sur la scène publique, elles affectent d'être chacune l'ennemie jurée de l'autre. D'un côté, il y a le programme de restauration fascisante de l'unité, de l'autre il y a la puissance mondiale des marchands d'infrastructure - Google autant que Vinci, Amazon que Veolia, etc. Ceux qui croient que c'est ou bien l'une ou bien l'autre, auront les deux. Car les grands bâtisseurs d'infrastructure ont les moyens de ce dont les fascistes n'ont que le discours folklorique.

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25 novembre 2014

A nos amis

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A nos amis, du Comite Invisible, 2014.

4ième de couverture : A ceux pour qui la fin d'une civilisation n'est pas la fin dumonde; A ceux qui voient l'insurrection comme une brèche, d'abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion; A ceux qui devinent, derrière l'épais brouillard de "la crise", un théâtre d'opérations, des manoeuvres, des stratégies - et donc la possibilité d'une contre-attaque; A ceux qui portent des coups; A ceux qui guettent le moment propice; A ceux qui cherchent des complices; A ceux qui désertent; A ceux qui tiennent bon; A ceux qui s'organisent; A ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible; Cette modeste contribution à l'intelligence de ce temps.

Extrait n°1 : Nous ne sommes pas contemporains de révoltes éparses, mais d'une unique vague mondiale de soulèvements qui communiquent entre eux imperceptiblement. D'une universelle soif de se retrouver que seule explique l'universelle séparation. D'une haine générale de la police qui dit le refus lucide de l'atomisation générale que celle-ci supervise. Partout se lit la même inquiétude, la même panique de fond, à quoi répondent les mêmes sursauts de dignité, et non d'indignation.

Extrait n°2 : L'horizon de la catastrophe est ce à partir de quoi nous sommes présentement gouvernés. Or s'il y a bien une chose vouée à rester inaccomplie, c'est la prophétie apocalyptique, qu'elle soit économique, climatique, terroriste ou nucléaire. Elle n'est énoncée que pour appeler les moyens de la conjurer, c'est-à-dire, le plus souvent, la nécessité du gouvernement. Aucune organisation, ni politique ni religieuse, ne s'est jamais avouée vaincue parce que les faits démentaient ses prophéties. Car le but de la prophétie n'est jamais d'avoir raison sur le futur, mais d'opérer sur le présent : imposer ici et maintenant l'attente, la passivité, la soumission. Non seulement il n'y a pas d'autre catastrophe à venir que celle qui est déjà là, mais il est patent que la plupart des désastres effectifs offrent une issue à notre désastre quotidien.

Extrait N°3 : Le pouvoir contemporain est de nature architecturale et impersonnelle, et non représentative et personnelle. Le pouvoir traditionnel était de nature représentative : le pape était la représentation du Christ sur terre, le roi, de Dieu, le Président, du peuple, et le Secrétaire Général du Parti, du prolétariat. Toute cette politique personnelle est morte, et c'est pourquoi les quelques tribuns qui survivent à la surface du globe amusent plus qu'ils ne gouvernent. Le personnel politique est effectivement composé de clowns de plus ou moins grand talent ; d'où la réussite foudroyante du misérable Beppe Grillo en Italie ou du sinistre Dieudonné en France. A tout prendre, eux au moins savent vous divertir. Aussi, reprocher aux politiciens de "ne pas nous représenter" ne fait qu'entretenir une nostalgie, en plus d'enfoncer une porte ouverte. Les politiciens ne sont pas là pour ça, ils sont là pour nous distraire, puisque le pouvoir est ailleurs. [...] Le pouvoir, c'est l'organisation même de ce monde, ce monde ingénié, configuré, designé. Là est le secret, et c'est qu'il n'y en a pas.

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